لومړۍ 200 کرښې.
*Bravo Kilo Oscar, niveau de vol 370 à 0308.
J'ai un trafic convergent, même altitude, secteur arrière.
Quelle vitesse ? 900 noeuds. 5 nautiques.
Vous partez déjà ? La nuit commence à peine.
Je ne vais pas tarder... Vous avez une coupure.
C'est en vous rasant ? Oui. Le matin, c'est...
Vous savez ce qu'il vous faut ?
Un peu de relaxation.
Non. Tout va bien. Les affaires sont stressantes.
Oui. Et je me lève extrêmement tôt.
Venez vous asseoir. Mon épouse m'attend.
Et demain...
Major de l'ENA, capitaine d'industrie
et terrorisé par une femme.
Le contraire de son père. Il serait déjà dans une chambre.
Je vous laisse.
Il préfère se branler chez maman.
Je peux avoir mon manteau ?
Vous partez déjà ?
Je vois mon directeur financier demain matin à 8 h.
Je suis très satisfait de cette 1re collaboration.
Je ne fais que suivre les traces de mon père.
Votre fidélité le toucherait.
Allez.
M. Flandin, pourquoi si tôt ? Vous vous ennuyez ?
Une obligation. Je suis désolé.
Merci pour l'accueil et cette invitation.
Ca fait partie de nos rites pour fêter les affaires réussies.
Bonsoir. Bonne soirée.
On ne va pas beaucoup s'amuser, avec lui.
On trouvera son point faible.
J'ignorais que le ministre venait. J'aurais prévu un éphèbe.
Tout est parfait. Comme d'habitude.
Il chuchote.
Keller veut te parler. Il est dans le hall.
L'avion a explosé.
Merde.
Qu'est-ce qu'on fait, Victor ?
On recommence.
*Plusieurs Français
seraient retenus en otages au Congo par des rebelles.
Des soldats affectés à Kinshasa.
*- Les rebelles continuent à demander le retrait des troupes
et l'arrêt de l'aide financière de Paris au gouvernement.
*- Pas de négociations en vue.
*- Le bras de fer continue dans l'affaire des otages.
*- On est toujours sans nouvelles des otages.
*- La France va tenter une ultime négociation.
*- Les rebelles refusent de négocier.
Les ravisseurs vocifèrent en dialecte.
C'est un simulacre d'exécution d'un des otages.
Ils se sentent trahis. Comment ça ?
Parce qu'on ne paie pas de rançon
et qu'on aurait fait exploser notre avion ?
Ils font monter les enchères ?
La nouvelle liste.
Leur chef veut 2 lance-roquettes par combattant.
Le délai ? Dix jours.
Contacte la banque et prépare un nouveau montage.
Je te dirai de combien on a besoin.
Qui est au courant pour l'avion ?
Toi, moi, Flandin, Keller et l'Elysée.
La DGSE ?
On trouvera une solution. A quoi ? L'avion a explosé.
On n'en est pas à notre 1re affaire.
Et on peut faire confiance à M. Bornand.
Contrairement à moi, c'est ça ?
Vous travaillez pour ma société. Pas pour Bornand. C'est clair ?
Très clair. Comme mon père travaillait pour votre père.
S'il vous plaît.
Vous nous laissez. Merci.
Vous avez une idée pour l'avion ?
Un missile sol-air en cadeau de bienvenue.
Le Congo sait qu'on a livré des armes aux rebelles.
Comment ?
Je ne tolérerai pas que mon entreprise soit salie.
Un avion s'est écrasé à 1 000 km de votre siège. Aucun risque.
Je n'agirai qu'en fonction des intérêts de ma société.
Calmez-vous.
Vous m'avez vendu des armes comme à n'importe quel client.
Nous sommes au service d'une même personne.
Une nouvelle commande, plus étoffée.
Vous êtes cinglé ?
Les otages sont en jeu. Et si je refuse ?
Le président s'en souviendra.
Son portable sonne.
*- Toujours la tension, l'attente, au Congo.
La situation semble bloquée, le sort des otages incertain.
Le leader de l'opposition, Perrot, s'en est violemment pris
au 1er ministre. Il dénonce des manoeuvres politiciennes.
*Où en sont les négociations ?
Les pourparlers ? De qui se moque le gouvernement ?
