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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
UNITÉ PSYCHIATRIQUE
Ça fait 17 heures que je suis là. Je dois rentrer.
- Moi aussi. - Non, je dois vraiment rentrer.
Tu insinues que ma situation n'est pas aussi urgente ?
Non, Ron.
Tu dois sûrement rentrer avant le retour des gens asperges.
Ce ne sont pas des "gens asperges", Joel. Ça se prononce "Oz-se-per-geu".
Et ce ne sont pas des gens.
Sinon, je ne mettrais pas du beurre de cacahuète dans mes oreilles
pour les empêcher d'infiltrer mon cerveau.
Ils sont tellement intrusifs.
Et leur musique...
C'est pas ton premier séjour ici, hein ?
J'ai déjà été capturé. Pourquoi ?
Tu as déjà trouvé une sortie ?
Pourquoi je t'aiderais ? Tu me traites pas en être humain.
D'accord. Je suis désolé, Ron.
Je n'aurais pas dû dénigrer ton dilemme avec les Oz-se-per-ges.
- "Oz-se-per-geu." - Oui, "Oz-se-per-geu."
Tu n'avait pas dit ça.
Ne parlons pas pendant une minute.
Ma femme traverse un truc
et je dois lui apporter ce médicament très précis
parce que son état empire.
Qu'est-ce qui arrive à ta femme ?
Sauf si tu ne veux pas en parler car les créatures dont tu te moquais
avec ta mauvaise prononciation pourraient t'écouter.
T'es sûrement le seul à qui je peux en parler.
Code gris, en psychiatrie.
C'est une morte-vivante.
Vraiment ? Comment ça se passe ?
Honnêtement ? C'est mitigé.
Elle a une intensité que j'adore,
mais devoir lui trouver de la chair humaine...
- c'est difficile. - J'imagine.
On est agents immobiliers,
donc tuer et congeler des gens n'est pas très naturel pour nous.
Ça doit être épuisant.
Et elle devient plus agressive. Qui sait ce qu'elle pourrait faire ?
Je ne peux plus rester ici !
Je suis désolé, Joel, mais il n'y a aucune issue.
Et si tu essaies, ils te garderont ici plus longtemps.
Bonjour, messieurs.
- Prêts pour votre thérapie ? - Docteur, je dois rentrer.
Oui, on doit sortir d'ici, bon sang.
- Mais moi, vraiment. - Moi aussi.
Ron ! Mon truc est à part.
Joel, vous êtes en période d'observation de 72 heures.
Vous sortirez quand vous ne serez plus un danger pour vous-même et autrui.
On y va, messieurs ?
Y aura-t-il du jus ?
Une brique par personne, Ron. Comme d'habitude.
- Tu me files la tienne ? - Mais j'en veux aussi.
Merci. Merci beaucoup. D'accord, au revoir.
On ne pourra avoir un étudiant serbe que dans six mois.
Dans six mois, ta mère pourrait être une machine à tuer inconsidérée.
Mais probablement pas.
On l'ignore. Tout va bien.
T'es sûr que la bile doit être serbe pour le sérum ?
Oui, d'après le livre.
La première épidémie était en Serbie, donc ce sont les seuls immunisés.
- J'ai l'impression de tout gâcher. - Abby, on essaie.
Et sur le forum ? T'as publié ?
Oui, il y a quelques heures.
C'est là.
"Êtes-vous serbe ?"
Voulez-vous toucher 130 dollars juste pour vomir ? Bien sûr que oui.
"Envoyez votre certificat de naissance. Pas de photos de pénis."
Oui, j'ai dû l'ajouter parce que c'était pas clair.
Mais ça les a rendus plus créatifs.
Encore ce bruit. Tu entends ?
Ça vient du sous-sol.
Maman ?
Oui, ma chérie ?
Tout va bien ?
Ouais. Tout va bien.
C'est toi qui fais ce bruit ?
Quel bruit ?
- On devrait aller voir. - J'en ai vraiment pas envie.
Elle est enchaînée.
Dès qu'on dit ça sur des morts-vivants,
ça ne finit jamais bien.
OK.
Maman ? Qu'est-ce que tu fabriques ?
Oh, je lis un livre. Des nouvelles de ton père ?
Non, pas depuis hier soir quand il a appelé de l'hôpital, alors...
Nom de Dieu ! Tu mâchonnes le poteau ?
Bon, voilà la situation.
Maman devient un peu folle ici, donc j'ai besoin de sortir.
Je sais que t'as peur que j'aille tuer quelqu'un,
mais pense à tous les gens que je n'ai pas tués.
Littéralement tous les gens du monde, à part trois personnes.
- Hé, Abby ? Tu devrais venir voir ça. - Ouais, OK. Écoute,
désolée, mais tu m'as mise aux commandes. Je ne te laisserai pas sortir.
Et arrête de mâchonner le poteau. Il maintient cette maison.
Je vous aiderai avec mon vomi. Contactez-moi au 661-555-0169. Goran
On a reçu une réponse.
Un monsieur serbe de Newhall est prêt à vomir.
Évidemment qu'il vit à Newhall.
Envoie-moi son adresse. Dis-lui que j'arrive.
