The first 200 lines.
Vous avez un nouveau message.
Roddy, c'est moi.
Je te demande pas de me pardonner, mais de m'écouter.
Je te jure,
je savais pas ce qui allait se passer, et j'étais terrifiée.
Je sais pas quoi faire,
ni où aller.
Appelle-moi. S'il te plaît.
Écoutez-la.
Quand on l'entend, on comprend qu'elle est innocente.
Si elle a fait quelque chose, c'est sous la contrainte.
Je suis d'accord.
C'est vrai ?
Oui, mais je suis la seule ici.
- D'où ma présence. - Qu'est-ce qui vous rend unique ?
J'entends l'amour, le conflit et le regret dans sa voix.
Je l'entends car j'ai été à sa place.
Vous êtes amoureuse de moi ?
Non, mais j'ai travaillé sous couverture.
Piège à miel ?
Je vous vois faire ça.
Alors je peux dire quand c'est réel.
Comme Tara, je suis tombée amoureuse alors que je n'aurais pas dû.
Et ça m'a grillée.
C'est vrai ?
Elle le manipule, c'est ça ?
J'ai mis ma cible, la personne que j'ai séduite, en danger,
et j'ai fait ce qu'il fallait.
Je l'ai arrêtée.
Faites de même pour Tara.
Si vous tenez à elle, appelez-la et laissez-nous la protéger.
Elle n'a rien à craindre de nous. Elle n'a rien fait de mal.
Mais elle a tout à craindre de ceux qui ont voulu vous tuer.
Eux, ils ne lui pardonneront pas.
L'appel doit durer deux minutes pour qu'on puisse le tracer.
On la trouvera et on la protégera.
Roddy ?
Tara.
Mon Dieu, Roddy.
Tu vas bien !
Je voulais pas qu'il t'arrive du mal. Ils avaient promis.
Je suis désolée.
T'as pas besoin de t'excuser.
Mais ceux qui t'ont utilisée, ils sont à plaindre.
Ils vont être invités à un Roddy-Ho, et ça va secouer.
Tu me pardonnes ?
Y a rien à pardonner.
J'ai donné ton adresse. Je t'ai menti.
T'avais pas le choix.
La prochaine fois, viens me voir.
Viens voir ton Rodzilla.
Ils ont dit que si je parlais d'eux,
ils me tueraient, et que je serais nulle part à l'abri.
Je suis perdue. Je peux aller où ?
Écoute-moi, d'accord ?
Toujours.
Je te retrouverai où que tu ailles.
Au sens romantique,
comme Day-Lewis dans Le Dernier des Mohicans,
pas Montalban dans La Colère de Khan.
D'accord.
Raccroche. Jette ce portable. Ils essaient de te localiser.
Je travaillais ici, vous savez ?
Il faut seulement une minute pour tracer un appel.
On est descendus à 30 secondes.
D'APRÈS LE ROMAN DE MICK HERRON
Quand vous êtes allés à l'adresse de Tara,
avez-vous jeté un œil aux immeubles voisins ?
Non. Pourquoi ?
J'ai un colis pour l'étage, mais personne ne répond.
Je peux aller sonner à leur porte ?
RÉVOLUTION ET AUTORITARISME EN AFRIQUE DU NORD
Dans toute la capitale, l'information à l'heure pile, toutes les heures.
Le maire de Londres a réagi à l'implication de son fils
dans l'opération de frelatage du carburant.
Je ne peux évidemment pas commenter une enquête en cours,
mais je tiens à préciser...
Va à l'essentiel.
Tu as embelli la ville et Gimball veut revenir en arrière.
Ne dis pas qu'il refuse le débat, mais la discussion.
- Je dois parler d'Irfan. - On te le demandera pas.
C'est mon fils. Il va aller en prison. C'est terrible, pour un père.
Si je fais comme si de rien n'était, j'aurai l'air d'avoir peur.
D'accord. Alors faisons comme tu as dit.
Tu es fier de l'engagement de ton fils, pas de ses méthodes.
Oui, j'utilise l'émotion que je ressens pour attirer la sympathie.
Ça paraît cynique, mais ça fait partie du jeu.
Gimball va utiliser Irfan contre moi.
- Merde. - Quoi ?
Quoi encore ?
UN DÉCÈS SUITE AU FRELATAGE
C'est terrible.
Gimball va dire qu'Irfan a du sang sur les mains.
Putain, Irfan veut ma défaite ?
- Je m'en occupe. - Qu'il ne parle pas d'Irfan.
