Вечера на хуторе близ Диканьки
لومړۍ 200 کرښې.
Une production des Studios GORKI Moscou, 1961
2-ème groupement artistique dirigé
par Léonid LOUKOV
Nicolas GOGOL
LES SO!REES DU HAMEAU PRES DE DIKANKA
LA NUIT DE LA NATIVITÉ
Scénario et réalisation : Alexandre ROW
Directeur dela photographie: D.SOURENSKI
Décors : A.DIKHTIAR
Musique : A.FILIPPENKO
Animation : G.KOZLOV et I.DAVIDOV
DANS LES RÔLES PRINCIPAUX:
Tchoub est un cosaque riche et important,
mais paresseux et pantouflard comme c’est pas possible.
A.KHVYLIA
Oksana est la fille de Tchoub.
On parle au hameau d‘une beauté capricieuse.
L.MIZNIKOVA
I.TAVROV
Le forgeron Vakoula est un gars costaud et très beau .
Solokha, c’est la maman de Vakoula.
Très belle femme, disent d‘elle les cosaques d‘un certain âge.
L.KHITIAÉVA
Le diacre, de son nom Ossip Nikiforovitch,
et s'il ne fait pas partie des cosaques ci-dessus,
lui non plus n‘a pu résister aux charmes de l‘incomparable Solokha.
S.MARTINSON
Compère Panass, un qui ne voit pas de différence:
garder la maison ou courir les voisins.
A.KOUBATSKI
La femme du compère, un petit trésor
comme il n'en manque guère de par le monde.
V.ALTAÏSKAÏA
D.KAPKA
Où tu vas, tisserand Chapovalenko ?
Nulle part, où lesjambesme mènent!
Le gros Patsiouk.
Une semaine à peine après son arrivée,
tout le monde était déjà au courant: c’est un rebouteux...
N.IAKOVTCHENKO
Odarka, la copine d‘0ksana.
M.SIDORTCHOUK
Le maire !
Au hameau, c’est quelqu’un.
A.RADOUNSKI
Un diable tout ce qu‘in a de courant!
G.MILLIAR
L'ultime journée qui précède la Nativité s‘est éteinte.
Une nuit somptueuse, comme on n'en voit que l‘hiver.
Ce forgeron de Vakoula, le diable
Ie supportait encore moins que les sermons du père Kondrat.
À ses moments de loisir, le forgeron s‘adonnait à la peinture,
on en parlait comme du premier artiste de tout le canton.
Or son chef—d’œuvre était un tableau
brossé un jour sur le mur de l’église.
Et de ce jour
le diable s‘étaitjuré de se venger du forgeron.
Et toi, compère Panass, tu as visité le diacre dans sa nouvelle maison ?
Il s‘y prépare une fameuse soûlerie,
faudrait pas être en retard.
Il y aura des gens de bonne société.
Monsieur le maire,
monsieur le clerc, Ie cosaque Sverbigouz,
un chanteur de Poltava,
il te prend de ces basses,
et bien d‘autres personnes honorables.
Pour faire une bonne crasse au forgeron,
le diable décide de dérober le croissant de lune.
Dans l'espoir que le vieux Tchoub,
par une obscurité pareille, ne voudra plus sortir de chez lui.
Et le forgeron, depuis longtemps brouillé avec Tchoub,
Ie sachant chez lui, n‘osera jamais rendre Visite à sa fille Oksana...
Diable ! Quelle est cette diablerie ?
Regarde !
— Regarde, Panass! — Quoi ?
Comment, quoi ? Où est la lune ?
Nom d‘un chien, c’est vrai, où est passée la lune ?
Qu'elle n‘est plus là, toi tu t‘en fiches.
Et moi, que vais-je faire ?
—Je te dis qu‘il n‘y a plus de lune! — Plus de lune.
Un peu fort, quand méme.
Donne—moi une chique !
T'as du bon tabac, compère. T'en achètes où ?
Comment tu sais qu‘il est bon? Ferait pas éternuer un poulet.
Tiens, Coucou, le défunt cabarétier,
une fois il m'a apporté du tabac de Néjine.
Ça c'était du tabac !
Un tabac de qualité!
Enfin, qu‘allons-nous faire, dehors il fait noir comme dans un four.
Ma foi, on va rester àla maison.
Non, non, allons—y !
On peut pas manquer ça, compère, allons—y !
— Compère ! — On y va, on y va.
Fallait-il qu‘un mauvais plaisant—
qu‘il puisse plus jamais, ce sale cabot,
descendre son quart de vodka au saut du lit —, fallait-il qu‘il s'en mêle...
