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La Ligne de Demarcation 1966 1080p FR X264 AAC-mHDgz v5 FR
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Publicado em: 2026-06-13
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As primeiras 200 linhas.

Après la défaite française en 1940, le pays fut divisé

par une frontière artificielle : La ligne de démarcation.

Ce film est dédié aux innombrables Français

qui sont devenus des "contrebandiers" et ont souvent perdu la vie.

- On y va ? - On y va.

- J’ai peur. - Peur ?

- Nous devons attendre la nuit. - Tu n’es pas raisonnable.

Dépêche-toi. Si tu ne veux pas venir, dis-le.

Halte !

Feu !

Lâche ton ballot.

- Chef. - Quoi ?

Ce fou là-bas gesticule.

- Qu’est-ce qu’il veut encore ? - Aucune idée.

Chef, vous avez une cigarette pour moi ?

Tu plaisantes, Morin ? Je dois t’entretenir ?

Merci, chef.

- Bonjour. - Bonjour.

- Regarde là-bas. - Pourquoi ?

Patrouille allemande. Il y a eu des tirs. Un fugitif français.

- Il est mort ? - Oui. Là. De l’autre côté.

- On va voir. - Avec plaisir.

REMERCIEMENTS AU DÉPARTEMENT DU JURA, AUX POMPIERS,

AU SERVICE DES PONTS ET CHAUSSÉES, AUX HABITANTS DE DÔLE,

BELMONT-CHISSEY-PORT-LESNEY ET AU CLUB SPORTIF DE LA POLICE DE DÔLE

Comtesse, je vous prie de m’excuser.

- Comment allez-vous, monsieur Siméon ? - Ça va.

Et votre épouse ?

- J’arrive, madame. - Elle arrive.

Ce n’était pas facile. La garde allemande voulait votre jambon.

- Il est beau. - Regardez.

Il coûtait 100 francs de plus, mais je l’ai payé.

Je remercie au nom de mes amis.

- Puis-je, comtesse ? - Allez-y.

Je m’étonne qu’ils ne soient pas encore arrivés.

- Le médecin ? Docteur Lafaye ? - Oui.

- Nous ne l’avons pas vu. - Pas encore.

Vous voulez du thé ? Il vient de Suisse.

- Vous avez du thé ? - Un, deux kilos, autant que vous voulez.

- Nous avons aussi du café. Vous voulez du café ? - Volontiers.

- Thé, café, comment faites-vous ? - Nous avons nos méthodes.

Les Allemands ouvrent-ils vos bagages ?

Oui, mais nous leur donnons quelque chose. Ils sont comme tout le monde.

Ils ne sont pas mieux lotis que nous.

Voilà le médecin.

Voulez-vous que je mette ça de côté ? Je vous donne aussi du chocolat.

- Donnez-moi ce que vous pouvez. - Bien.

- Super, comment ça va ? - Bien.

- J’ai ton jambon, Jacques. - Il est là.

Super. Très beau.

- Tu as bonne mine. - Ça va aussi.

- Ils ont même du thé et du café. - C’est génial. Viens voir.

Avez-vous encore de l’essence ?

Je suis chirurgien, chérie, donc je dois pouvoir conduire.

Comment vont tes enfants ?

Bien. Ils sont tous dans la Creuse chez la mère de Jacques.

Siméon, peux-tu m’aider un instant ?

- Et Pierre ? - Il est encore à l’hôpital.

- Combien de temps encore ? Il peut déjà marcher ? - Oui, les papiers n’étaient pas en règle.

- Je l’attends. - C’est de la folie, ce no man’s land.

HALTE LIGNE DE DÉMARCATION

- Chef. - Oui ?

Ici…

- Calme-toi, Pierre. Florent va t’aider. - Je peux le faire seul.

- Ne prends pas froid. - Ne t’inquiète pas.

- Comment ça va, Pradier ? - Bien, comte.

- Êtes-vous rétabli ? - Comme vous le voyez.

Vos papiers sont en règle ?

J’espère. J’ai attendu six mois.

Ils compliquent les papiers de l’autre côté.

Papiers…

À cause des bureaucrates, nous avons perdu la guerre.

Où dois-je poser votre valise ?

J’appellerai Mary et je lui demanderai de venir me chercher.

- Ce n’est pas possible, comte. - Pourquoi pas ?

- Seuls les Allemands peuvent téléphoner. - Ah bon ?

Alors je demanderai à ces étrangers d’avertir le château.

Le château est maintenant le centre de commandement allemand.

Que dites-vous ?

Mary ne voulait pas te le dire quand tu étais malade.

Ce n’était pas bien. Je ne peux pas vivre avec ces gens.

Elle a préparé la maison de campagne.

Au revoir, oncle.

- Merci. - Fais attention.

Je suis un officier vaincu et à moitié invalide.

Au revoir, Florent.

Salue Mary.

Papiers, s’il vous plaît.

- Papiers, s’il vous plaît. - Je ne vous comprends pas.

- Vous ne parlez pas allemand ? - Pas dans mon pays.

- Monsieur ! - Je suis capitaine.

- Vous n’êtes pas mon capitaine. - C’est ainsi que vous devez m’appeler.

- Je vous ai parlé correctement. - Mais pas avec 'capitaine'.

Monsieur le capitaine…

- On ne parle pas allemand dans son pays ? - C’est exact.

