لومړۍ 181 کرښې.
Vas-y, qu'est-ce que t'attends ?
- Pardon ? - La fille, là-bas, vas-y.
Tu vois pas qu'elle t'attend ?
- Moi ? - Oui, toi. Qui d'autre ?
Je comprends pas pourquoi personne l'invite.
Peut-être qu'elle aime pas danser. Ou alors, c'est que les types osent pas.
Résultat, elle s'ennuie.
Bonsoir.
Je m'appelle Nicolas.
Vous dansez ?
Vous n'aimez pas danser ?
Bien sûr qu'elle aime danser, mais pas avec n'importe qui.
OK, c'est bon.
Non, attends. Écoute-moi bien, toi. C'est quoi, ton prénom, déjà ?
- Nicolas. - Alors écoute-moi bien, Nicolas.
Nicolas, qui doute de rien. Tu crois vraiment
qu'une fille comme elle va danser avec un type comme toi ?
- Je sais pas. - Moi, je sais.
Alors tu vas t'excuser.
M'excuser ? Mais j'ai rien fait de mal.
T'excuser, pour le dérangement.
"Excusez-moi, mademoiselle, je ne recommencerai pas."
T'énerve pas, Max.
- C'était juste pour danser… - Mais même !
- Alors ! Ça vient ? - Vous êtes complètement malade !
- Aïe. - Ça va ?
Ça va, ça va !
- Merci à vous. - Servez-vous.
- Merci ! - Tu vas où en vacances ?
- Je vais en Vendée, moi. - Il est où ton frère ?
Il termine la voiture de M. Calmel.
Oui, mais on peut pas trinquer sans lui. Tiens.
- Tu vas en Vendée ? - Oui, je vais en Vendée.
- Tu veux un coup de main ? - Non, non, c'est bon.
Chut, écoutez.
Elle cliquette ou elle cliquette pas ?
- Elle cliquette pas. - Nickel.
Encore une qui m'aura bien fait chier.
Roh, mais je comprends vraiment pas ce que t'as contre les Citroën.
C'est des vicieuses. Pour pas dire des sournoises.
C'est parce que quand on était petits, notre père roulait qu'en DS 19.
Je vous explique pas les départs en vacances.
Clément et moi, on vomissait à tour de rôle.
C'est vrai que l'ancienne DS,
- elle était assez vomitive. - À l'arrivée, on était verts.
Bonne vacances à tous.
- Bon, à demain. - À demain.
Bonsoir.
Je suis partie de chez moi.
Ah…
Et euh… Votre mari est au courant ?
Non. Pas encore.
De toute façon, on n'était pas mariés.
Et qu'est-ce qui va arriver maintenant ?
Il va bientôt rentrer à la maison,
ne pas me trouver,
il va ouvrir les portes, en m'appelant.
"Prudence, t'es là ? Prudence ?"
- Prudence ? - Prudence, c'est mon prénom.
Prudence ?
Il va m'appeler sur mon portable,
qui va sonner dans l'appartement, parce que je l'ai laissé là-bas.
Vous lui avez laissé un mot ?
Oui, j'ai juste écrit que… je partais.
Et qu'est-ce qu'il va faire, à votre avis ?
Il va comprendre.
Il va rien faire.
Tu veux bien m'héberger un peu ?
Quelques jours. Je me ferai toute petite.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Rien. Je récupère mes affaires.
On a presque fini.
Je vois.
Bonsoir.
Fais pas attention au désordre, c'est parce que c'est tout petit ici.
Alors si je range pas, c'est vite le bordel.
C'est…
Non, non. C'est bien.
Je prends la cocotte, t'en as pas besoin ?
Et je te rends tes clés aussi.
Bon, ben voilà.
- Au revoir, alors. - Au revoir.
Pourquoi t'étais avec lui, avec Max ?
T'en connais beaucoup, à Montbard,
des hommes qui t'offrent une bague au premier rendez-vous ?
Au deuxième rendez-vous,
il m'a avoué qu'il était représentant en bijoux fantaisies.
Mais quand même, la bague, ça m'avait touchée.
Alors, je peux rester un peu chez toi ?
