Les Brigades du Tigre

Les Brigades du Tigre

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Temporada 2

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Les brigades du tigre S02-E05 (La Couronne Du Tzar) 1975 HQ version restaurée v2 FR
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As primeiras 200 linhas.

1 Août 1913.

Le climat de guerre qui règne en Europe

décide le président Poincaré à rendre visite aux tsars de toutes

les Russies afin de resserrer les liens qui unissent les deux pays

devant la menace de l'alliance austro-prussienne.

Du reste, depuis quelques années, la Russie est à la mode en France.

Le célèbre emprunt russe draine les économies des rentiers

tandis que Charlie Hapin conquiert le public parisien avec Boris Godounov.

Alors, en témoignage de son amitié, Nicolas Il propose à la capitale française

une vaste exposition de l'art populaire russe dans le but, dit-il, de

mieux faire connaître à la nation amie les profondeurs de l'âme slave.

M. Clemenceau,

vos flics maintenant sont devenus des cerveaux incognitos.

Ils ont laissé leur vélo, leurs chevaux.

Pendant ce temps-là, dans les romans, certains nous racontent comment

faire un crasse tranquillement pour tuer le temps.

Je voudrais les y voir

à notre place pour ne pas en prendre pour 20 ans.

Voulez-vous rappeler à M. l'ambassadeur que je suis là, s'il vous plaît?

Allô?

Oui, Madame la Première Ministre. M. Ferrand propose de vous prévenir.

Son Excellence, M. l'ambassadeur Aleksandr Yefimovich Zvolski

prie M. l'étendant Fer de bien vouloir lui faire l'honneur

de rejoindre dans son bureau.

Paul! Paul!

Réunions-le chez le patron dans 5 minutes. Vite.

Messieurs, asseyez-vous, je vous en prie.

Ah! Une petite minute d'autant.

Je vous prie, messieurs, de faire vouloir m'excuser.

Messieurs, Sa Majesté, le tsar de toutes les Russies,

nous fait la surprise et l'honneur

d'envoyer pour l'exposition d'Art Russe au Grand Palais

un des joyaux les plus précieux du trésor impérial.

Une des plus belles couronnes de la dynastie des Romanov.

Il s'agit là, en effet, d'une pièce inestimable,

tant par sa valeur historique que par sa valeur marchande.

S'il lui arrivait le plus petit malheur pendant son séjour en France...

N'oubliez pas qu'en cas de guerre,

le rouleau-compresseur russe nous serait indispensable.

Et qu'attendons-nous exactement?

Ah! Que vous veilliez sur cette couronne comme si c'était le tsar lui-même.

Et où se trouve-t-elle, cette merveille?

Pour l'instant, à bord d'un torpilleur de la marine impériale

qui doit accoster au Havre le 22,

c'est-à-dire, si je ne m'abuse, après-demain.

Et c'est là, messieurs, que vous devez la prendre en charge.

Vous trois, vous couvrirez spécialement le transport du Havre à Paris.

Et c'est-à-dire que nous avons carte blanche?

Non, pas tout à fait.

Vous devez vous mettre d'accord sur place avec le prince Pavel Pavlovitch.

Qui c'est, celui-là? - Valentine, s'il vous plaît.

Fais pas de gaffe de genre, le prince Pavel Pavlovitch. C'est le propre cousin du tsar.

Et il a reçu mission de celui-ci d'accompagner personnellement

le bibelot en question.

Igor! - Oui, maître.

Fermez la porte.

Oui, maître.

Oui?

Votre Excellence, j'ai rencontré Le Barco

avec un représentant de la police française.

Il souhaite vous présenter. - Pourquoi?

Il voudrait vous parler des mesures de précaution

concernant le transport du Havre.

Quelles mesures?

A qui ça sert?

Je ne sais pas, Votre Excellence.

Trouvez-le.

Oui, Votre Excellence.

Commissaire Valentin?

Monsieur?

Son Altesse urissime, le prince Pavlovitch.

Très bien. Entrez, Monsieur le Commissaire.

Enchanté de faire votre connaissance, Monsieur.

Mais je crains de ne pas très bien comprendre

le sens de votre démarche.

Mes chefs et moi avons tenu à entrer en contact avec vous dès que possible

pour assurer la sécurité du précieux fardeau dont vous êtes chargé.

Savez-vous, Monsieur, qu'un homme susceptible

trouverait dans vos propos de quoi se formaliser grandement?

Plaît-il.

Me croiriez-vous donc incapable de remplir la mission sacrée

que m'a confiée Mozart?

Ce n'est pas du tout ce que je voulais dire.

C'est pourtant ce que vous dites.

Nous ne voulons que vous aider, croyez-le bien.

Je crois, Monsieur, je le crois.

C'est pourquoi je ne vous en tiendrai pas rigueur.

Je ne suis pas susceptible, vous le voyez.

Ne craignez-vous pas, cependant, que de vouloir agir seul...

Seul?

Eagle, Dimitri, Suda!

Voici les deux meilleurs sabreurs de tout mon régiment de Cossacks, Messieurs.

Fidèle à Dieu, aux sables et à moi-même.

On le voit très bien maintenant.

