لومړۍ 200 کرښې.
-Dis Papa, pourquoi Alice ne vient pas avec nous ?
Elle nous rejoindra là-bas.
-Mince, ma raquette ! -Va vite la chercher.
J'y vais. Alice ?
Ma raquette ! -Tiens, j'y ai pensé.
Merci.
Pourquoi tu viens pas avec nous ? -Je vous rejoindrai.
-C'est sûr, hein ? -Oui, c'est sûr.
Ah !
-Au revoir, mon petit bonhomme. -Au revoir.
-Bonnes vacances. -Oui. On t'attendra.
-Bon voyage. -Au revoir.
Au revoir !
Au revoir !
-Maman, maman, maman ! -Oui.
Bonjour.
Tiens. Ca va, chéri ? -Oui.
-Dis donc, toi ! -C'est pour qui, ça ?
-Je voudrais bien voir les cadeaux. -Quels cadeaux ? Quoi ?
Mais y a pas de cadeaux. Elle a fait la sieste ?
-Elle a pas dormi, mais oui. -C'est ce que t'appelles... Bien.
Le téléphone sonne.
-Allô ? *-Alice.
C'est Patrick.
Tu vas m'en vouloir, mais je viens pas.
*-Si tu viens pas... -Ne le prends pas comme ça.
Si je viens et que ça se passe mal, tu me connais, quoi.
Je suis pas sûr de pouvoir me retenir.
Si je bois trop, je peux lui remettre un pain dans la tête.
*-T'es pas obligé de boire. -Un soir de réveillon !
Si tu ne viens pas,
tu ne verras plus ta fille pendant six mois.
-Bon, j'arrive. -C'est lui, c'est son disque.
*-Pour les petits gars Et des bas noirs pour les nénettes
Et quand je prends ma robe... -Je peux avoir un autographe ?
-Votre nom ? -Marie-Louise.
-Marie-Louise, une grosse bise.
Cri -C'est malin.
Que faites-vous là ? -C'est son idée.
-C'est brillant. Va te préparer, toi.
Il faut que je m'habille. Mon bain...
-C'était Patrick au téléphone ? -Oui, c'était Patrick.
-Pourquoi il veut pas venir ? Je lui fais encore peur ?
-C'est de lui qu'il a peur. Quatre ans après, c'est grotesque.
-Pourquoi ? S'il t'aime encore ?
Tu parles !
Je suis un peu énervée. Il faut que je prenne mon bain.
Laisse-moi.
-Ca me fait quelque chose aussi de le revoir.
Regarde la neige.
Oh, c'est bien beau, joli.
-Oui, c'est beau. Regarde la neige.
C'est simple, c'est calme.
Cloche
Hé, gamin !
-Maman, maman, c'est Simon ! Maman !
-Vacherie de vérole de merde de putain !
-Hôtel La Sivolière ? M. Chabert, s'il vous plaît.
*-Oui, un instant.
-Allô, Claude ? C'est Alice. Tu es seul ?
*-Oui, je suis seul. J'allais justement t'appeler.
-Tu me manques. *-Toi aussi, tu me manques.
Elle est bien, cette chambre. On se sent tout de suite à l'aise.
Dans "Pariscope", il y a avait marqué :
"Confort, luxe et discrétion."
Vous voyez, c'est confortable, luxueux, discret.
On s'en va ?
-Arrêtez de bouger, asseyez-vous un peu.
-Bon alors, on s'assied, on cause et puis on s'en va.
-Vous avez commandé du champagne.
-Voilà. Alors, je m'assieds, on parle,
on boit le champagne et on s'en va.
-C'est vous qui vouliez venir.
-Parce que j'étais sûr que vous alliez refuser.
-J'aurais dû refuser. -Non, c'est bien comme ça.
-Mais on prend un verre et on s'en va.
Vous disiez :
"Allons boire dans un hôtel, on sera mieux pour parler."
Non ?
Alors, parlons. -C'était un prétexte.
Parce que j'ai pas osé vous dire :
"J'ai envie de vous enlacer, allons dans un hôtel."
C'était difficile à dire. -J'aurais refusé.
-Je le savais. C'est pour ça...
Je vous plais pas. J'en étais sûr.
Arrêtez de faire l'idiot.
Quelqu'un frappe à la porte. -Entrez.
Ah, le champagne.
Voilà.
-Je vous règle tout de suite ? -S'il vous plaît.
-Combien ça fait ? -Avec la chambre, 320 francs.
-Voilà. -Merci beaucoup.
Bon après-midi. -Merci.
Vous avez raison.
