لومړۍ 200 کرښې.
Les membres des Sonderkommandos étaient des déportés choisis par les SS à la descente des trains, lors de la sélection faite immédiatement sur le quai d'arrivée des déportés ou après la période de quarantaine. Ils étaient choisis sur des critères physiques (jeunes et en bonne santé apparente) et en fonction des besoins en main d'œuvre. Ils vivaient ensuite définitivement séparés des autres prisonniers jusqu'à leur mort.
Le travail du Sonderkommando consistait à accompagner les victimes dans les chambres à gaz. Ils étaient chargés ensuite d'en sortir les corps. Ils devaient raser les cheveux des femmes, prendre les bijoux et dents en or. Dans un premier temps, ils devaient jeter les corps dans des fosses communes puis, à partir de la fin de l'été 1942, les brûler sur des bûchers ou dans des fours crématoires.
Ce film est en partie basé sur les mémoires du docteur Miklós Nyiszli, un juif hongrois que le docteur Josef Mengele a employé comme assistant pour ses expérimentations. Il était également le médecin des Sonderkommandos d'Auschwitz II - Birkenau.
"La zone grise"
Crématorium no.1 Automne 1944
Tu as quelque chose à boire ?
Tu bois ici ?
Docteur !
- Couvre-lui la tête. - Fais-le.
C'est quoi ça ? Retournez-y.
On le connaissait.
- Retournez-y tous les 2. - J'aimerais rester.
S'ils remarquent ton absence, tu vas lui envier sa place.
Pas besoin de médecin.
Va-t'en ! Pas besoin de toi, il est mort.
J'ai dit qu'il était mort.
Il est vivant.
S'il est vivant, je le soigne.
Qui t'a demandé d'aller le chercher ?
Je n'ai pas besoin qu'on me demande.
Quelqu'un a dit : "Va chercher le docteur" ?
Inutile de se disputer.
Vous voyez ?
Voilà.
Quoi ?
Fais-le.
Non ! S'il vous plaît, non !
Tout doux...
C'est ce qu'il voulait.
Ne venez plus me chercher, ne me demandez plus rien.
Facile.
Assure-toi qu'ils aient son numéro.
Merci.
Prends le paquet, elles sont hongroises.
J'aime nos cigarettes.
Du tabac de merde.
Moi j'aime.
Ils devraient envahir la Turquie, là tu fumerais une vraie cigarette.
Vas-y.
Tu fais confiance aux Polonais ?
Je m'en fous des Polonais.
Ils ne font pas confiance aux Polonais. Ni à personne au no.3.
Et moi ?
Je ne sais pas.
Je suis Hongrois.
- Mais tu es là. - Parce que je suis avec les Polonais ?
Rosenthal est inquiet, il dit qu'on n'a plus le temps.
Je le sais bien, ils attendent une accalmie.
- Si le front... - Ils ne viendront pas pour nous.
- Personne ne sait ça... - Jamais.
Il y a des avions tous les jours.
Pas pour nous.
Si les Russes se rapprochent, on ira directement dans les fosses.
Tout le monde dit ça.
C'est vrai. De toutes façons, tu es déjà mort.
Il te reste à décider comment.
Tu as de l'or ?
Oui, je dis quoi alors ?
Tu lui dis que ça n'arrivera pas.
Va-t-en et dis-leur, allez !
Allez-y !
C’est un moyen de remettre à plus tard. Que fais-tu là ?
Chaque jour compte.
Ils sont là depuis plus longtemps, ils pourraient le faire avant nous.
- Je ne le comprends pas. - Il ne décide pas.
Il n'en fait qu'à sa tête, comme les autres.
Il savent pour le vieux.
- Qui ça ? - Abramowiz.
- Il a dit quoi ? - Qu'il savait.
- Tu en as parlé ? - Tout le monde sait.
Ça ne regarde pas le docteur. Qu'il s'occupe de ses cachets.
Qu'est-ce que vous faites là ?
On a presque fini.
Presque ?
Dedans, oui presque.
- Mais pas complètement. - Je ne crois pas.
Je repose donc la question.
3 de nos hommes ont été abattu ce matin.
En quoi ça vous regarde ?
Il nous faut des remplaçants, Hongrois.
Ce n'est pas votre problème.
Vous dites qu'on est faignants mais vous nous enlevez la main-d’œuvre.
Moll a abattu Lowenthal, un des plus costauds.
- Vous voulez aller plus vite ? - Si ma vie en dépend.
On va être déplacés bientôt.
Mais pourquoi ?
Vous aurez un sursis.
