لومړۍ 200 کرښې.
Doucement. Pas un mot.
Par ici, tous avec moi.
Doucement, nous y voilà.
Par ici.
Nous y voilà.
Doucement.
- Par ici. - Nous y voilà.
Tout est calme.
Il n'y a personne
qui puisse troubler
nos chants.
Fiorello, holà !
Votre serviteur.
Eh bien, tes amis ?
Les voilà.
Très bien, faites silence.
Doucement, pas un mot.
Doucement, pas un mot.
Approchez-vous.
Pas un mot.
Doucement.
Pas un mot.
Vois ce sourire du ciel.
Déjà point la belle aurore.
Et tu n'es pas encore levée.
Comment peux-tu dormir encore ?
Lève-toi, mon doux espoir.
Viens, ma beauté adorée.
Rends moins cruel, oh Dieu,
le dard qui m'a blessé.
Taisez-vous !
Déjà j'aperçois son cher visage.
On a eu pitié de cette âme aimante.
Oh, moment d'amour !
Moment de bonheur !
Oh, doux contentement
qui n'a point d'égal l
Eh bien, Fiorello ?
Monsieur ?
La vois-tu ?
Point, monsieur.
Ah, tout espoir est vain !
Monsieur, le jour progresse.
Ah, que faire ! Qu'entreprendre ?
Tout est vain.
Bonnes gens !
Monsieur.
Venez.
Je n'ai plus besoin
de votre musique ni de vos chansons.
Bonne nuit à tous, je n'ai plus besoin de vous.
Mille grâces, Monseigneur, de votre générosité. Quel honneur !
Taisez-vous donc, c'est assez, ne criez pas.
- Chut ! Race maudite ! - De tant de courtoisie
- Ah, canailles, partez ! - nous vous sommes vraiment obligés !
- Vous allez réveiller - Et pour nous quelle aubaine !
- Tout le quartier. - C'est un homme de qualité !
- Mais taisez-vous donc ! - Chut ! - Merci.
Oh, qu'ils me tapent sur les nerfs !
Chut ! Race maudite ! Ah, canailles, partez !
Gens ennuyeux !
Quel tumulte ! Cette scène a failli
réveiller tout le quartier.
Enfin les voilà partis.
Gît on ne la voit pas. A quoi bon espérer ?
Cependant, j'ai bien envie d'attendre pour la voir.
Chaque matin, à l'aube, elle vient
prendre le frais sur ce balcon.
Tu peux te retirer, Fiorello.
Je pars. J'attendrai vos ordres là-bas.
Qui est cet importun ? Laissons-le passer.
Caché sous ces arcades je verrai ce qu'il fera.
Ce n'est point honteux que d'être amoureux de bon matin.
Place au factotum de la ville.
Vite à la boutique, le matin n'est pas loin.
Que la vie est belle, quel plaisir
pour un barbier de qualité !
Ah, bravo, Figaro !
En vérité, je suis le plus heureux des hommes !
Prêt à tout faire du matin au soir. Toujours debout, toujours occupé.
Au pays de Cocagne, un barbier n'aurait pas une vie plus noble.
Rasoir, peigne, pincette et ciseaux sont toujours prêts à me servir.
Et puis, il y a les avantages de mon métier
avec la belle dame, avec le monsieur.
Avec la belle dame...
Avec le monsieur...
Que la vie est belle, quel plaisir
pour un barbier de qualité !
Tous me demandent, tous me sollicitent.
Vieilles et jeunes, jeunes et vieux.
Qui la perruque, qui la barbe.
Qui la saignée, vite un billet doux.
Hé, Figaro !
Mon Dieu, quel tourbillon, quelle foule !
Chacun à son tour, de grâce !
Figaro ! Me voici. Hé, Figaro !
Me voici. Figaro ici, Figaro là,
Figaro en haut, Figaro en bas.
Toujours prêt, rapide comme l'éclair, je suis le factotum de la ville.
Ah, bravo, Figaro !
En vérité, je suis le plus heureux des hommes !
Je suis le factotum de la ville.
Ah, que la vie est belle !
Peu de peine, moult amusements
et dans ma poche toujours des pièces,
fruits de ma réputation.
C'est comme ça : sans Figaro, pas une seule noce à Séville.
Les veuves cherchent chez moi un mari.
