Royal Affairs in Versailles

Royal Affairs in Versailles (Si Versailles m'était conté)

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Первые 200 строк.

SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ Sous-titres par BuStEl, 2025

On dit que les rois donnaient généreusement, mais n'acceptaient aucun conseil.

Mais en construisant un tel prodige, ils préservaient aussi notre richesse.

Et maintenant les acteurs, par ordre alphabétique, avec nos remerciements éternels.

Nous sommes perdus.

Un endroit sauvage, mais magnifique.

Où sommes-nous, père ?

Je me le demande aussi, mon fils.

Cet homme là-bas nous le dira.

Approchez.

Où sommes-nous ?

- Sur la colline. - Oui, mais sur quelle colline ?

- Elle n'a pas de nom. - N'en a-t-elle jamais eu ?

Je me souviens que le père de mon grand-père disait

que cet endroit appartenait autrefois à une vieille famille.

Comment s'appelaient-ils ?

Ils portaient le nom de Versailles.

- Pas un mauvais nom. - Vous pouvez le prendre.

Il ne vous a pas reconnu, père.

- Non. - Étrange.

Du poulet au pot ; ce roi aime bien plaisanter.

Mon père et moi nous sommes perdus pendant une partie de chasse.

Peut-être raconterai-je un jour pourquoi cet endroit sauvage m'est resté en mémoire.

Alors, monsieur Leroy, construisez ici le pavillon de chasse de mes rêves.

Ne suivez pas mon dessin trop strictement, mais respectez les proportions.

Je ne veux que deux pièces : la mienne...

- Et celle de la reine. - Non, la mienne et la vôtre.

Merci.

- Comment Votre Majesté l'appellera-t-elle ? - Ma maisonnette ?

Versailles.

Puis-je demander, Sire, pourquoi vous avez choisi un endroit si sauvage ?

Parce que là-bas, on ne connaît pas les rois.

Je veux que Versailles soit un lieu secret, mystérieux et intime.

Sa Majesté et sa petite majesté.

- Le roi désire entrer. - Faites-le entrer.

Messieurs, le roi !

Magnifique. De très bon goût, parfait.

Monsieur Leroy l'a commencé, j'ai pu l'achever.

Si Votre Majesté est satisfaite, je suis l'homme le plus heureux de la terre.

Je suis très satisfait. Merci.

Qu'en penses-tu, mon fils ?

Je ne suis pas satisfait.

Pas satisfait ? Pourquoi donc, si je puis me permettre ?

- J'aurais voulu que ce soit plus grand. - Plus grand ?

Eh bien, vous allez donc à l'encontre de mon avis.

- Et qui êtes-vous donc ? - Je suis Louis XIV.

Pas encore.

Et si vous le trouvez trop petit, vous aurez plus tard l'occasion de l'agrandir.

Mon père m'a dit que je devais l'agrandir.

Je ne fais qu'obéir.

Alors vous êtes exempt de tout reproche.

Je vous demande, monsieur Leveau, de vous baser sur les proportions.

N'oubliez pas que le petit château de mon père

doit être conservé et respecté.

Mon intention est de lui donner des ailes.

Ce n'est qu'une esquisse, mais faites bien attention au contenu.

Vous pouvez librement proposer des modifications pour renforcer la splendeur de

ce futur palais prestigieux.

Bonne journée.

Je n'ai rien à vous expliquer, monsieur Lenôtre.

Vous êtes un génie et avez carte blanche.

On parle beaucoup des jardins que vous avez aménagés pour Fouquet.

Faites en sorte qu'on n'en parle plus.

Souvenez-vous que ce sera votre faute si nous faisons emprisonner Fouquet.

Bon travail, et bonne chance.

Le pauvre cardinal

n'y comprend rien.

Le roi fait construire un château grandiose et magnifique, une merveille.

Le roi de France a raison : il doit avoir le plus beau palais du monde.

Mais il veut épouser Maria Mancini,

une pauvre fille sans sang noble. Et le cardinal n'y comprend rien.