Euh…
ça tombe pas bien, je suis en vacances depuis tout à l'heure,
et demain matin, je pars avec mon frère.
Il a pas de copine, ton frère ?
Si, il avait.
Mais il s'est fait plaquer. C'est pour ça, on part ensemble.
- Comme quand on allait en colo. - Et vous allez où avec ton frère ?
- À Saint-Jean-de-Luz. - C'est loin ?
Eh ben…
Je vais te montrer.
On dit que c'est la carte de France.
Alors là, t'aurais la Bretagne, nous, on est à peu près là.
Et Saint-Jean-de-Luz, c'est ici.
Tu vois, faut traverser ta ligne de chance,
ta ligne de vie. Enfin tu vois, c'est pas la porte à côté.
Je peux venir avec vous ?
Eh ben… C'est à dire qu'avec mon frère, c'est…
S'il te plaît.
J'ai jamais vu la mer.
C'est lui, là-bas.
Bon, ben voilà, c'est Clément, mon frère. Prudence.
- Bonjour. - Bonjour.
Excusez-moi.
C'est qui, cette fille ?
Je sais pas, c'est Prudence.
- Tu la sors d'où ? - De nulle part.
Tu la connais depuis quand ?
- Je la connais pas vraiment, je… - Depuis quand ?
Hier soir.
Et elle vient avec nous ?
Ouais, c'est… C'est elle qui a voulu.
On la largue quand ?
On la largue pas, pourquoi tu veux la larguer ?
Parce que !
On avait dit nous deux, point.
- Elle a jamais vu la mer… - Bon, les garçons.
Vous venez ?
Et merde, une Citroën.
Merci. Au revoir.
Ton frère, il fait toujours la gueule comme ça, ou c'est à cause de moi ?
Non, t'inquiète. C'est juste qu'il est un peu bougon.
En ce moment, il a des emmerdes… Mais bon, ça va passer.
Je vois bien que ça le chiffonne que je suis là.
Penses-tu.
Alors pourquoi il sourit pas, et qu'il dit rien ?
Parce qu'il a des emmerdes, je te dis.
Et aussi, tu peux pas comprendre. C'est des trucs entre frères.
Il est jaloux qu'on soit ensemble.
- On est pas ensemble. - Oui.
Il croit qu'on est ensemble.
Et comme c'est l'aîné, c'est lui qui doit sortir
avec les jolies filles, et moi, avec les moches.
C'est pour ça que là, il fait la gueule.
Tiens-moi ça deux minutes.
- Clément. - Oui.
- Ça va ? - Ben oui.
Ton frère dit que tu fais la gueule parce que t'es jaloux.
Non, je fais pas la gueule.
Je vois pas où il a été chercher ça, que je suis jaloux.
- Et jaloux de qui, d'abord ? - De lui.
Je vois pas pourquoi, c'est complètement con.
Tu jures que t'es pas jaloux ?
Ben oui, bien sûr que non.
Dis-le-moi dans les yeux.
Je suis pas jaloux, point.
Bon.
Alors, ça va.
Voilà. Tout est arrangé.
- Qu'est-ce que tu lui as dit ? - Rien. C'est arrangé, c'est tout.
Oh, putain, tirons-nous !
Prudence ! Prudence !
- C'est qui, ce dingue ? - C'est Max !
- Max ? - Oui… Le copain de Prudence.
Je t'expliquerai !
Prudence, reviens !
- Je te demande pardon. - Pourquoi il est là ?
J'en sais rien, je sais pas !
Il peut être n'importe où, il est représentant.
Et Prudence ? Elle est où ?
Prudence !
Prudence, je suis désolé ! Reviens, je m'excuse !
Je te ferai rien ! À tes amis non plus !
Je le jure !
Putain, mais il est atteint, ce type.
Prudence !
Prudence.
Si tu sors pas d'ici, je suis capable de faire une bêtise.
Il est pas armé, au moins ?
Mais non ! Pourquoi il serait armé ?
- Putain. - Prudence,
je vais compter. Avant que j'arrive à dix,
- tu sors de là. - Il est à la masse.
No comments yet. Be the first to leave one.