لومړۍ 200 کرښې.
Seules les circonstances rendent une révolution nécessaire.
Une révolution n'éclate que lorsqu'il n'y a pas d'autre issue.
Où vas-tu ?
A la banque.
Impossible. C'est le 1er mai.
Et alors ?
Tes amis ont fermé les banques ?
Je vais passer au bureau.
Je suis allée à ton bureau l'autre jour.
Il n'y avait rien.
A l'adresse que tu m'as donnée, il n'y avait rien.
Les filles comme toi ne vont jamais au bureau !
Bourgeois !
Communiste !
Vive Trotsky !
Le déclenchement de la guerre a aggravé
la situation
à cause de mon opposition à la politique étrangère et intérieure
du Kremlin.
Mes déclarations et mes articles dans la presse
sont reproduits dans le monde entier.
Le mécontentement s'accroît en URSS.
C'est pourquoi Staline ne peut manquer d'ordonner à ses agents
de me liquider aussi vite que possible.
Aujourd'hui, alors que le véritable Etat ouvrier est abusé,
on voit l'URSS faire cause commune avec les impérialistes,
les fascistes, les bureaucrates de Wall Street.
Voilà qu'aux ordres d'un seul homme, Joseph Staline
viennent des hommes de main altérés de sang
jusqu'ici en plein Mexico.
Les vautours ont surgi,
le cancer de la contre-révolution.
Les masses ouvrières du monde sont en proie à une angoisse aiguë.
Le fascisme remporte des victoires
et son principal soutien est le stalinisme. Notre planète...
Staline n'écrase plus les idées de ses ennemis, mais leurs crânes.
Regarde, Seva... des petits !
La vie... quel combat !
Staline n'écrase plus les idées de ses ennemis, mais leurs crânes.
Tu ne t'ennuies pas trop ici ?
C'est dur de vivre avec un vieux révolutionnaire.
Si tu avais pu être là quand on a pris le Palais d'Hiver !
Et avec Lénine, à Moscou, tout au début.
Quel bonheur c'était de vivre et de nous battre côte à côte.
Il y aurait eu du travail pour toi en ce temps-là !
Tu as dormi cet après-midi ?
Tu travailles trop.
Il faudra te coucher tôt ce soir.
Ton vieux cheval de guerre... tu l'envoies au repos !
Et tu prends trop de pilules.
Les pilules ! Ce n'est pas grave.
Natacha... rentre. Je te rejoins dans une minute.
Sheldon !
Oui, camarade Trotsky.
Depuis quand es-tu avec moi ? Deux mois ?
J'ai besoin d'amis loyaux.
Quatre enfants assassinés.
Mon fils empoisonné, ma fille acculée au suicide.
Son mari en Sibérie.
Je n'ai plus qu'un petit-fils.
Des millions de morts en Russie.
La dictature d'un seul homme.
Je dois me battre.
Dans le monde entier, des mensonges !
Mes fidèles sont bâillonnés.
Mais la vérité, Sheldon, on ne la bâillonnera pas !
Et comment va ta famille ?
Très bien.
J'ai de bons amis à New York.
Ils suivent tout, de la coulisse.
On nous croit impuissants, si loin de l'Europe,
au Mexique, sous protection.
Les stalinistes nous harcèlent par peur.
Parce qu'on a raison !
Un jour, on verra tous les deux, toi en tout cas,
tu verras renaître des cendres,
les cendres de la grande trahison,
la trahison des principes marxistes,
le nouvel Etat ouvrier.
La Quatrième Internationale.
Aujourd'hui si faibles.
Demain si puissants.
Et nous vaincrons.
Nous vaincrons !
Vous aimez cette peinture ?
Le peintre en tant qu'homme d'action. Un grand peintre !
Mais un peintre peut-il agir ?
Et un homme d'action peut-il avoir de l'imagination ?
Qu'en pensez-vous ?
Il a un merveilleux sens de la violence, des couleurs, des formes.
N'est-ce pas ?
Cette... opération peut échouer.
Ce sont des amateurs.
Peu importe.
Un premier objectif sera atteint.
Une façade, comme la peinture.