Voyons :

Versailles, Maria Mancini.

Il faudra choisir.

L'une ou l'autre. Ensemble, ce n'est pas possible.

D'un côté la grandeur de la France, de l'autre la petitesse de l'amour.

Que Sa Majesté me haïsse importe peu.

Il m'a toujours haï.

Enfant, quand nous partagions la même chambre, tu te levais la nuit

et tu passais ta main sous mes couvertures pour sentir si j'avais froid.

C'était normal.

Il a vite compris que je n'avais pas l'intention de suivre ses caprices.

Donc le roi Louis XIV ne peut pas épouser

Maria Mancini, la nièce du pauvre Mazarin.

- Savez-vous combien je l'aime ? - Oui.

Mais cela n'a pas d'importance.

Et combien m'aime-t-elle ?

Cela non plus n'a pas d'importance.

Le roi doit épouser Marie-Thérèse d'Espagne.

Elle est très petite.

Et pas belle.

Cela aussi est sans importance.

- Et qu'est-ce qui est important, alors ? - Qu'il y ait la guerre ou non.

Que représente ma nièce comparée à une guerre ?

Et mon chagrin ?

Comparé à une guerre ?

Que vaut une femme comparée à la paix ?

Que vaut l'amour comparé à la France ?

Et si le roi savait que six mois après son mariage

avec l'infante d'Espagne, le pauvre cardinal mourrait ?

Alors je l'accepte.

Peu après, Louis XIV épousa l'infante et Mazarin mourut exactement au bon moment.

Ce jour-là, avant d'aller chasser, l'

arrivée du roi provoqua une agitation au parlement.

Messieurs, à partir d'aujourd'hui je souhaite régner seul, sans ministres.

Vous êtes prévenus.

Bonjour.

Stupéfaits, ils chuchotèrent : „Mais comment ? Sans ministre ?”

Que voulait-il dire par là ? Il est encore poursuivi par Mazarin.

Il est dominé par l'orgueil. De toute évidence, il est le

État. Il ne l'a pas dit, mais c'était comme s'il le criait.

Il veut régner seul, mais pour combien de temps ?

Deux ans, un, six mois ?

À partir de ce jour, Louis XIV régna seul pendant 54 ans.

54 ans pour bâtir Versailles, un demi-siècle de travail et d'efforts.

Il raffina cette splendeur sans égale pour montrer son pouvoir

et incarner la grandeur et l'élégance de la France.

Si l'on regarde la signification de 'majesté',

aucun souverain ne l'a jamais autant méritée que ce jeune homme.

Ce jour-là, il se sentit heureux. Il emmena Colbert dans son futur palais.

Colbert se tut toute la journée. Le roi, qui le connaissait et le respectait,

se montra patient. Il savait qu'attendre ne lui coûterait rien

et qu'il devait supporter les critiques de ce fils de marchand,

l'un des plus grands hommes d'État que la France ait connus.

Mille ouvriers le virent et admirèrent son attitude, son charme et sa courtoisie,

qu'il ne perdit jamais. Il pouvait gagner des batailles,

mais savait aussi imposer des mœurs.

Lorsqu'ils furent seuls dans la voiture, Colbert dit :

Tout ce que j'ai vu était magnifique.

Mais, Majesté, puis-je parler de plaisirs et de divertissements coûteux ?

Sire, nous ne gaspillons rien en choses inutiles, mais dépensons des millions pour votre gloire.

J'avoue, Majesté, qu'un repas inutile de mille ducats me touche.

Mais pour la grandeur du pays, je vendrais mes biens,

faire travailler ma femme et mes enfants, et marcher à pied toute ma vie

pour apporter ma contribution si nécessaire.

Louis XIV se tut et demanda à Colbert de le suivre au Louvre.

Colbert, ne pensez pas que je sois insensible à vos conseils. Je les suis souvent.

Mais sur ce point nous divergeons : Versailles. Versailles sera comme je le veux.

