لومړۍ 200 کرښې.
C'est vos éclairs M. Ferrand.
-Combien de fois faut-il te dire : je ne suis pas M. Ferrand !
-Pourquoi ? -M. Ferrand est mort.
Il ne mange plus de gâteaux. -Ah bon, M. Ferrand.
Au revoir, M. Ferrand.
-Alors vous me disiez que vous êtes nouveau venu ?
-Oui, je viens d'être nommé surveillant au collège.
Je suis pas d'ici, je suis de Brest, à l'autre bout de la France.
-Moi non plus je ne suis pas d'ici. -Ah non ?
-Je suis né ici. -Ici ?
-Oui, juste en dessous, de l'autre côté de la Terre, en Australie.
Des petits compatriotes. -Bonjour, mon cher.
Ne vous dérangez pas. Blanche est là-haut ?
-Elle est sortie. Elle avait des courses urgentes.
-Mais elle savait que je venais ! -Oh, les femmes !
La tentation des magasins ! -Vraiment, c'est pas gentil.
Vous lui direz que je lui téléphonerai à l'heure du dîner.
N'oubliez pas. -J'y manquerai pas.
-Au revoir. -Au revoir.
Alors, vous les prenez ?
-J'hésite. -Je vous comprends.
Les oiseaux, je les déteste, c'est salissant, bruyant.
-Bruyant ? -C'est vrai, je n'ai aucune..
..culture musicale. C'est un caprice de ma nièce.
Avant, on ne vendait ici que des graines potagères.
-Je prends le plus petit. Il a l'air plus éveillé.
-Je crains que ça soit pas possible. Attendez.
Blanche !
Blanche, tu pourrais descendre ?
Un instant, j'arrive !
Vous désirez monsieur ?
Vous désirez monsieur ? -C'est-à-dire que...
J'aurais voulu...
J'aurais voulu...
-Monsieur n'aurait voulu prendre qu'un des oiseaux.
-Ceux-ci ? Ah ! Je regrette monsieur, mais c'est impossible.
C'est une espèce qui ne peut vivre que par couple.
Si on les sépare, ils meurent.
-Bon, alors, je prendrai les deux. -Très bien.
Ils sont très frileux, donnez-leur beaucoup de soleil.
Je suis toujours un peu triste quand je me sépare de mes oiseaux.
Je suis désolé.
Monsieur !
C'est 100 F.
Oh pardon.
Merci.
Excusez-moi madame. -Si.
Monsieur ! Vos oiseaux.
-Alors, c'est cassé avec l'adjoint ?
Que s'est-il passé au juste ? -Il n'aime pas le téléphone.
Hein ?
-Dès que le téléphone sonne ici, il devient blanc. Il se figure que..
..c'est sa femme. -Mets-toi à sa place.
-Tout ça est ridicule. J'en ai assez de cette petite ville,
..de cette vie mesquine, ces meubles, ce magasin...
-Et le consul ? Le magasin, c'est notre façade, ne l'oublie pas.
Ah ! Façade, façade !
Il faut sauver les apparences.
Si tu vends le magasin, tu perds le consul.
Après 2 ans de patience, ce serait trop bête de..
..tout gâcher par un coup de tête. -Je n'en peux plus, j'étouffe ici.
-Je te comprends, bien sûr. Mais réfléchis à ce que représente..
..le consul. La fortune ! La sécurité définitive !
Où vas-tu ?
Tu sors ? -Oui, je vais prendre l'air.
Hurlements.
-Relève-toi Milou ! Relève-toi !
-Tu vois pas qu'il est fini ?
Cris et sifflements.
Il est fini !
Cris et sifflements.
René Ribeau,
..vainqueur par KO. Cris et applaudissements.
Brouhaha.
Alors mon petit gars ?
-Il est bien sonné. -Je l'avais dit.
Ton Milou n'est pas sérieux. Il s'entraîne dans les marguerites.
-Je lui porte mes condoléances. Garde ma place, Martin.
Brouhaha.
Acclamations et applaudissements.
-Dupuy, défends nos couleurs ! -T'en fais pas.
-Eh dis donc, vise au coin de l'escalier.
C'est pas pour nous.
-Mlle, au 3e rang y'a une place, si c'est ça que vous cherchez.
Merci.
-J'en étais sûr. Je l'ai vu boxer quand ils ont vu ceux de Breteuil.
-La place est libre ? -Non...
Mais vous pouvez vous asseoir quand même.
-Grand combat, en 6 reprises..
..de 3 min, entre Joseph Redeuil du boxing club de Laval, 65 kg,
..et Etienne Dupuy du ring de Clairval, 66 kg 200.
Joseph Redeuil ! -C'est lui !
-Etienne Dupuy. Cris.
-Vous avez perdu quelque chose ? -Un trèfle à quatre feuilles.
-Quoi ? -Le trèfle à 4 feuilles en argent.
Ah !
Le voilà !
C'est joli, mais c'est dommage que ce soit en argent.
Pourquoi ?
-Car on dit que l'argent fait pas le bonheur.
-L'épingle veut pas tenir.
C'est quoi le bonheur ?
-Alors là, je pourrais vous répondre.
