لومړۍ 200 کرښې.
4 JUILLET 1970
BYRON, GÉORGIE
L'ATLANTA POP FESTIVAL
LE PLUS GROS FESTIVAL POP DES ÉTATS-UNIS.
500000 PERSONNES.
SON PLUS GROS PUBLIC AMÉRICAIN
2 MOIS PLUS TARD,
IL NOUS QUITTAIT À JAMAIS.
LE FESTIVAL A ÉTÉ FILMÉ
MAIS N'AVAIT JAMAIS ÉTÉ DIFFUSÉ.
JUSQU'À CE JOUR.
Jimi Hendrix !
Jimi Hendrix rendait chaque concert magique.
Les meilleurs artistes étaient à notre festival.
Plus qu'à "Woodstock".
C'était dingue, plus gros que "Woodstock".
Trois jours de musique incroyable
par les Allman Brothers, B.B. King, Bob Seger, Grand Funk Railroad.
On ne savait jamais ce qui allait se passer.
Ce phénomène des festivals de rock était très particulier.
Il me fallait Jimi Hendrix.
Il faut filmer ça, ça va être énorme.
On ne peut pas gérer 400000 personnes.
C'était le 4 juillet, et on allait leur jouer l'hymne national, pour sûr.
Sa présence scénique, sa façon d'écrire les chansons,
de jouer de la guitare...
Certains surpassent l'instrument dont ils jouent.
Hendrix en est un exemple flagrant.
Son jeu ne connaissait aucune limite,
tout comme l'effet qu'il me faisait.
Il cherchait toujours à aller plus loin.
C'était un musicien né, avec un charisme de star.
L "'Atlanta Pop Festival" de 1970 fut le dernier des grands festivals pop.
À Atlanta, il y avait une petite plantation de pacaniers
où il pouvait faire son rassemblement.
Je n'ai entendu parler que de gens qui se déshabillaient
pour sauter dans le moindre ruisseau.
On a tout filmé sans aucune préparation.
Et le film a passé 30 ans dans ma grange sans être développé.
Jimi représentait une nouvelle liberté.
Jimi n'avait pas peur d'être différent,
ce qui le démarquait de ses contemporains.
Il était unique.
À l'époque, personne n'incarnait comme lui.
BOB MERLIS - PUBLICITAIRE DE WARNER BROS. RECORDS
la musique contemporaine, blanche ou noire.
Il avait une aura mystérieuse.
On se demandait d'où il sortait, personne n'avait une telle dégaine.
Jimi attirait en partie par sa manière de s'habiller
et parce qu'il donnait peu d'interviews.
Il en a donné quelques-unes, mais en surface, il était auréolé de mystère,
de par sa façon de se tenir,
sa façon de fumer ses cigarettes, de jouer de la guitare,
ses mouvements sur scène, qui...
Il avait toute la panoplie
des joueurs de guitare exceptionnels.
Sa façon de s'habiller était unique,
très différente de ses contemporains.
Dans le blues et le R'n'B,
que ce soit Muddy Waters, James Brown, Wilson Pickett ou autre,
tous portaient des costumes cintrés et brillants.
Le look de Jimi n'appartenait qu'à lui, il ne ressemblait à personne.
Il connaissait bien ce qui était alors la norme,
il avait joué avec Little Richard, Wilson Pickett,
les Isley Brothers et autres, il connaissait les usages.
À mes yeux, il aurait pu être une star de cinéma.
Il était très séduisant, très élégant, très beau.
Il était sûr de lui, il avait de l'allure. On voyait qu'il en avait bavé.
Il touchait enfin à la gloire.
PAUL MCCARTNEY MUSICIEN
Je crois que son passage en Angleterre lui a donné de l'assurance.
On le vénérait tous. Qui ne serait pas sûr de soi ?
Je me suis aperçu du succès grandissant de Jimi.
ABE JACOB GROUPE DE TOURNÉE D'HENDRIX
au public de plus en plus nombreux.
À la fin de la tournée de 68,
les salles étaient combles, les gens debout.
La pratique habituelle aux États-Unis de deux concerts par soir,
49 villes en 52 jours, allait nous conduire à l'épuisement.
On est passés du "Fillmore", ou des petits clubs et théâtres,
aux stades,
puis ça a été le début des festivals,
où jouaient des tas et des tas d'artistes.
Il n'y avait que moi, les deux roadies, Jerry Stickles, le conducteur du camion,
et un camion de location de 6 mètres pour transporter le tout.
Tout ce qu'on faisait avec Hendrix,
les instruments, l'installation sonore, les guitares,
les produits dérivés, tout tenait dans ce camion, ce qui m'amène à penser
que le talent d'un artiste est inversement proportionnel
au nombre de camions nécessaires pour sa tournée.
On cherchait les plus grandes salles des grandes villes,
parce que la demande pour Jimi Hendrix était vraiment énorme.
LARRY VAUGHN - PRODUCTEUR DES TOURNÉES DE HENDRIX
Il fallait les plus grandes capacités.
Jimi était une véritable star. Personne ne l'égalait.
Il pouvait exiger 100000 s,
un sacré paquet de fric, à l'époque.
