A French Village

A French Village (Un village français)

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Temporada 2

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Un Village Français S02E02 FRENCH WEBRiP v3 FR
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Publicado em: 2026-06-22
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As primeiras 200 linhas.

Il semble que tu ne manques pas de cigarettes.

Avec tout ce que nous saisissons, on pourrait ouvrir un bureau de tabac.

- Puis-je ? - Bien sûr, Monsieur le sous-préfet.

Je vous en prie.

Il nous manque simplement vos avantages dans l'administration.

Nous signons, mais nous ne saisissons rien.

Bien sûr.

Normalement, je n'ai jamais à attendre comme ça.

Mais sur le terrain, c'est aussi excitant.

La transaction est conclue. Monsieur André est avec deux autres...

- As-tu vu la marchandise ? - Oui, fourrure, soie et foie gras, je pense.

Un cas parfait de contrebande prise en flagrant délit, exactement ce qu'il nous faut.

André sort en premier. Je l'attrape, vous prenez le reste.

- Oui. Tu viens ? - Allons-y !

- Que dois-je faire ? - Reste ici, tu vas t'amuser.

Chevrier reste avec toi.

Le préfet est au courant de l'opération. J'ai mentionné ton nom. C'est bon pour toi.

Et bon pour moi aussi.

Reste de côté.

Police ! Contrôle d'identité.

Qu'y a-t-il dans ce sac ? Tu es sourd ?

Lâche-moi !

Je te suis depuis un moment, Monsieur André.

Qu'est-ce qu'on a ?

Bas en soie, un peu de fourrure. Je t'ai pris en flagrant délit de contrebande.

Non, c'est moi qui t'ai pris en flagrant délit. Dans quelque chose qui ne te regarde pas.

Police allemande !

Imbécile !

Tu viens de ruiner une opération que j'ai menée pendant trois semaines !

Je vais signaler à mes supérieurs que j'ai été attaqué par un policier français.

Je ne sais pas s'ils vont apprécier cela.

Imbécile !

UN VILLAGE FRANÇAIS : Saison 2 - Épisode 2 L'IMPLICATION.

Frapper un policier allemand ! Comprends-tu ce que tu as fait ?

Il ne savait pas qu'il était allemand.

Tu aurais dû mieux te renseigner avant de frapper.

Oui, enfin, je veux dire...

Il aurait apparemment envoyé un rapport à Besançon.

Alors dis-moi

pourquoi ne nous ont-ils pas prévenus ?

Parce qu'ils ont gagné la guerre et font ce qu'ils veulent. Comprends-tu ?

Ne doivent-ils pas respecter l'armistice ?

- Et alors ? - Et alors ?

Mettre en place un réseau de contrebande dans notre dos, est-ce rien ?

Tu te trompes complètement, Marchetti.

Encore une fois : Dans la zone occupée, ils font ce qu'ils veulent.

Très bien. Risque-t-il une sanction ?

D'ici une semaine, ils demanderont sa démission, et je ne vois pas comment nous pourrions refuser.

J'y vais. Le préfet m'attend pour me passer un savon aussi.

Quel connard.

Non. Il a raison. J'aurais dû savoir qu'André était allemand.

- Ah non, ne te blâme pas trop. - Je viens de ruiner ma carrière !

Non, tu vas trop vite, Marchetti. Je vais rédiger un rapport qui te soutient.

Ce serait très gentil, mais cela ne servira à rien.

- Seules des preuves contre Monsieur André aident. - Des preuves de quoi ?

Je suis sûr qu'il garde une partie des marchandises.

C'est aussi illégal pour un policier allemand.

- As-tu des indices ? - Peut-être, oui.

Vu la nature de la contrebande, fourrure, bas de soie

je suis sûr qu'une partie est arrivée chez Madame Berthe.

- Chez Madame Berthe ? - Oui.

Je le pense, mais il faut encore le prouver.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Oh, rien.

Tu n'en veux plus depuis des semaines.

- As-tu une maîtresse ? - Allons, ne dis pas de bêtises.

J'aime dire des bêtises. Avant, tu aimais ça, ça te faisait rire.

Chaque jour je suis avec des gens sans maison, sans travail ou sans argent.

- Sans nouvelles de leurs proches. - Je comprends, mais que peux-tu faire ?

Rien, exactement.

C'est l'insupportable.

Pourquoi ne pas essayer d'échapper à tout ça, avec moi ?

Je ne sais pas.

- C'est au-dessus de moi. - Allez !

Non, écoute. Je dois quand même me lever...

Marcel sera libéré à 11 heures. Nous devons préparer Gustave.

As-tu prévenu l'école qu'il ne vient pas aujourd'hui ?

C'est jeudi.

Ah oui.

Daniel, es-tu sûr que tu m'aimes encore ?

Quelle question. Bien sûr que je t'aime. Tu es juste un peu stupide parfois.

Je le sais.

Inspecteur Marchetti.

Solange te manque.

C'est flatteur. Mais ce n'est pas pour ça que je suis ici.

C'est pour ça que je suis ici.

Un cadeau d'un admirateur, je suppose.

- Non. C'est dans la famille depuis longtemps. - As-tu remarqué la nouvelle étiquette ?

Ça vient du marché noir.

Mais je ne savais vraiment pas d'où ça venait.

Mais si tu ne le savais pas, tu n'aurais pas menti à ce sujet.

Bien. Que veux-tu ?

Je veux savoir qui te l'a vendu ou donné.

À ta place, je ne fouillerais pas. Il a clairement dit qu'il est allemand.

Vraiment ?

- Monsieur André, peut-être ? - Donc, tu le connais ?

Écoutez, Madame Berthe, si vous ne voulez pas que cette

affaire soit classée, dites-moi tout ce que vous savez sur lui.

