لومړۍ 200 کرښې.
Allez-y !
Je m'appelle Sidney Westerfeld.
Je tiens cette vieille auberge dans l'État de New York.
J'étais là quand cette foule a débarqué.
On ne s'attendait pas tant de monde.
J'ai été dévalisé sans pouvoir me réapprovisionner.
Je me suis nourri de Corn Flakes !
Mais ils ont été parfaits. lrréprochables.
"Merci" par-ci, "merci" par-là...
On ne peut rien dire contre eux. C'était trop énorme.
Un événement prodigieux ! Jamais vu !
Mais quand on verra les photos dans la presse,
à la radio, au cinéma, ils seront soufflés.
Mike, quelle est la tâche la plus ennuyeuse ?
- La plus ennuyeuse ? - Quand on organise un festival.
Je ne sais pas.
- Tout vous plaît ? - Oui.
J'ai eu des problèmes avec les autorités.
Les autorités ?
- Les municipalités ? - Oui.
Et ça s'arrange ?
- Ça en a l'air. - Ça en a l'air.
Est-ce long de tout mettre sur pied ?
Deux, trois mois ?
Ça m'a pris neuf mois.
Neuf mois pleins ?
Oui.
- Vous êtes responsable de tout ? - Oui.
- Vous avez des commanditaires ? - Oui, et des associés.
Des projets futurs ?
Vous remettrez ça ?
Si ça marche ici.
Merci !
Ah, vous me faites plaisir !
Vous savez,
c'est génial de voir tant de jeunes réunis.
Je n'ai qu'un désir : aller faire pipi !
Mais où ?
Allez, un petit tour à la campagne...
CATÉCHlSME Même Dieu aime l'Amérique !
- Qu'en pensez-vous ? - Ben, rien.
On est pris dans la tourmente et on tâche de garder le sourire.
- Ah bon ? - ll n'y a que ça à faire.
Qu'en pensez-vous ?
On est allés les regarder arriver, hier soir, au bord de la route,
tous ces citadins.
On aurait dit une invasion.
- C'est vrai ? - lnimaginable !
- Vous êtes du pays ? - Non, nous sommes en vacances.
Ce sont des vacances ?
Ça l'était, jusqu'à ce qu'ils arrivent !
Qui ça, "ils" ?
- Les dingues. - Si je les appelle... Non.
- Vous vous appelez comme ça ? - Pas "dingues"...
Vous vous appelez comme ça ?
- Eh oui ! - Pourquoi ?
On nous appelle comme ça.
Et entre vous aussi ?
Oui, c'est vrai. Comparés aux autres, on est dingues.
Non. Tant que vous vous tenez bien, pas de problème.
lls s'amusent bien.
Pour moi, "dingue" n'est pas péjoratif.
"Dingue" ne vous semble pas péjoratif ?
Question de point de vue.
On n'avait pas vu ça
depuis le défilé du premier de l'an l'année dernière.
À Pasadena.
lls voulaient quatre glaçons.
- À acheter ? - Mais oui !
C'était combien ?
Je ne savais pas combien leur demander.
Ça fera un bien fou au commerce. On en avait besoin.
Pour les effets bénéfiques à long terme,
on verra ce qu'il en sera après coup.
Ces jeunes sont merveilleux.
Ce festival a-t-il des répercussions sur votre activité ?
Nous sommes un peu débordés.
Comment cela ?
Le problème numéro un,
c'est le ravitaillement.
Les jeunes ont faim,
il faut les nourrir.
J'espère qu'on sera assez approvisionnés.
C'est le point noir. Et la circulation...
N'en parlons pas.
- Ce sera rentable ? - Cette question !
On travaille à plein.
On gagne tout ce qu'on veut. Et plus.
Ces jeunes sont épatants. Tous. Pour l'instant.
Vraiment épatants.
Ça a de la gueule !
On dirait un truc biblique, historique... C'est fabuleux !
C'est vraiment...
Regardez toutes ces voitures, éparpillées sur les bas-côtés.
Depuis l'hélicoptère,
on dirait une mosaïque.
Et puis, il y a ce flux incessant de jeunes...
Ça n'arrête pas...
C'est tout ce que j'ai trouvé, mais c'est sympa.