Je peux pas m'empêcher de faire l'idiot.
Quand une femme me plaît, je fais l'idiot.
C'est tragique.
Quand j'étais plus jeune, qu'une fille me plaisait,
je faisais l'idiot.
Pour me faire remarquer. Ca marchait parfois.
Quand j'étais seul avec elle.
Si un beau arrivait dans la pièce, elle partait plutôt avec le beau.
Moi, je partais chez moi, j'écrivais des poèmes, des odes...
Des choses grandioses.
Vous voulez que je tamise les lumières,
que je crée l'ambiance ?
Voilà.
Tirer les rideaux.
L'ambiance.
Voilà, c'est bien.
Avant de vous prendre dans mes bras et d'essuyer un refus,
y a quelque chose qu'il faut que je vous dise.
Oui ?
-Il y a longtemps que j'avais pas fait l'idiot.
Et puis aussi que...
si je vous prends pas dans mes bras aujourd'hui,
c'est pas très important pour moi.
Je suis pas pressé.
J'ai l'air d'une bête sexuelle comme ça, je sais,
mais faut pas se fier aux apparences.
Ce qui est important, c'est qu'on soit là.
Enfin là ou ailleurs, dans un endroit plus agréable.
Ce qui est important, c'est qu'on soit ensemble.
-Elle est très bien, cette chambre.
Maintenant que vous avez créé l'ambiance.
-J'ai vraiment un truc à vous dire, mais je ne peux pas ici.
-Ca va ? -Oui.
Goûte.
Oui, c'est bien.
Non, un peu de moutarde. -Il manque ?
Oui, un peu plus.
Coups de klaxon
-Si t'es sage, tu verras le père Noël, Marius.
-Mais je m'appelle pas Marius. -Mais si.
Cloche
Sans rancune ? -Sans rancune.
-Voilà, ça rime. -Oh, ma chérie !
-Que tu es beau ! -Où est ma fille ?
Oh, ma fille ! -Papa !
-Bonjour, Alice. -Bonjour. Tu viens avec moi ?
Bonjour.
Oui, ma fifille.
Oui, mon ange, oui.
Ils rient.
Il chantonne.
Chut !
Chut !
-Moi, j'entends marcher dehors. -Oui, moi aussi.
-Qui est là ? Tu crois que c'est le père Noël ?
-Oui. -Regarde.
C'est le loup-garou.
Il est énorme.
-Quoi ? -Il apporte les cadeaux.
-Un cadeau pour maman ? -Non.
Si, pour maman.
-Papa Nono a tout plein de joujoux dans son sac à dos, dos, dos, dos
C'est pour qui, les cadeaux ?
Il est pété, hein.
Comme un coing. -Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
-Mais qui c'est, ces petits enfants ?
Approchez.
A qui sont ces chaussures ? -A moi.
Comment tu t'appelles ?
-Marius. -Et toi ?
Sofia.
-Qu'est-ce que tu avais commandé au père Noël ?
-Un train électrique, un habit de Goldorak et de Superman.
-Un train électrique. Voilà le train électrique.
Oui, le train électrique.
Et l'habit de ?
L'habit de ? -Superman.
-T'as pas mis tes pompes ? -Tu m'as vu ?
-Ben quoi ? Et alors ? T'auras que dalle.
T'auras que dalle.
Musique de Noël
Alors tu y crois encore au père Noël ?
-Une cuisse, une cuisse ! -Elle est musicienne, comme papa.
Elle a du rythme. -Oui, ma chérie.
Tiens, la cuisse. Oh, la voilà ! Il est où, Marius ?
Il est où ? -Je vais le chercher.
-Oh, ben dis donc ! Une bonne dinde.
Tiens.
-Alors, Marius ? Il est content, Marius ?
Qu'est-ce qu'il aime, Marius ? -Il aime le blanc, comme sa mère.
-Boum boum sur la tête. -Hein ?
-Boum boum dans la tête. -Donne-lui un peu de purée.
-J'aime pas la purée. -Tu en mangeras un petit peu.
Ils parlent tous en même temps.
Marius, c'est aussi ton frère.
Marius, c'est mon fils. Si c'est mon fils, c'est ton frère.
-La dinde, c'est comme la vie.
-Sofia, je l'embrasserai plus tard quand j'aurai bu.
Je te le promets.
La vache, ça tombe !
Oh, ça recommence !
T'arrives ou quoi ?
-Où tu changes de chambre ou c'est moi.
-Pourquoi ? -Je veux être seule.
Je te dérange ?
-J'ai besoin d'air. -Madame est changeante.
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