Comptez-vous mentir longtemps ? La vérité, M. le 1er ministre,
c'est que 8 hommes risquent leur vie à cause de vos errances.
*- Je vous en prie !
Ce sera sur tous les journaux télévisés ce soir.
Aux derniers sondages, la cote du président recule de 3 points.
Ca vient de chez vous ?
Toujours aussi motivants, les R.G. ?
Les Renseignements intérieurs, Bornand.
DCRI depuis la fusion avec la DST. Les R.G. sont morts
et enterrés.
Mais pas leurs manies : manipulation...
Vous mettez en cause mon intégrité politique ?
On m'a fait suivre une information curieuse.
Un avion-cargo à destination du Congo
aurait explosé au-dessus du golfe de Guinée.
Un avion sans plan de vol.
Nature de la cargaison ? Probablement des armes.
Cela relève de la DGSE,
pas des Renseignements intérieurs.
A moins que vous ne manquiez de travail.
Autre chose sur l'avion ?
Non.
Le président ne veut pas entendre parler de vente d'armes.
Si les otages sont libérés, il en tirera tous les profits.
De cela, il veut bien entendre parler.
Oui, mais à 4 mois des élections, c'est un vrai merdier.
Le pape, c'est le dircom.
Il a dit : "L'avenir de la France ne se joue pas au Congo.
"Il faut remuer le pays, écumer les provinces."
Vous voyez le topo ? Je comprends.
Je peux compter sur le silence des ministres concernés ?
C'est prévu.
Le président ne souhaite plus vous voir à l'Elysée,
le temps que tout cela se tasse.
- Avoir des gens des communautés, dans ce métier, c'est une chance.
Les Arabes parlent aux Arabes ?
Non. Mais avoir des officiers comme vous, de banlieue,
ça facilite le dialogue, dans certaines enquêtes.
En banlieue, je ne faisais pas l'assistante sociale.
Juste mon boulot de flic.
Et les "communautés" n'aiment pas ça.
Qu'on s'appelle Chahyd ou Durand.
C'est toujours Boutard, à la procédure pénale ?
Oui.
Son cours ne vous a pas passionnée.
J'aime les travaux pratiques.
Vous serez sous les ordres du capitaine Bonfils.
Plus d'avion disponible.
Ils ne veulent pas se mouiller.
Il y a un Russe, Boris Iganev.
Je ne le connais pas, mais il a une flotte.
Il a de tout.
Il peut tout transporter et se poser où on veut.
Il est fiable ?
Il est cher.
Je n'ai plus le choix.
Va pour ton Russe.
Je m'en occupe.
Olivier ?
Merci.
Nora Chahyd ?
Oui.
Bonfils t'attend dehors.
Hé !
Capitaine Bonfils ?
Je suis Nora Chahyd.
Tu es en retard.
Bonjour, M. Bestegui.
Votre café arrive.
Bravo pour l'article sur la villa de Christiani.
Si tout va bien, il démissionne sous peu.
Tu voulais me voir ?
On me propose un dossier sur un avion qui aurait explosé.
Voici, monsieur.
Ca vient d'où ?
Un coup de fil anonyme. Un homme qui m'a d'abord parlé des otages.
Il veut monnayer. Tu sais quelque chose ?
Toujours les mêmes salades, en période électorale.
Le président ne marchande pas. C'est une manipulation.
Débrouille-toi pour en savoir plus.
Mes journalistes protègent leurs sources.
Mado a recruté une petite rousse.
Laisse-moi 48 heures.
Non. Débrouille-toi.
Je veux savoir demain matin.
Cris dans une langue étrangère.
Police !
Lâche-la !
Lâche-la ! OK ?
Il comprend rien !
Connard !
Regarde ! Tiens !
Tiens !
Lâche-le !
Elle est cinglée !
Lâche-le ! Elle va le tuer !
Arrête !
Tu te calmes.
C'est bon. C'est fini.
Tu exploses la tête d'un suspect devant un témoin ?
Il était camé jusqu'aux yeux. Il allait la massacrer.
Elle veut porter plainte. Contre toi.
Tu viens d'avoir ton grade d'officier. Félicitations.
Tu arrives à la DPJ. Tant mieux.
Mais tu es sous mes ordres. Tu regardes, tu écoutes
et tu la fermes.
"The Return of Ringo", d'Ennio Morricone.
On sonne à la porte.
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