Cela coûte des sommes énormes, mais je pense que ce n'est qu'une apparence,

et je ne le ressens pas comme un gaspillage.

Plus cela coûte, plus cela rapporte.

Je crois que dans cent, deux cents ou

trois cents ans, celui qui régnera en France,

verra qu'il a résisté à l'épreuve du temps

comme preuve de la grandeur du pays.

Les pages impérissables racontent

des héros immortels et du plus beau pays du monde.

C'est en réalité un livre, créé par moi, bien que je ne sois pas écrivain.

Je veux qu'il soit construit comme une phrase, avec un futur, un passé et des compléments.

Et je le veux moderne.

Pas de vieux meubles ennuyeux.

Mon père avait bon goût, mais ses meubles manquent de charme et d'éclat.

Et je préfère ne rien dire sur le mauvais goût de mon grand-père.

Je dois revenir à Henri II pour trouver un style.

Beau, oui, mais aussi sombre, soyons honnêtes.

Trouvez-vous ces coffres et ces armoires sombres beaux ? Moi non, pour plusieurs raisons.

Ils semblent pleins de fautes d'orthographe et manquent d'élégance.

Le 23 juillet 1666, le jardinier Lenôtre attendait Louis XIV,

ou plutôt, se faisait attendre.

Avec l'autorité de son âge, il avait dit au roi :

Sa Majesté reste au château et ne peut pas

entrer dans les jardins sans ma permission,

et Louis XIV obéit en souriant. Lenôtre donna des ordres,

Quand tout fut prêt, il dit : „Qu'il vienne.”

Et lorsque Louis XIV apparut, de magnifiques fontaines jaillirent du sol.

C'étaient les fontaines de Versailles. Le roi fut ému.

Il alla vers Lenôtre et l'embrassa. „Ce n'est pas fini ici”, dit Lenôtre.

Suivez-moi, Majesté.

Lorsque l'homme handicapé indiqua au laquais de le pousser.

Le jeune souverain fit un geste qui enchanta tout le monde.

Versailles ouvrit ses portes. Le roi reçut la reine Marie-Thérèse, que l'on voit à peine.

À partir de ce moment, des fêtes d'une splendeur incomparable se succédèrent.

Tartuffe fut créé dans la salle de marbre, avec Du Croisy dans le rôle principal.

Selon votre décision je serai heureux

si vous le voulez, malheureux si vous le voulez.

Il n'existe pas de déclaration plus galante ou plus surprenante.

Je pense que vous feriez mieux de réfléchir un instant et de considérer cette déclaration.

Dévoué comme vous l'êtes, votre nom est sur toutes les lèvres.

Être dévoué ne fait pas de moi moins un homme.

Et devant vos célestes encouragements, le cœur succombe sans raison.

Une autre fois, ce fut la célèbre fête de Venise en miniature.

Bien-aimée, mon amour, mon amour.

- Je t'aime. - Et je t'adore.

Je veux passer ma vie à vos pieds.

Comme vous êtes beau, monsieur.

Laissez mes yeux vous dévorer.

Puis-je, Majesté, vous confesser mon rêve ?

Je suis ici pour le réaliser.

Je connais une maison, cachée dans la forêt, couverte de lierre.

Petite et modeste, faite pour abriter un grand amour.

Nous y serions seuls, vous et moi.

Pourquoi souriez-vous ?

Il sourit parce qu'il était Louis XIV et possédait un palais comme Versailles

et était étonné qu'une personne de 20-ans lui proposât d'habiter

dans un lieu isolé, modeste, silencieux et caché.

Mais Louise de Lavallière, pure et sincère, croyait qu'elle pouvait aimer un roi

comme un homme et y croyait si fortement qu'elle finit dans un couvent.

Mais quelqu'un rôdait déjà : intrigante, belle, méchante jusqu'à l'os.

Séduisante, sensuelle et extraordinairement spirituelle. C'était cette femme.

Madame Athenaïs de Tonnay-Charente, Françoise de Rochechouart, marquise de Montespan,

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