Il est en train de faire marche arrière pour se rapprocher du quai.

Les marins sont au garde-à-vous sur le pont.

Ce doit être le prince qui apparaît à présent.

Comment est-il?

L'air plutôt martial.

Bel homme avec de gros favoris.

Il porte un uniforme vert.

Il a l'air très satisfait de lui-même, en tout cas.

Alors, pas de doute.

C'est bien Pavel Pavlovitch.

Mais vous le connaissez?

J'ai passé une année entière en Russie à Tsarskoye Selo, à la cour du Tsar.

Et que faisiez-vous là-bas?

Des miracles, comme partout.

Les Russes seraient-ils donc aussi crédibles que les Français?

Plus, ma chère.

Plus, c'est la Tsarine elle-même qui m'avait fait demander.

La Tsarine, que voulait-elle?

Un fils.

Elle n'avait que des filles.

Et vous lui en avez fait un?

Pour moi, le Tsar.

Malheureusement, il est né deux ans après qu'on

m'ait eu chassé de la cour, sans un copain.

Pauvre Philippe.

Il s'est fait reprendre sa place par Rasputin.

Dites-moi plutôt ce qu'il se passe.

C'est grandiose.

Les marins viennent de tirer une salve.

Ça y est, le bateau est à quai.

Les services d'ordre?

Beaucoup d'officiers à la rendez-vous sur le quai.

Pas mal de flâneurs qui ont tout l’air d’inspecteurs en civil.

La grosse limousine semble attendre le prince.

Nous voilà du reste qui débarque.

Derrière lui marchent deux gardes du corps.

Je crois que ce sont des Cossacks.

L'un des deux porte un coffret.

La couronne.

Il devrait plus tarder maintenant.

Ouais?

Je dis, il devrait plus tarder maintenant.

Ouais.

Ah bah tiens, les voilà.

C'est pas tard? - Ouais.

Pourquoi il vit dur comme?

Et le prince, qu'est-ce qu'il en a fait? - On parle pas de celle la.

Tu as la couronne au moins, oui?

Ni prince, ni couronne.

Quoi, il est pas venu? - Si, il est venu.

Et bah alors?

Alors, tu comprendras quand tu le rencontreras.

Oh, qu'est-ce qu'il se passe alors?

Il se passe que tous nos projets tombent à l'eau.

Le prince Pavel Pavlovitch refuse de collaborer avec nous.

C'est une mission sacrée, confiée par le tsar lui-même.

Dis donc, mais c'est probablement pour Michel Strogoff, non?

Attends, il a même refusé la voiture.

Pas confiance aux automobiles.

C'est ce qu'il a dit.

Il voyage comment alors?

Attendez, vous allez voir.

Venez.

Oh, où est-ce qu'il a trouvé cet équipage?

Dans la cale du torpilleur.

Le prince a tout prévu.

C'est phénomène, hein?

Malgré qu'il me l'ait interdit, on va tout de même le suivre.

Ce qu'il y a, c'est que s'il a un problème, c'est sur nous que ça finira par retomber.

De toute façon, d'un côté comme de l'autre, on risque un incident diplomatique.

Alors, autant essayer de trouver le juste milieu.

Ouais, le cul en tour de chaise, quoi.

Allez, on y va. - On y va.

On va utiliser les chambres.

Les couronnes, monseigneur, vite.

Oh, délicieux, enfants.

Si vous venez avec moi, je vous donnerai tous les bijoux de la terre.

Je ne plaisante pas. Dépêchez-vous.

Impossible, ma chère. Du sergent mourir, Igor et Dimitri ne le permettraient pas.

Arrêtez-le, arrêtez-le, c'est la dernière fois que je l'entends!

Faites-en d'autres!

Aujourd'hui, c'est une vraie rareté d'aventure!

Dommage, j'aurais aimé voir sa petite gueule.

Que voulez-vous encore, messieurs les commissaires?

Il m'avait semblé entendre une explosion et quelques coups de feu.

Oui, oui, oui, c'est exact, un petit incident mineur,

vous trouverez un ou deux cadavres ici et là.

Nous voici, Gany, Dash, Slouchus.

Oh, mon Dieu, j'en réchapperai jamais.

A qui? - Au Cosaque du Prince.

Et la couronne ? - J’ai même pas pu la voir.

J'ai pourtant entendu une grenade exploser. - Mais où sont vos gens?

Ah, vous? Mais que faites-vous?

Que ferez-vous? Je sais aussi conduire.

Une perle, mon frère, une vraie perle.

C'est très inquiétant, ce que vous me dites là, petit Valentin.

D'autant que ceux qui ont fait le coup vont certainement tenter de recommencer.

Mais vous avez identifié les deux cadavres?

Oui, au conseiller repris de justice, récemment libéré du menu fretin.

Les véritables responsables ont réussi à s'enfuir.

Nous avons relevé des traces de pneus.

Oui. Et le prince, qu'en dit-il?

De plus en plus ravi de ses Cosaques.

Il peut refuser de veiller seul sur la couronne.

Mais j'aime pas ça. J'aime pas ça du tout, moi.

Et où l'a-t-il mise, cette couronne?

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