Comment voulez-vous qu'en pratique,
ils arrivent à limiter les entrées ?
lls ne voulaient pas d'une telle foule.
Que peuvent-ils faire ?
lls n'ont qu'à contrôler les routes.
Ceux qui ont des billets passent, les autres pas.
- lls doivent garder le contrôle. - Oui.
C'est vrai.
C'est un peu comme ces fourmis mangeuses d'hommes
d'Amérique du Sud.
Quand on veut les empêcher de passer,
on creuse un fossé, on le remplit de pétrole et on enflamme.
Je dis pas de faire ça ici,
mais il faut bien trouver le moyen d'arrêter cette invasion !
En gros, combien en attendez-vous ?
200 000.
200 000 pendant trois jours ?
Oui.
Où les mettrez-vous ?
On a loué les terrains autour du lieu de rassemblement,
on les a viabilisés et ravitaillés.
Ça vous coûte cher ?
Une fortune.
- Une fortune. - Oui.
Vous vous y retrouverez...
Sans doute. Je ne sais pas si on s'y retrouvera
- avec les dépenses, mais... - Oui.
Combien, à peu près ?
L'important, c'est que ça ait lieu. Deux millions de dollars.
C'est ce que ça coûte ?
ll vous les faut pour rentrer dans vos frais ?
Si on y arrive !
Ce qui compte, c'est que ça ait lieu et que ça marche.
- Oui. - Pour l'instant, c'est le but.
Quel don ont ces musiciens ?
- Êtes-vous musicien ? - Non.
Quel don ont ces musiciens
pour communiquer avec les jeunes ?
- La musique ! - Mais ce n'est pas nouveau.
La musique a toujours été un langage privilégié.
Sur le fond et sur la forme.
Celle-ci est plus en prise avec la société actuelle qu'avant.
J'aurais besoin d'une déclaration
à passer sur les images du concert.
On vous entendra pendant que les groupes jouent.
Que dit cette musique, quel est son propos ?
Elle parle de l'actualité.
Si vous écoutez les paroles et les rythmes,
ce qu'il y a dans la musique,
vous saurez où en est la culture.
ll faut que j'y aille.
Super. Merci.
J'aimerais...
Mike est par là. J'aimerais qu'on le filme
pendant qu'il est débordé.
Du genre : "Mince, je voulais vous appeler la semaine dernière !"
Tu dois m'appeler, et je veux cet hélicoptère.
Je vais commander un hélicoptère cinq places.
Je crains les bouchons.
Si jamais il arrive
plus de monde que prévu,
tu leur fais faire un virage sur l'aile !
lls ne trouveront de chambres
qu'à 30 kilomètres !
ll y a un motel à Middletown.
Test. Un, deux, trois, quatre, cinq. Cinq, quatre, trois, deux, un. Test.
Voilà.
Carol, que se passe-t-il en bas ?
On a de l'électricité sur scène, John ?
C'est parti.
Dégagez la route !
Laissez passer !
Reculez ! Laissez-la passer.
- Allez. - lci, tout est fluide.
S'il vous plaît,
marchez sur l'herbe.
Attendez.
Ceux qui viennent à pied, prenez les bas-côtés.
- Allez. - Cinq. Cinq, quatre...
Oui, le signal passe.
Comment ça va, là-bas ?
Excusez-nous pour le raffut des hélicoptères,
mais vu les bouchons,
on va plus vite par là-haut.
C'est pas la première fois qu'on voit des musiciens "planer" !
Tu connais Artie Kornfeld ?
- Salut, vieux. - Ravi de te rencontrer.
- Content de te voir, vieux. - Heureux que tu sois là.
Ça ne pouvait pas être mieux.
ll y a de l'ambiance.
Vraiment, ça marche bien, hein ?
- Formidable ! - Les vibrations sont bonnes.
Tout le monde aide.
C'est une sacrée journée, aujourd'hui, hein ?
Oui.
Comment pourrai-je vivre comme avant, après ça ?
- Ça sent aussi bon que les fraises. - Oui, les fraises.
- C'est du parfum. - Ça ?
- ll y en a même un mieux. - Ouah, des fraises.
Just like a woman.
Let's get stoned.
No comments yet. Be the first to leave one.