لومړۍ 200 کرښې.
Atmosphère de suspense
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Aboiements
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Alors?
Putain, c'est pas possible...
Sirènes de police
M. le procureur, bonjour.
Bonjour. On a pu voir son visage?
Elle a été défigurée,
le visage a été réduit en bouillie.
Alors, elle était belle.
Pas de vêtements
ni signes distinctifs.
Une bague
à l'annulaire gauche,
et aucun papier
pour établir son identité.
Elle a probablement été assassinée
cette nuit, puis transportée ici.
Je vous charge de l'enquête, capitaine...?
Laure Berthaud.
Soyez à la disposition du magistrat
Roban, vous le connaissez?
Oui.
Ils l'ont tuée
parce qu'elle était belle.
Tout cet acharnement,
c'est pour ça.
On peut trouver un taxi, là?
Non, je vous fais
raccompagner.
Merci.
Nouveau proc.
Beau gosse, non?
Thème du générique
--
Je résume, je m'y perds.
Votre fille Priscilla,
en grande section de maternelle,
accuse sa maîtresse
de la frapper avec un balai?
Non, justement:
elle ne dit rien.
Mon épouse lui tire
les vers du nez.
Cette maîtresse
ne leur apprend rien du tout.
Elle adorait
l'école.
Et puis
soudain,
elle ne veut
plus y aller.
Elle refait
pipi au lit,
elle fait des cauchemars.
Il y a bien une raison.
De toute façon,
on a fait une pétition,
M. le procureur.
Vingt-quatre familles
ont signé
pour qu'elle soit
remplacée.
Une enfant peut
raconter des mensonges.
Mais pas 24 et tous
la même histoire!
On demande juste son remplacement.
Elle traumatise nos enfants,
avec son comportement de malade.
Ça dépend
de l'Education nationale, pas de moi.
On a été voir le directeur.
Mettez-la en prison,
ils la remplaceront!
On n'emprisonne pas les gens
comme ça.
C'est une malade,
il faut qu'elle se fasse soigner.
Elle ne doit plus s'approcher
de nos enfants.
Si c'est le seul moyen,
alors, tant pis.
Le problème, c'est de décoller le tissu
sans abîmer ce qu'il y a dessous.
On va commencer par couper là.
En gardant bien le nœud intact...
On ne sait jamais.
Pour analyse.
Je ne garantis rien,
c'est très imbriqué.
Il faut faire un genre
de décalcomanie.
Comme le saint suaire
de Turin, mais en relief.
Oh là là...
Oh là là la là là là...
Avec quoi ils m'ont fait ça...
A coups de marteau?
La vache.
Je pense qu'elle devait être très belle.
Ça expliquerait
cet acharnement.
C'est pas un problème d'identification.
Sinon, ils auraient attaqué les mains.
Regardez ici, sur le tibia.
On voit la trace d'une fracture
qui remonte à pas mal de temps.
Et qu'on a réduite
en posant une plaque
qui est vraiment énorme.
On va essayer de dévisser ça.
Ce type de plaque,
ça ne se fait plus du tout.
Depuis des années.
Enfin, je veux dire, chez nous.
C'est resté
plus longtemps en usage
dans les anciens
pays communistes.
Technique soviétique,
faculté de médecine
de Moscou.
C'est un élément d'identification.
La fracture a été soignée...
Perceuse
dans un pays de l'Est,
avant la chute
du communisme.
Je vous laisserai entendre
que le sujet
est originaire de ces pays-là.
Et y a vécu au moins
jusqu'à la fin de son adolescence.
Tiens, tenez.
C'est écrit en cyrilliques.
Parce qu'à part ça,
on n'a presque rien.
Je suis presque certain que les lésions
sur le visage et sur le crâne
ont été infligées post mortem.
Pas pour tuer ou pour blesser,
mais pour détruire.
C'est très méthodique,
très organisé.
Selon moi,
sans rien de pulsionnel.
Et malheureusement
assez bien fait.
On ne peut rien en tirer.
Ça ne va pas?
Il respire lourdement.
De quoi on a l'air?
T'as pourtant l'habitude.
J'aime pas ça, que veux-tu.
Faut pas regarder le visage.
Justement,
il n'y avait plus rien!
Plus de visage, rien.
Et l'autre,
qu'arrêtait pas d'en parler.
Votre dossier n'est pas bon,
il est détestable.
C'est pour ça
qu'on vous paye, M. Escudié.
Il y a un gros risque
de condamnation.
Je ne noircis pas le tableau
pour me donner plus de valeur.
Vous dites que c'est difficile,
c'est de bonne guerre.
Mlle Karlsson.
Expliquez-leur, merci.
Ça ne fait aucune différence
si vous êtes condamnés.
Ça ne change rien aux honoraires
ni à notre réputation.
Si je perds, c'est votre faute.
Si vous gagnez, c'est grâce à moi.
Même tarif.
Une amende?
Plus l'amende, éventuellement.
Vous risquez la prison!
Je vous l'ai déjà dit.
La prison ferme.
Vous attirez la victime chez vous,
vous la frappez, vous l'attachez
et vous la tailladez au cutter!
Faites quelque chose, maître.
Ça va pas être commode.
Vous avez bien une idée.
Je sais pas.
Plaider la connerie?
Je conclus, Mme le président.
Il s'agit d'une séance de torture.
Qui aurait dû
mener ses auteurs
devant une cour d'assises.
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