Mais je ne sais rien.

Sauf qu'il fait peur à tout le monde, moi y compris.

Il te fait peur. Il ne te fait pas seulement peur.

Mais cela n’a rien à voir. Si l’on...

Mais il ne parle pas. Il ne dit jamais rien.

En revanche, je connais quelqu’un qui le connaît bien.

- Bien. Qui ? - Le maire.

Attendez, vous dites que le docteur Larcher connaît André ?

Écoutez. La semaine dernière nous sommes allés manger... nous sommes allés chez les Larcher...

Il m’a fait attendre dans la voiture, mais j’ai vu qu’ils se connaissaient.

Ils sont restés environ vingt minutes à huis clos.

- Vous connaissez bien Larcher, demandez-lui simplement. - Oui.

Bien. Très bien. Merci beaucoup.

- Excusez-moi. - Voulez-vous que nous jouions plus lentement ?

Non, j’ai juste froid, mes doigts sont engourdis.

- Le chauffage ne fonctionne pas bien. - Il faut le réparer aussi.

Nous n’avons plus de bois, et s’il fait aussi froid demain, je ne peux pas enseigner.

Tu joues très bien. Ce sera dommage quand Gunther reviendra.

Je joue comme une crécelle.

- Crécelle ? - Cela veut dire que je joue très mal.

Drôle. C’est pareil à l’école de mon frère à Saarbrücken...

- C’est pareil partout. - Comment on épelle « crécelle » ?

Comme ça.

C’est comme ça.

- Crécelle. - Crécelle.

J’aime ces blocs. On peut créer de nouveaux mots avec.

Comme par magie.

- On va voir le chauffage ? - Oui.

Tu sais où est la lumière ?

La lumière est là.

Ah, te voilà !

Voilà, bien. C’est réglé en un clin d’œil. J’y ai déjà passé une heure ce matin...

Il fallait le dire.

Oui mais non. Vous étiez en train de...

En tout cas... votre quatuor est très beau.

Je n’y connais rien, mais c’est agréable. Mozart serait content.

- Tu t’y connais en chauffages ? - Un peu, oui.

Il faut remplacer au moins une pièce.

Impossible. Trouver une pièce maintenant ? Impossible.

« Impossible » n’existe pas, monsieur Bériot, surtout pas pour l’armée allemande.

Il est drôle.

- Ah, ça mérite un verre de vin. - À cette heure ?

Pour les courageux, il n’y a pas de mauvais moment.

Monsieur le Feldwebel, prenez-vous un verre avec nous ?

Mais c’est interdit.

Parfois il faut faire des choses interdites, sinon...

- Je ne bois jamais ! - Tant mieux.

À la Collaboration !

- Et Cocotte ? Je l’ai eue. - Je ne savais pas que jeudi était jour de poulet.

Marchetti est passé ?

Pourquoi tu te mêles du marché noir ?

Les magasins sont vides. C’est inévitable.

- Absolument. Natasha est libre ? - Donc c’est le vrai amour !

Et pourquoi pas ?

- Tu vas faire craquer le lit ? - Non, je suis trop paresseux.

D’ailleurs, maintenant c’est « grand amour » entre nous.

Quand on fait l’amour, on parle d’abord, non ?

Oh non, pourquoi perdre du temps ?

- Marchetti est venu t’interroger ? - Non.

Il a interrogé notre patronne sur le marché noir.

Eh bien tant mieux. Tant mieux, car si Marchetti soupçonne quelque chose...

- Von Ritter est venu me voir hier soir. - Ah bien. Ici ?

Non, non, non. On le voit toujours dans une chambre avec une entrée séparée.

Oui. Il ne veut pas être vu dans un bordel français.

- Bien, et donc ? - J’ai recueilli beaucoup d’infos.

Ils vont tripler les patrouilles à la ligne de démarcation

jour et nuit, et il est aussi question de manœuvres à Besançon

dans un mois.

Et...

J’ai fait un résumé du français, et de quelques passages allemands, autant que j’ai pu.

- Bien. En code ? - Non. En clair.

Je n’ai vu aucun code.

Comment obtiens-tu toutes ces informations ?

En fait je fouille dans sa serviette quand il ronfle.

- Bien. - Tu peux m’aider ?

- Attache le nœud en bas. - Bien sûr.

Je dois absolument faire passer ces infos en Zone libre.

En bus je peux les amener jusqu’à Essarts,

mais de là la « ligne » a été démantelée récemment. Voilà.

- Il faut trouver quelqu’un à Essarts. - Oui.

Quand sort-il ?

Bientôt.

Mais ensuite on rentre tous manger, promis ?

Oui, absolument. Maria a arrangé un poulet.

- Au marché noir ? - Tu sais ce que c’est le marché noir ?

Oui. C’est des trucs qu’on achète la nuit parce qu’il fait noir.

Oui, c’est presque ça.

En tout cas c’est sûr, on mange tous ensemble, hein ?

- Mais si papa ne veut pas ? - Il voudra. Ne t’inquiète pas.

- Puis-je aller le voir ? - Bien sûr.

Hé. Mais tu es propre sur toi. Et tu as grandi.

- Tante Hortense t’a gâté ? - Non. Il a juste grandi.

À son âge, trois mois comptent beaucoup.

Content que tu sois de nouveau dehors.

- As-tu signé à ma place ? - Tu es fou.

Car je suis sacrément surpris qu’ils m’aient libéré si vite.

Tu n’es pas content d’être dehors ?

- Si. - Eh bien...

Viens, on va déjeuner. Allez.

JE PENSE À TOI.

À Noël il y avait un gigantesque sapin devant le

mairie, si grand que je n’en avais jamais vu.

- Aviez-vous aussi un en prison ? - Vous savez, en prison

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