EDDIE KRAMER INGÉNIEUR DU SON
Pour Jimi, chaque concert créait une énergie, était une expérience spirituelle,
il voulait que les gens aient l'impression d'être dans son salon,
ou, comme il l'a dit plus tard, "à l'église",
c'était une expérience qu'on partageait tous ensemble.
Quand il suivait ce principe à fond,
un échange créatif s'installait entre le public et le trio sur scène.
C'est pour ça que les concerts d'Hendrix étaient si captivants,
c'était un véritable partenariat entre le public et lui,
et je crois que le public le ressentait.
Je crois que c'est aussi pour ça qu'Hendrix reste mythique encore aujourd'hui,
parce que ceux qui ont eu la chance de le voir
se rappellent encore
qu'ils ont participé à un concert, en plus de faire partie du public.
Cet échange-là
est le plus puissant qui soit.
Je vous ai entendu parler d'une "église électrique",
un de vos projets.
C'était une métaphore, une tournure poétique, ou vraiment...
Franchement, je n'en sais rien. C'est une de mes convictions.
On joue sur des guitares électriques, et tout est électrique, de nos jours.
Par conséquent, la foi atteint les gens via l'électricité, je ne sais pas.
C'est pour ça qu'on joue si fort,
ça n'explose pas les tympans
comme la plupart des groupes actuels.
Ils disent : "Eux jouent fort, alors on va jouer fort aussi."
Et ils ont un son strident très dur à supporter.
Nous voulons que notre son pénètre dans l'âme de la personne,
pour tenter d'éveiller quelque chose dans leur esprit,
il y a trop de gens endormis. On peut dire ça comme ça.
Comment ça va ? Vous allez bien ?
- Oui ! - Nickel. C'est parti.
Le plus important à ses yeux
était que les gens se rassemblent et fassent partie de la musique.
Le concept de l'église céleste
est que, même sans gradins,
on peut installer les gens sous une gigantesque tente,
un peu comme dans les rassemblements religieux.
Jimi créait un lien très fort avec le public
parce qu'il aimait profondément ce qu'il faisait.
Quand on aime autant quelque chose
et avec un don qu'on exploite, ça touche les gens.
Quand Jimi Hendrix montait sur scène, il établissait une relation spéciale.
Ça touchait au sublime.
En plus d'être un joueur de guitare fantastique,
assister à ses concerts était presque une expérience spirituelle.
Merci beaucoup. Merci.
Les gens l'adoraient.
Ils aimaient sa personnalité, sa musique, ses chansons,
ils louaient tout ce qu'il faisait.
Il avait une pureté d'intention
pour approcher la musique,
l'écriture, l'enregistrement, tout.
C'est ça qui transparaissait.
C'était un guitariste hors pair.
PAUL MCCARTNEY MUSICIEN
On jouait tous de la guitare, on s'y connaissait un minimum,
mais lui semblait en savoir plus que nous.
Au final, c'est ce qui est pur qui perdure.
Le reste ne tient pas la route.
Ce qui est réel perdure
et durera aussi longtemps qu'on l'écoutera.
De nos jours, la musique inspire beaucoup de jeunes.
Les politiciens deviennent... En fait, je n'en sais rien du tout.
Ils passent à la télé, et le mec du Mississippi,
le fermier qui n'y comprend pas grand-chose,
sauf quand il dit "Amérique", il va voter pour lui.
Mais avec la musique, tout est réel, que ce soit vrai ou faux.
La musique rassemble tellement de gens,
c'est bien qu'elle a un sens.
Avant Martin Luther King... Il y a eu beaucoup de changements.
Mais quand l'excitation du changement retombe, les gens subissent le contrecoup
et se disent : "Bon, c'était sympa. Que va-t-on bien pouvoir faire maintenant ?"
Nous assistons à beaucoup de changements,
mais il faut les relier les uns aux autres
pour atteindre le but final : amour, paix et harmonie.
Nous voulons également faire prendre conscience
que la musique devrait être jouée en extérieur, comme dans les festivals.
Ça se fait partout.
Beaucoup de gamins du "ghetto", ou telle autre appellation,
n'ont pas assez d'argent pour traverser le pays
et assister à ces événements qu'ils appellent "festivals".
Tout le monde devrait assister à ces festivals,
pour que tout le monde se mélange.
Vous n'en croiriez pas vos yeux.
La ville d'Atlanta était très à l'écart de la scène musicale nationale.
Pas par manque d'artistes,
mais par absence de liens avec le milieu.
La culture des festivals commençait à prendre de l'ampleur.
Les gens réalisaient à peine
qu'énormément de jeunes aimaient cette musique.
ANTHONY DECURTIS JOURNALISTE
Alex Cooley était le plus grand producteur du sud-est.
STEVE RASH - DIRECTEUR PRODUCTEUR DU FESTIVAL
À Atlanta, c'est lui qu'on sollicitait.
Une station de radio.
ALEX COOLEY PRODUCTEUR
s'est mise à parler du deuxième "Miami Pop Festival".
Que des groupes que je voulais voir et qui n'avaient jamais joue à Atlanta.
J'ai décidé d'en faire mon métier.
Miami POP FESTIVAL AU GULFSTREAM PARK.
Je suis rentré à Atlanta
pour y créer un partenariat avec 17 mecs.
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