Attends. Je t'accompagne.
- Le sérum est terminé ? - Pas tout à fait.
Ma mère ronge la maison comme une termite géante manipulatrice.
Alors bosse sur le remède. J'ai une bombe lacrymogène.
C'est pas un remède. Ça empêchera seulement ses symptômes d'évoluer.
Impossible qu'elle se libère, pas vrai ?
Qu'est-ce que je fais ? Personne pose cette question et survit.
Joel, dites-nous donc pourquoi vous êtes ici.
J'étais énervé et j'ai saccagé une maison.
Mais le fait d'être ici et de réfléchir à mes actes, qui étaient mauvais,
pardon, ça ne se reproduira pas,
m'a donné le sentiment d'être prêt à rejoindre la société
et à interagir avec mes concitoyens de tous horizons.
Qu'il s'agisse de femmes, d'hommes, de gens qui se questionnent sur leur sexe,
de races différentes, de grands ou de petits, de minces ou de gros.
Ils contribuent tous au tissu de ce grand pays.
Merci.
J'ai l'impression que tu as déraillé sur la fin.
Ouais, j'ai merdé.
Ron, dites-nous pourquoi vous êtes revenu parmi nous.
Eh bien, je suis encore une fois harcelé par les êtres interdimensionnels.
Parlez-nous de l'événement de la semaine dernière.
Ma femme est morte.
Oh mon Dieu. Ron, je ne savais pas.
Elle était malade et son état ne s'améliorait pas.
Elle était à la maison
et je venais de préparer le petit-déj'. Elle n'en voulait pas.
Elle m'a juste souri
et a dit : "Tout ira bien, mon chéri."
Puis elle a fermé les yeux.
Elle était là, avec son magnifique sourire,
puis elle est partie pour toujours.
Je n'imagine même pas. J'ai perdu ma femme pendant dix secondes
et pendant ces dix secondes, je voulais mourir avec elle.
Pourquoi nous tourmenter avec aussi peu de jus ?
- Qui gagne à ce jeu ? - Tiens.
Merci.
Ils m'ont laissé descendre à la morgue hier
pour la voir une dernière fois.
La morgue. Je suis déjà allé dans cette morgue.
Elle était différente.
Ça a dû être si difficile.
Tu as remarqué si certains corps avaient des noms qui semblaient serbes ?
Ils finissent généralement par les lettres I-C ou la syllabe "vich".
Abby ?
Et merde. Elle n'est pas là, Mme Hammond.
Tu veux aller jouer dans le jardin ?
Je ne vous libérerai pas.
- Où est partie Abby ? - Elle est sortie.
- Tu peux descendre, une minute ? - Non, merci.
Eric, descends.
"Et donc, incapable de dire non à l'autorité,
l'adolescent est bêtement allé au sous-sol."
Bon travail.
Vous avez montré une sincère compassion envers Ron.
Ça prouve que vous n'êtes un danger pour personne, alors je vous libère.
- Vraiment ? - Quel que soit votre problème,
on ne l'arrangera pas en 48 heures.
On n'arrange personne.
On donne des solutions provisoires, on renvoie les gens chez eux,
seuls, dans une société froide et extrêmement indifférente.
Carrément. Je vais récupérer mes lacets et filer au sous-sol.
Ça va ?
Je ne parle aux personnes saines que pour leur dire au revoir.
Eh bien... au revoir.
- Où est Abby ? - Partie chercher de la bile.
Ah vraiment ? De qui ?
Un homme sur Internet.
Un homme sur Internet ?
- Tu l'as laissée seule ? - Avec une bombe lacrymo.
Bon, libère-moi. Je dois m'assurer qu'elle va bien.
- Je ne suis pas censé... - Eric, elle a 16 ans.
Tu peux m'accompagner. Je porterai même des menottes.
J'ai pas de menottes.
Ma chambre, dernier tiroir. Touche à rien d'autre.
- File. - C'est vrai ? Vous en avez ?
On a découvert combien le sexe est intense quand l'autre jouit pendant que...
- Tu veux savoir quoi ? - Moins que ça.
Bon. Enlève ces chaînes et allons la retrouver.
OK, c'est un appartement à Mountain View. Près d'un centre commercial.
Bien sûr, tout est près d'un centre commercial ici.
Pratique pour le shopping. Je parle quand je suis nerveux.
Attends.
Désolé, mon chou. Je les porte que dans un contexte sexuel.
- Mon Dieu. Vous allez faire quoi ? - On va retrouver ma fille.
Tu m'aides à les remettre ?
- Ne t'évanouis pas. - D'accord.
Sérieusement, ne t'évanouis pas.
Merde.
Salut. Tu viens pour les places pour Tori Amos ?
Non. Votre vomi.
Je ne m'attendais pas à toi.
J'en oublie mes bonnes manières. Je suis Goran. Je t'en prie, entre.
Non, ça va. Je vais le prendre et y aller.
Je ne l'ai pas encore. Je croyais que ça te plairait de regarder.
Non, vous vous mettez le doigt dans l'œil.
Bizarre. En général, je mets mon doigt ailleurs.
- J'ai dit ça ? - Salut.
Non, attends. Je suis désolé.
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