Les ouvriers, les artisans, toutes les petites gens
auront marqué leur hostilité envers Trotsky.
C'est après cela que l'affaire pourrait devenir sérieuse.
Vous ne parlez pas !
Que se passe-t-il, derrière...
ces yeux bleus si glacés ?
Vous voulez que je parle ?
Vous êtes sûr de cette fille ?
Elle entre dans la maison ?
Et vous, vous y êtes allé ?
Je reste dehors.
J'attends toujours votre réponse.
A quelle question ?
Vous voulez que je parle ?
Non.
On veut tous rester vivants.
Le vieux me fera mourir à la tâche !
Tu t'y connais, en rêves ?
Tu es dans un bel état !
On t'a arraché la langue ?
Pourquoi es-tu comme ça ?
Est-ce que c'est l'altitude ?
Ou bien... quelque chose que tu as mangé ?
Tu ne devrais pas aller voir Trotsky.
De quoi parleriez-vous, d'import-export ?
Pourquoi te préoccuper de la guerre ?
Tu es citoyen belge.
La guerre est pour les capitalistes,
mon gentil capitaliste.
Je ne suis pas belge. Je suis canadien.
Je me fiche de ce que tu es.
Tu as l'air méditerranéen, un de ces beaux séducteurs bronzés.
Qu'y a-t-il ?
Pourquoi épelles-tu Jacson sans "K" sur ton passeport ?
Tu veux parler !
Je veux...
Quoi ?
Mon Dieu, qui suis-je ?
Regardez cet article, dans le journal.
Vous ne savez pas comment ils sont entrés ?
On leur a ouvert.
C'est impossible.
- Un de vos gardes. - Qui ?
La police a tout vu.
- Et elle n'a rien fait ? - C'est votre garde, Sheldon Harte.
- Il a filé avec eux. - Impossible.
Dans ce cas, quelle est votre théorie ?
Il est tout à fait clair...
si je puis continuer sans être interrompu !
J'étais dans ma chambre avec ma femme quand ils ont tiré.
On s'est jetés sous le lit.
Elle a voulu me protéger
mais on s'est allongés, ça nous a sauvés.
- Sous le lit ? - Derrière...
Il y a eu des centaines de balles !
Vous en déduisez que je suis immortel ?
J'en déduis que vous n'étiez pas là.
On vous avait averti.
Cet attentat attire la sympathie générale.
Et je me serais laissé tuer ?
Dans quel but me serais-je aventuré
dans un pari aussi dangereux ? Pourquoi ?
J'aurais risqué ma vie, ma famille,
ma réputation politique, et celle de la cause que je sers.
Qu'est-ce que j'avais à gagner ?
La chance était de mon côté.
Les tueurs étaient incompétents.
Pourquoi vos gardes n'ont-ils pas riposté ?
Ils sont américains.
Peut-être ont-ils
trop de respect pour l'uniforme de la police.
- Vous fiez-vous à eux ? - Complètement.
Dans mon métier, on sait à qui se fier.
Je crois en ce garçon.
Il est peut-être mort.
N'enterrez pas l'affaire. Tout mais pas ça.
Les assassins sont près d'ici.
Ils sont connus. Arrêtez-les.
Vous voyez qui peut être responsable ?
Très certainement !
Joseph Staline.
Parmi les douze apôtres,
seul Judas était un traître.
Mais s'il avait eu le pouvoir
les onze autres auraient été les traîtres.
Comme je t'aime, Nata.
Mon unique amie,
ma fidèle, mon éternelle amie, mon amour, ma...
victime.
Tu me porteras toujours sur tes épaules, Nata...
comme tu m'as porté durant toute notre vie.
Vous voilà livré à vous-même.
Nombre de nos amis vont être arrêtés.
Mais pas vous.
Vous êtes un businessman.
Vous vous en tirerez.
Où serez-vous ?
- J'ai subi un grave échec. - Vous n'y êtes pour rien.
Ca aurait même pu être un succès.
C'est une question de dialectique.
Ca a montré que toute l'opinion est contre Trotsky
et non pas juste un homme de main fanatisé.
- Que va-t-il arriver ? - Quand ?
A vous.
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