لومړۍ 178 کرښې.
Alors ?
Ils veulent juste le plus jeune,
le plus grand,
le plus gros.
Il est pas assez gros.
Mais il est bon.
Lui ou un autre...
Peu importe.
J'ai plus le temps maintenant.
Tu t'appelles comment ?
Soane Tokelau.
T'as quel âge ?
Qu'est-ce que t'as ?
T'es pas content de partir ?
Vraiment ?
Mon père...
Je m'en occupe, de ton père.
Mon cousin devait partir.
Mais ce con s'est fait choper par les flics.
Il avait 3 grammes au volant !
Elvis ! Ta gueule !
Du coup, c'est ton fils qui va partir à sa place.
L'avion décolle dans 5 jours.
À la nôtre !
À la nôtre.
Pourquoi il mériterait cette place ?
C'est juste un petit branleur.
Je m'occuperai de lui.
Il filera droit.
Il sera entre de bonnes mains.
Je sais ce qui l'attend là-bas.
J'y suis allé...
Et c'est rien de bon.
Il sera bien payé.
Il pourra envoyer de l'argent
pour toi et ta famille.
Regarde où tu vis...
Tu pourrais t'installer ailleurs.
Je vis très bien ici.
Je n'ai besoin de rien d'autre.
Et toi, de quoi as-tu besoin ?
Qu'est-ce que tu veux, en échange de mon fils ?
Je prends 10% sur son salaire.
Un marchand de bétail, hein ?
Soane.
Raccompagne ton ami à sa voiture.
Leone...
Ne crois pas qu'il aura une deuxième chance.
Il y a d'autres joueurs.
Raccompagne ton ami, avant que je me fâche.
Je partirai.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Je partirai.
Que tu le veuilles ou non, ça ne changera rien.
Sale petit con !
Tu vas voir !
Tu te prends pour un homme ?
Tu te prends pour un homme ?
Dis-le ! Petit con !
Tu veux toujours partir ?
- Tu veux toujours partir ? - Oui !
Comment ? Sale bâtard !
Je vais te tuer, tu entends ? Je vais te tuer !
Tu vas mourir ce soir !
Où tu veux aller ? Tu ne sais rien faire !
Alors ? Qu'est-ce que tu dis maintenant ?
Alors ?
Dégage.
Va dans ta chambre.
Maintenant !
Bonjour Mémé.
Bonjour Soane...
Nous allons fêter ton départ
et faire une cérémonie d'adieux.
Mes amis,
aujourd'hui,
c'est toute notre communauté
qui perd un enfant.
Et moi,
je perds un fils.
C'est le cœur plein de tristesse
que je lui dis au revoir.
J'ai essayé
de lui apprendre la vie.
Mais il ne veut plus
de mon autorité de père.
Vous tous, ici présents,
êtes tous témoins
de notre dernier repas.
Merci.
Il y aura moins d'amour sur votre île, mon Roi,
car je pars pour mon service militaire.
Pour porter notre drapeau vers le haut
et le rendre plus fort.
Père, mère, pour moi c'est pareil,
que je vive ou que je meure.
Que je reste ici ou que je parte au combat,
je mourrai un jour ou l'autre.
Excuse-moi.
Tiens...
C'est un cadeau pour toi,
pour ton voyage.
Aie confiance en ce livre...
Où que tu ailles,
la Vierge Marie veillera sur toi.
Et tu resteras sain et sauf.
Pars, et apprends à écouter
ceux qui s'occuperont de toi.
Crois toujours en Marie dans tes prières.
Elle veillera toujours sur toi.
Partout.
Souviens-toi. C'est la seule chose que je te demande.
Pars, et apprends à écouter.
Enculé...
Tomasi !
Tomasi !
Dans la maison !
Dépêche-toi !
Depuis quand tu bois, toi ?
La fête est finie.
Dégage de chez moi.
Où tu veux que j'aille, à cette heure ?
Tu es un homme libre maintenant.
Débrouille-toi.
Laisse-moi prendre mes affaires.
Tout ce qui est ici m'appartient.
À moi
et à ma famille.
Autrefois,
ces vêtements appartenaient à mon fils.
C'est tout ce qu'il reste
de lui.
Car mon fils
est mort !
Ne sois pas stupide.
Espèce d'abruti ! Qu'est-ce que t'as branlé ?
Putain ! Pour qui tu me fais passer ?
Pourquoi t'as pas insisté ?
Je te préviens,
ça m'a coûté cher de t'envoyer à l'autre bout du monde !
Tu rentres à Nouméa tout de suite, et tu te démerdes pour me rembourser.
Arrête de pleurer, petit con !
Malia,
va te coucher.
À demain !
À demain !
Combien ça fait, ça ?
Tu veux retourner chez ton père ?
Signe le papier.
Vas-y, signe !
Belle mêlée ! Beau travail fiston !
Que ce jour soit béni,
qu'il y ait de l'eau en abondance, que la mer soit poissonneuse,
que le monde soit luxuriant,
que nous tous, ici présents,
restions justes et droits envers Dieu, toujours et toujours.
Tu te prends pour qui, à parler comme ça ?
C'est grâce à lui que tu es venu en France !
Sans lui, tu serais encore au pays avec tes cochons !
Tu as beau te cacher,
Abraham finira par te trouver.
Regarde-toi ! Partout où tu vas, les gens se retournent.
Dieu est amour,
il est aussi colère et vengeance.
Joue pas au plus malin, Soane.
Abraham n'a qu'un mot à dire, et ses gars brûlent la maison de ton père !
Ça ne me fait pas peur.
Mon père sait se défendre tout seul.
Qu'est-ce que tu me veux, toi ?
Tu t'échapperas plus maintenant !
Lâche-moi, pédale !
Tu as le bonjour d'Abraham...
Soane ! Mon ami !
Ça alors, mon ami,
tu sais parler aux femmes, toi.
N'est-ce pas, Stanley ?
Moi qui t'imaginais sous un pont, perdu en France...
Et en fait,
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