لومړۍ 200 کرښې.
Arrête de bouder Joey,
c'était une blague.
Je ne voulais pas te cogner sur la tête.
Je ne pensais pas te faire aussi mal.
Ouais, à chaque fois c'est pareil !
LE PETIT FUGITIF
Lui, c'est Lennie. C'est mon grand frère.
Il a 12 ans aujourd'hui.
C'est son cadeau d'anniversaire, l'harmonica.
Lennie joue bien de l'harmonica.
Et il joue bien au baseball aussi.
Il ne méritait pas de cadeau, tellement il m'embête.
Il ne veut pas que je touche à son harmonica.
C'est mon petit frère, Joey.
On dit qu'il est à croquer,
ben allez-y !
Joey n'est pas si mal,
mais c'est un fardeau l'été,
car ma mère travaille et je dois le garder.
Je suis bien content d'être samedi.
Joey est futé pour son âge, surtout pour les chevaux.
Il ne pense qu'à ça !
Jamais vous ne verrez un gamin
aussi dingue des chevaux.
Allez, on fait une partie !
D'accord, mais t'arrache pas la balle.
Je peux jouer, Lennie ?
Toi, tu veux jouer avec nous ?
D'accord, sans ton revolver.
- Je veux le garder. - Alors tu joues pas.
Je veux jouer !
Allez, viens.
- Je suis le batteur, Lennie ? - OK, Harry.
- Je veux être à l'avant. - Écoutez-le !
Tu es dans l'arrière-champ.
- Casse-pieds. - Pousse pas !
Charley !
Tu as souvent joué à l'avant ?
15 fois.
Et moi, pas une seule !
À qui la faute, empoté !
Tu m'en as envoyé aucune.
En voici une, Joey !
Je l'ai eue, je vais à l'avant.
Bon ça suffit, les gars !
Tu dis quoi ?
C'est à mon tour !
Pourquoi m'en faire pour lui ?
J'ai jamais ma chance !
Qu'il fait chaud !
Pourvu qu'il fasse chaud à Coney Island demain.
J'avais presque oublié, les gars !
Regardez ça !
De vrais billets !
C'est un cadeau de ma mère.
Pour Coney Island.
On va tous sauter en parachute.
Qui t'a dit ça ?
Moi je vais pouvoir sauter plein de fois !
Donne-mol la balle.
Je veux gagner un prix demain.
Il faut que je m'entraîne à viser.
Je crois que je vois où c'est.
Allez, les gars !
Bien joué !
Bien envoyé !
Je peux essayer ?
Tu n'as pas besoin de t'entraîner,
tu ne viens pas à Coney Island.
Pas la peine d'insister lourdement.
Tu n'es peut-être pas ravi de t'en débarrasser !
Si, mais ce n'est pas une raison.
S'il te plaît, je peux essayer ?
Vas-y, frappe fort !
Raté !
Tu crois que les Dodgers en voudraient ?
Pour aider les Giants !
Il faut que j'y aille.
Nous aussi. Viens, Joey !
Maman, maman !
M'man, Lennie m'embête !
Chut ! Je suis au téléphone.
Tu as eu le docteur ?
Il en est sûr ?
Ou il suppose que c'est ça ?
Bien sûr.
Il te faut quelqu'un.
Tu as appelé Helen ?
Oh...
Très bien.
M'man !
Tais-toi, maman est au téléphone.
Qu'y a-t-il, m'man ?
Grand-mère est malade, je dois aller la voir.
Elle va mourir, maman ?
Tais-toi, espèce d'idiot !
Ne t'en fais pas, elle va s'en sortir.
Je vais partir jusqu'à demain après-midi.
Demain après-midi ? Et tu pars aujourd'hui ?
Oui, mon chéri.
Je vais prendre le train de 14 heures.
Mais maman, demain c'est...
- Qui va s'occuper de Joey ? - Toi.
Mais maman...
Demain, je dois aller à Coney Island avec les copains,
pour mon anniversaire.
- Je ne veux pas emmener Joey. - Non, chéri.
Vous ne pouvez pas y aller.
Désolée, Lennie, mais il y a urgence.
Pourquoi je ne peux pas y aller ?
Joey peut bien rester seul !
Je ne veux pas rester seul.
Si ton père était en vie, ce serait différent.
Tu es l'homme de la maison.
Je ne veux pas.
Je veux aller à Coney Island avec les gars.
Tu-veux, tu-veux-pas !
Tu crois que je veux travailler dans un grand magasin,
m'user les pieds et ensuite m'occuper de la maison ?
Mais il le faut, pour manger !
Tu dois rester avec Joey, demain.
Ne fais pas cette tête,
ce n'est pas un gros sacrifice.
Tu iras à Coney Island une autre fois.
Viens déjeuner, Lennie.
Lennie !
Joey doit se coucher à l'heure, ce soir.
Et tu dois rester avec lui.
Je te laisse une liste de courses et 6 dollars.
Un billet de 5 et un de 1.
Fais attention à la monnaie sur 5.
N'oublie pas, recompte.
Mme Crawson est chez elle, s'il arrive quoi que ce soit.
Tralali, tralala !
Je ne peux pas aller à Coney Island, et toi non plus.
Lennie !
S'il fait beau demain, Joey doit sortir.
Ne restez pas enfermés toute la journée.
Tu t'occupes bien de ton frère. Tu es gentil, Lennie.
J'ai la chance d'avoir deux merveilleux enfants.
Lennie !
Oh, Joey !
Mais enfin,
tu n'as rien mangé !
Je n'ai pas faim.
Comment tu fais pour vivre ? Allez, bois ton lait.
L'argent et la liste de courses sont sous le téléphone.
Au revoir, Lennie.
Au revoir.
Au revoir, Joey !
Au revoir, maman.
Au revoir, les garçons !
Va-t-en !
Joyeux anniversaire.
Va mourir !
- Tu joues avec moi ? - Non.
Maman t'a dit de t'occuper de moi.
Je veux jouer.
Arrête de me harceler.
Tu veux jouer ?
Jouons à cache-cache.
D'accord.
Vas-y, compte.
10...
- Je ne peux pas venir demain. - Comment ça ?
Je ne peux pas, c'est tout.
Il faut que je garde Joey.
Ma mère est partie.
- Je dois m'occuper de Joey. - Bon sang !
Lennie,
regarde ça !
Tu aimerais sûrement que là, ce soit Joey et là, ce soit toi.
Joey n'a pas autant de sang.
Tu peux te débarrasser de Joey.
Comment ?
Tu l'enterres sous le trottoir et tu recouvres de ciment.
On ne retrouvera pas son corps.
Il faut d'abord le tuer.
Pourquoi ?
Une idée comme ça.
Attends, ça y est, j'ai trouvé !
On le tue avec un pain de glace.
Et alors ?
L'arme du crime va fondre.
Où vas-tu trouver un bloc de glace en été ?
J'en ai lu une bonne ! Ça vient des Indiens.
On emmène Joey dans le désert.
On pose un serpent congelé sur son corps.
- Le soleil fera fondre la glace. - Encore la glace !
Hier soir à la télé, le sang a giclé des oreilles d'un type.
C'était du ketchup, idiot.
Du ketchup ? C'est comme ça qu'ils font !
Change de tee-shirt, Lennie.
Gare au ketchup !
Où t'étais ?
Pourquoi tu ne m'as pas trouvé ?
J'ai cherché, mais tu n'y étais pas.
J'en ai eu marre de me cacher.
Harry a une vraie carabine !
- Une vraie ? - Il est dans le terrain vague !
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