Le jour, en maniant le peigne,
la nuit, en jouant de la guitare,
je cherche honnêtement à faire plaisir à tout le monde.
Ah, quelle vie ! Quel métier !
C'est l'heure d'ouvrir la boutique.
C'est lui, ou je me trompe ?
- Qui est-ce donc ? - C'est lui, c'est sûr ! Figaro !
Monseigneur ! Que vois-je ? Excellence !
Chut ! Prudence !
Je ne suis pas connu ici et ne veux point l'être.
Je comprends, je vous laisse.
- Non. - Que me voulez-vous ?
Non, te dis-je, reste ici.
Peut-être cette rencontre n'est-elle point si inopportune.
Mais dis-moi un peu, maraud : qu'est-ce que tu fais ici ?
Comment se fait-il que je te trouve ici, gros et gras !
La misère, monsieur !
- Ah, le filou ! - Merci.
- Tu es devenu plus raisonnable ? - Et comment !
Et vous, que faites-vous à Séville ?
Je vais l'expliquer.
Au Prado, j'ai vu une jeune fille belle comme une fleur,
la fille d'un vieux médecin récemment établi ici.
Moi, ne respirant plus que pour elle,
je quitte patrie et parents et me voilà ici,
où je passe mes jours et mes nuits ici
à guetter ce balcon.
Ce balcon ? Un médecin ? Pas possible !
La fortune vous sourit. Cela n'aurait pu mieux tomber.
- Comment ? - Dans cette maison je suis barbier,
perruquier, chirurgien, botaniste, pharmacien, bref, le génie universel.
- La bonne fortune ! - Ce n'est pas tout.
La jeune fille n'est pas la fille du médecin.
- Elle n'est que sa pupille ! - Quelle consolation !
- C'est pourquoi... Silence ! - Qu'y a-t-il ?
La porte du balcon s'ouvre.
- Il n'est pas encore venu, mais... - Mon amour !
Ma déesse ! Mon trésor ! Enfin je vous vois.
C'est terrible, comment lui donner ce billet !
Et bien, jeune fille ? Il fait beau temps.
- C'est quoi, ce papier ? - Rien, Monseigneur.
Ce sont les paroles de l'air de la >.
- Ah, ah, de la >. - Quelle finesse !
Et qu'est-ce que c'est, cette >> ?
C'est le titre du nouvel opéra.
Un opéra ? Formidable !
Pauvre de moi ! L'air est tombé ! Allez le chercher, vite.
- J'ai compris. N'ayez pas peur. - Vite !
Le vent l'a emporté. Regardez par là.
Je ne vois rien.
Hé, jeune fille, je n'ai pas l'intention...
Peut-être qu'elle se moque de moi !
Rentrez ! J'ai dit rentrez, vite !
Je rentre. Quelle furie !
Ce balcon-là, je vais le murer... Rentrez, j'ai dit !
Ah, quelle vie désespérée !
Ma pauvre bien-aimée !
Son malheur me préoccupe de plus en plus.
- Voyons ce qu'elle a écrit. - C'est ça.
Lis.
>>
>>
>>
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>>
>>
>>
>>
Oui, elle les brisera.
À présent, dis-moi un peu : quel genre d'homme est son tuteur ?
C'est un vieux fou,
un avare, un maniaque, un grincheux.
Il doit être centenaire,
mais il veut faire le galant.
Et pourquoi ? Pour mettre la main sur l'héritage de Rosine,
qu'il est décidé à épouser.
- Quoi ? - Ah ! La porte s'ouvre.
Je rentre dans un instant.
N'ouvrez à personne.
Si Don Basile veut me voir, qu'il attende mon retour.
Il faut accélérer notre mariage.
Qu'on finisse aujourd'hui même.
Épouser Rosine aujourd'hui.
La vieillesse lui a pris la raison !
Mais dis-moi, qui donc est ce Don Basile ?
Un vaurien, une tête folle,
un faiseur d'intrigues matrimoniales, et jamais un sou vaillant en poche.
En ce moment il vit de la musique : il est le professeur de la jeune fille.
Bien, il vaut mieux que je sache tout.
Maintenant essayez de satisfaire les désirs de la belle Rosine.
Mais je lui cacherai mon nom.
Je dois d'abord m'assurer qu'elle m'aime, mol,
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