Qu‘il s'en mêle!
C‘est vrai, comme pour se moquer des gens...
exprès... J'étais assis chez moi, je regardais par le carreau.
— Une nuit fantastique! — Fantastique !
Il fait plus clair que le jour!
Et la neige qui resplendit sous la lune.
On voyait tout, comme à midi !
Je passe seulement la porte — à plus rien voir sous son nez!
Miaou ! Miaou!
Compère !
Où es-tu ?
Compère !
Compère !
Je me demande pourquoi ils disent tous que je suis jolie ?
Ils mentent, je ne suis pas jolie du tout.
Enfin...
Peut—étre les sourcils? Les yeux ?
Quoi, sont—ils si jolis que dans le monde entier il n‘y a pas de fille pareille ?
Qu‘y a-t-il de si bien dans ce...
dans ce bout de nez retroussé,
ces lèvres...
ces joues ?
Non...
Non...
...à présentje vois que je ne suis pas jolie du tout.
Je suis jolie!
Comme je suis jolie!
Hein, les garçons,
est-ce que je suis faite pour vous ?
Regardez—moi donc,
quelle démarche langoureuse.
Drôle de fille,
une heure qu‘elle se regarde dans la glace, sans pouvoir se rassasier.
Et elle se vante encore, à voix haute!
Moi j'ai un corsage cousu de soie rouge.
Et les rubans dans mes cheveux, où en verrez-vous de plus riches ?
Tout ça, c'est mon père qui me l‘a acheté.
Pour quoi faire ?
Pour que j‘épouse
le plus beau des plus beaux gars du monde.
Qu‘est-ce que tu viens faire ici ?
Tu veux que je te mette dehors à coups de pelle ?
Je vous connais, vous êtes toujours là pour faire la cour,
vous faut pas longtemps pour flairer que les parents ne sont pas là!
Tu ne m'aimes pas.
Tu m‘en diras tant.
Et mon coffre, il est prêt?
Il sera prêt après les fêtes, mon cœur.
Tu verras comme je l‘ornerai... Tu pourras faire le tour du canton,
tu n'en trouveras pas la pareille.
Ne te fâches pas,
permets—moi de te causer un brin, de te regarder du coin de l‘œil!
Quelqu‘un te l‘interdit?
Cause toujours.
Et regarde.
— Tu permets que je m‘assoie... — De quoi ?
- Que je reste debout à côté de toi. — Reste debout.
Mais que font donc les filles, u e es ne viennen ou'ours as . ‘ II tt ?
Il y a longtemps qu‘il fallait commencer la quête.
Voilà queje m'ennuie.
— Ne t‘occupe pas d‘elles, ma jolie! — Tiens donc !
Elles vont venir avec les garçons, ça c'est sûr!
Ils vont raconter des histoires drôles.
— Tu veux dire qu‘avec eux tu t‘amuses? — En tout cas plus qu‘avec toi!
Qui es-tu, toi ?
Ce n‘est pas ma maison!
Qu‘est-ce qui te prend à traîner devant les portes.
C‘est moi, un brave homme.
Je viens vous amuser, vous chanter mes contines.
Contine, contine, contine de Noël...
— Fiche—moi le camp d‘ici! — Non, je dirai mes contines !
Du balai !
Non, mais regarde—moi cette donzelle !
Tu l‘entends, ce galant à la manque?
Tu crois que je ne saurai pas te remettre à ta place ?
Tu vas voir si tu vas me danser le kazatchok !
C‘est pas parce que tu es forgeron et artiste !
Que le diable te flanque une bonne raclée, toi et ta forge!
En somme, à cette heure Vakoula est déjà sorti...
Je pense que Solokha est seule...
Si j‘y allais voir?
Maintenant ou jamais,
personne ne nous verra.
Gentil coucou, je suis à toi,
belle soirée et le bonsoir,
aux bonnes gens grand bien leur fasse.
Gentil coucou a fait son tour,
belle soirée et le bonsoir,
aux bonnes gens grand bien leur fasse...
Ils chantent bien.
Tu te rappelles,
nous aussi, en notre temps...
La bonne nouvelle monte dans le ciel
comme une gloire.
L'étoile luit sur la grotte,
elie éclaire le monde.
Dans le jardin le cheval gris s‘ébroue.
Joie, joie!
Réjouis-toi, le divin enfant est né...
Petit pataud !
Oksana!
Vois tout ce qu‘on nous a donné!
Odarka, ce sont tes souliers neufs ?
Qu'ils sontjolis...
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