Notre groupe est heureux d'être ici.
Heureux ?
Pourquoi nous tuer ? On est votre meilleur kommando.
J'ai dit "tuer" ?
On sait ce que ça veut dire.
Je suis donc un menteur.
Vous êtes ce que vous êtes.
Ce n'est pas ma décision.
Bien sûr que si.
Personne ne doit quitter ses quartiers.
Et ce n'est pas votre décision ?
Personne ne doit quitter ses quartiers.
- Le Docteur part. - Le Docteur c'est différent.
On a vu des gens dans les zones.
C'était pas nous.
On sait ce qu'on a vu.
Vous resterez avec vos unités, je sais qu'il y a des pots-de-vin.
- Qui sont acceptés. - Peu importe.
Bien mais il nous faut des remplaçants.
Retournez-y !
Ou c'est vous que je remplace.
Vous nous avez manqué ce matin.
Manqué ?
- Les données sont sur votre bureau. - Bien.
On a prévu d’autres formulaires.
Désolé de vous le demander.
- Et les optiques ? - Elles arrivent.
Vous êtes un pathologiste étonnant.
Merci.
- Ça ne doit pas être facile à entendre. - Effectivement.
Vous sentez bien que nous sommes dans une situation unique.
Vous êtes un des plus grands scientifiques que j'ai connu.
Et vous le savez même si votre conscience vous demande d'agir autrement.
Effectivement.
Ce n'est pas notre guerre.
Ce n'est pas la mienne.
Ni la mienne, je vous l'assure.
Mais permettre le gâchis de tout ce travail...
Je comprends votre position.
Vous faites clairement plus que ça.
Si vous voulez.
C'est à dire ?
Non, rien.
Nous allons augmenter le volume de nos recherches.
J'aurai besoin de plus de personnel.
Alors, vous l'aurez.
Oui ?
- Pardon ? - Vous voulez dire...
- C'est... - Oui ?
Nous en avons discuté la dernière fois.
Bien sûr.
Vous avez accès à tout le camp.
Usine de fabrication de munitions Birkenau
Kommando de travail des femmes
- Tu as attendu ? - Moi ?
- C'est trop emballé. - Je l'ai eu comme ça.
- De qui ? - Je n'ai pas vu son visage.
Où est Tsipora ?
Où elle est ?
Et ?
Et c'est tout ce que je sais, je ne l'avais jamais vue avant.
- Ils l'ont arrêtée ? - C'est tout ce que je sais.
Impossible autrement.
Je connais Tsipora, elle ne lâchera rien.
Peu importe, on ne s'arrête pas.
Ils nous trouveront aussi, en attendant on continue d'en sortir.
Je ne suis pas sûre d'en obtenir encore.
C'est une chaîne, tu trouveras un autre maillon.
C'est ce qu'on a fait, un maillon stupide.
Alors quel est le problème ?
On ne sort pas d'ici facilement.
J'ai déjà fait plus risqué.
Ce n'est pas un concours.
N'en rajoute pas alors, je suis prête à tout, Dina.
- Moi aussi. - Encore heureux.
Alors quel est le problème ?
S'ils nous découvrent, qu'arrivera-t-il au groupe ?
Tu mets ta vie péril.
Pourquoi risquer la leur ?
Vous faites comme si on vous avez enfermées.
Je ne vous oblige à rien, vous n'avez qu'à faire comme eux.
Ce n'est pas ce qu'elle dit.
Tous les baraquements seront punis avant d'être abattus.
Comme nous.
Quelle différence ça fait quand tu vas mourir ?
Nous, on a choisi, pas elles.
Je ne t'écoute plus.
Mets-les bien dans le chariot. Il y a combien de corps ?
8.
Ça c'est bien.
Plus il y a de corps, mieux c'est. Pigé ?
Je prends ces deux-là.
Idiotes.
Elle a raison ?
Bien sûr que oui.
Tu penses à quoi depuis 2 mois ?
J'ai juste envie de lui casser la gueule.
Un problème ?
Un problème ?
Pas de problème.
Je plains le monde si on ne gagne pas la guerre.
Qu'en pensez-vous ?
C'est votre avis.
L'homme est tribal. Nous y mettront fin.
Il n'y aura qu'une seule tribu, finies les guerres.
Votre tribu a déjà connu des guerres.
Ah ?
Rhöm ? La Nuit des longs couteaux ?
Vous connaissez bien l'Allemagne.
Mais ça, c'était un putsch.
Quelle différence ?
Un putsch n'est pas une guerre.
C'est un genre de guerre.
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