Un commentaire avant publication ?
LA LIAISON SECRÈTE DU CHEF DES ESPIONS
Bordel...
Merde, merde, merde.
Une petite... Entrez.
Merde.
Bonjour.
Bonjour.
Voici les dossiers non caviardés de Jaffrey et Gimball.
Merci. J'aurais dû les lire il y a longtemps.
Mais je suis très pris, parce que c'est prenant...
ce travail.
Bien. Merci.
Merci.
Des coups bas ?
Je peux en donner aussi.
Cette ville jadis merveilleuse
subit une nouvelle invasion.
Pas une invasion de rats, cette fois.
Cette fois, c'est une invasion d'immigrants clandestins.
Je ne laisserai pas ces rats
ronger les piliers de notre identité nationale.
Allons, ce n'est pas assez bon.
Tiens, tiens, tiens.
Que nous vaut ce déplaisir inattendu ?
Puis-je entrer ?
Bien sûr. Vous venez vous excuser, j'imagine.
Déchaussez-vous, s'il vous plaît.
Vous n'avez pas demandé si mon mari était là.
Dans mon domaine, on sait où sont les gens.
Un avantage du métier.
Pouvez-vous dire à votre mari que je souhaite le voir ?
Je vais voir s'il est disponible.
Merci.
Entrez.
Elle n'est pas là.
Comment vous êtes sorti ?
- Comme vous. Par la porte. - Devon ?
Elle a refusé de donner suite à une info.
Alors j'ai envoyé mon équipe.
- Je dois m'inquiéter ? - Que mon équipe s'en occupe ? Oui.
- Personne. - Évidemment, bougre d'idiot !
Sinon je serais pas les pieds sur la table.
Pourquoi ici ?
Tara a donné une fausse adresse au 34 Priory Place.
C'était forcément près de chez elle. Alors je suis venu au 43.
Ce n'est pas une pro,
et vu les boîtes de repas à emporter dans la poubelle, j'ai pensé...
On ne vous apprend pas ça ?
Vous saviez qu'on venait ?
Ho a appelé.
- Il l'a fait fuir. - Il lui a dit qu'on traçait l'appel.
Vous l'aviez prévu.
Selon lui, c'est une innocente manipulée, mais amoureuse.
Honnêtement, ça colle avec ce qu'elle a dit.
- Allons, souriez. - Pourquoi ?
Je l'ai perdue.
Elle est là où elle se croit à l'abri. Chez Roddy Ho.
Sûrement pas.
Faites-moi confiance. Je le sens dans mon chakra.
Avant de partir, elle a appelé un taxi. J'ai pu obtenir l'adresse.
C'est pas une pro.
Allons !
Pas même un merci ?
Faute de pouvoir vous accompagner, je vous suis à mon rythme.
Non. Vous savez pourquoi je ne vous fais pas confiance.
Un préjugé inconscient ?
Je veux protéger l'Étable de ce qui est en train de se passer.
Pour découvrir de quoi il retourne, on est du même côté.
Vous observez, c'est tout.
J'ai dit cinq. Ça fait dix.
Vas-y.
Fais entrer ce salopard.
Mon mari va vous recevoir.
M. Whelan ne peut pas rester pour le thé,
mais il est passé s'excuser, chéri.
Pas trop tôt.
Je ne suis pas venu m'excuser.
Et vos calomnies sur mon mari, votre sexisme à mon égard ?
Je suis tout sauf sexiste.
- Vous m'avez écartée d'une réunion. - Classifiée.
Vous n'aimez pas les femmes fortes.
Au contraire. Cependant,
je ne vous décrirais pas ainsi.
Si vous êtes venu me supplier
de ne rien publier, je suis désolée,
ça ne se passe pas très bien.
Je ne viens pas vous supplier.
Mais vous dire ce qui va se passer.
Cet article mensonger sur ma vie privée n'ira pas sur la place publique.
Vous êtes amoureux d'une prostituée.
J'ai entamé une conversation... une amitié
avec une charmante serveuse.
Ce que nous faisons en privé, ce sont nos affaires.
- Et quelles affaires ! Une prostituée. - Pas du tout.
Non. C'était...
une escort, enfin, elle allait l'être
pour payer ses frais d'université.
Je les ai payés pour qu'elle ne soit pas escort.
Vous avez donc payé une call-girl que, par ailleurs, vous sautiez.
Franchement,
vous pensiez que je serais venu sans arme nucléaire ?
Parce que ce soir,
Dennis Gimball...
Voici votre vie.
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