De ce côté de la frontière, capitaine, ce n’est plus votre pays.

Ce n’est de toute façon pas encore votre pays.

- Voulez-vous voir mes papiers ? - Natürlich, capitaine.

Je vais les montrer, mais d’abord une formalité.

Nous sommes tous deux en uniforme. Vous êtes de rang inférieur, mettez-vous au garde-à-vous.

- Je ne vous comprends pas. - Vous devez saluer.

- Quoi ? - Vous comprendrez bien assez tôt.

Attention !

Nom de Dieu ! Quelle impolitesse ! Vous le paierez cher.

- Tout est en ordre, capitaine. - Tant mieux.

- Nous devons tout de même fouiller votre valise. - Allez-y.

Là.

Faites porter la valise par un de vos hommes. Je vais me promener un moment.

Hermann !

- Fouille la valise soigneusement. - Attendez un instant.

Les lois internationales exigent de le faire avec des gants.

Pas forcément blancs, mais des gants.

Redresse ta casquette.

Et tiens-toi au garde-à-vous quand je te parle.

Regardez, le comte est revenu.

- Il boîte. - Regardez, il boîte.

Comment peut-il déjà être de retour ?

Mon Dieu.

Pierre !

- Tu es venu à pied ? - Seulement depuis le pont.

- Ça va ? Pourquoi tu n’as pas appelé ? - Seul l’occupant peut téléphoner.

- Pourquoi es-tu ici ? - Pour le marché noir.

- Comment ça ? - Sans Mary nous mourrions de faim.

- Je ne comprends pas. - Pierre, la vie est dure.

Le coiffeur nous procure de la viande et du thé.

- Ah oui ? - On s’en sort.

Cet état d’esprit explique pourquoi nous avons perdu la guerre.

Si tout le monde pensait ainsi, les Allemands mangeraient ce jambon.

Est-ce si grave ? La défaite n’est que temporaire, non ?

Vraiment ?

Arrête.

On y est presque.

Comment te sens-tu, Michel ?

Ça va.

Je peux maintenant te dire où nous allons.

- Il était temps. - Je devais garder le secret.

Vous savez ce que je pense de l’Angleterre, n’est-ce pas ?

Dites-le-moi, s’il vous plaît.

Un pays où l’on peut peloter les femmes et boire de la bière chaude

manger de l’agneau à la sauce à la menthe et cultiver la retenue.

Il n’y a rien de mal avec la sauce à la menthe.

Sans cette sauce, le « Intelligence Service » n’aurait peut-être pas existé.

Pourquoi ça s’appelle « Intelligence » ? Vous vous croyez intelligents ?

Non, nous essayons seulement de comprendre.

Ça peut prendre un moment, non ?

Nous sommes tenaces. Où penses-tu que nous allons ?

Ça m’est égal.

Tu n’es pas curieux ? C’est une bonne qualité.

- Je veux juste tuer des Boches. - Je ne pense pas que tu en tueras beaucoup.

J’aurais dû rejoindre les commandos.

Notre mission a une utilité plus directe. Notre seule arme est l’émetteur.

Et ça ?

Espérons que nous n’en aurons pas besoin.

Sinon ils nous auront trouvés et nous ne pourrons plus émettre.

Exactement.

- Tu me détestes ? - Je ne vous déteste pas vraiment, mais

je n’aime pas ça.

- Je suis désolé. J’ai très peur. - Moi aussi !

Nous aurons constamment peur.

Il faut s’habituer à la peur de la mort et faire semblant de ne pas avoir peur.

On y va.

Maintenant !

Maintenant !

- Dépêche-toi ! - J’arrive !

Aïe ! Nom de Dieu !

Dépêche-toi !

Par ici.

Colette.

C’est toi ? J’ai fait un mauvais rêve.

- Tu étais devant moi, couvert de sang. - Qu’est-ce que tu racontes ?

Qu’est-ce qu’il y a ?

- Pourquoi as-tu encore ton manteau ? - Ne t’inquiète pas.

- Pourquoi tu ne me dis jamais rien ? - Que veux-tu que je dise ?

Je dois soigner un blessé, c’est tout.

- Qu’est-ce que c’est ? Qui appelle ? - Ne t’inquiète pas trop.

Je dois juste opérer un patient.

- À l’hôpital ? - Non, pas à l’hôpital.

Ne t’inquiète pas. Je reviens vite.

- Tu vas dormir ? - Oui.

Embrasse-moi.

Jeffrey vous passe le bonjour.

- Une cigarette ? - Gauloise ?

Entre.

- Quand êtes-vous arrivés ? - Hier soir.

Vous étiez dans cet avion ? Toute la ville l’a entendu.

Le terrain était tout près.

Les Allemands sont nerveux.

Espérons qu’ils le soient encore plus.

- Exactement. - Car si notre mission réussit

la résistance contre l’Allemagne sera organisée, docteur.

Alors nous pourrons larguer des armes et du matériel.

- De quoi as-tu besoin à court terme ? - Une chambre en ville. Discrète.

C’est arrangé.

Une maison tranquille, pour installer le piano.

- Le piano ? - Le piano est l’émetteur.

Range ça.

Vous avez donc un émetteur. Alors c’est simple.

- Une cabane dans la forêt de Chaux, ça va ? - Parfait.

Où est votre piano maintenant ?

Dans une valise au dépôt de bagages de la gare.

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