Cymbales.
-Le gars Dupuy est en forme. -Oui, mais le Redeuil est méchant.
Méchant ! Mais l'autre boxe.
Vous aimez ça la boxe, Mlle ? -Je ne sais pas encore.
-C'est la 1re fois que vous venez ? -Oui.
-Vous avez vu le jeu de jambes ?
-Allez vas-y ! -Vas-y Dupuy !
Allez môme Dupuy !
T'as vu si c'est beau, ça ? Regarde ce qu'il prend ton Redeuil !
Allez !
Cris.
-T'as vu ton Redeuil ce qu'il prend comme correction ?
-C'est pas fini. -Oui.
Qu'en dites-vous ? -Je dis plus rien.
Cris.
Allez Dupuy, t'attends quoi ?
Vas-y !
Cris. -Bravo. Allez ! Ah !
Cris.
-Debout ! -Debout !
Cris.
Six, sept, huit...
Applaudissements.
Brouhaha.
-C'est écoeurant, c'est de la boucherie !
-De la boucherie ! Si vous aimez pas ça, allez aux enfants de Marie.
C'est vrai ! Il a jamais été à la boxe.
-Je peux reprendre ma place ? -Si tu veux.
-Je t'ai cherché partout. Où t'étais ? Je te vois plus.
Je t'ai fait quoi ? -Rien. Ça fait un mois..
..que je quitte pas le chantier. J'arrive.
Il a quoi Martin ?
-Je sais pas. Tu me demandes ça, à moi. Je sais rien !
Tiens ! Bonsoir Roumagnac.
-Bonsoir M. Ribot. -Je ne suis pas le seul en retard.
Il faut que je vous voie demain pour cette adjudication de travaux.
-Oui. -Rendez-vous au café, 11 h.
-D'accord. Bonsoir M. Ribot.
Bonsoir M. Ladjouan.
-Alors, l'oiseau s'est envolé ? -Oui, elle a laissé une plume.
-Oh, un trèfle à 4 feuilles !
Oh Paulot ! Oh !
T'as plus besoin de moi ? -Non.
-Je vais à Clairval pour voir Ribot pour l'hospice.
D'accord.
-Dis donc, ça ronfle ! -Ça marche, je suis content.
Quand j'ai fait ma 1re maison, j'étais pas fier.
-Une cabane à lapin. -Oui.
-Ça te semblait la mairie. -Oh là !
-T'as progressé. -Oui, grâce à vous.
Sans vous, je serais encore compagnon. Je vous donne l'argent.
-Y'a rien qui presse. On réglera ça comme d'habitude.
Que mon argent soit chez toi ou à la banque, c'est pareil. Au revoir.
-Au revoir, à bientôt. -Au revoir mon vieux.
-Dis donc ! -Hein ?
-Je fais quelque chose que t'aimes bien.
-Oui ? -Des tripes.
-T'as rangé mes chaussures ? Je descends à Clairval.
J'ai rendez-vous avec l'adjoint au maire.
Je les ai mises à sécher hier soir, elles étaient boueuses.
Bah alors !
-A quelle heure tu rentres déjeuner ? C'est commode..
..de te faire la cuisine.
-T'en fais pas pour les tripes, c'est meilleur réchauffé.
Qu'est-ce que j'ai pu faire de mes godasses ?
-Regarde sous le buffet. -Ah !
Oh ! Bravo pour l'astiquage ! C'est pas une soeur que t'es pour moi,
..c'est une vraie bonne à curé. -En tout cas, t'es mon purgatoire..
..sur Terre. Tu vas à Clairval, prends de la moutarde.
D'accord.
-En somme, l'enfant se présente bien. Les plans donnent..
..satisfaction. Bonnemain ! Remets-nous ça.
Vos devis sont raisonnables.
-Je peux le faire pour moins cher, mais y'a du travail et..
..des matériaux. Je ne suis pas d'accord avec votre architecte.
-Pour quoi ? -Pour vos fenêtres. Regardez.
Des vraies lucarnes ! C'est pas parce que les vieux voient rien,
..qu'il faut pas leur donner de lumière !
Tiens, le trèfle à 4 feuilles !
Je vous demande pardon.
Mademoiselle !
Vous allez à la salle des fêtes. -Oui, hier soir...
-J'ai pas mon pareil pour trouver les trèfles.
-Oh, merci. J'y tenais beaucoup. Quel plaisir, ça me fait !
-Faites-moi un plaisir, venez prendre l'apéritif avec nous.
-Volontiers. -Vous permettez ?
M. Ribot, Mlle...
-M. Ribot pourrait nous présenter.
-Vous vous connaissez ? -Vous ne vous connaissez pas ?
-Oui et non. -Martin Roumagnac,
..entrepreneur de construction, Mme Blanche Ferrand.
-Vous prenez quoi ? Il paraît qu'ils ont un bon porto,
..je préfère le Pernod. -Un Pernod.
-Pernod. Oh, Bonnemain ! Un autre Pernod, là !
-On s'est rencontrés hier à la boxe.
-Tiens, vous aimez la boxe ? -Non.
Les soirées sont si longues en province.
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