The first 200 lines.
Sérafina, regarde comme il est beau !
Non !
Pardon.
Vous me pardonnez ? J'ai eu si peur.
Pauvre petit ! Tu trembles !
Je sens ton cœur qui se débat comme un oiseau en cage.
Pour te faire oublier, prends ça.
Je ne sais pas si c'est bien joli.
C'est très joli.
Merci beaucoup.
Je peux vous aider à descendre à terre.
Mais après... Je ne connais pas Rio.
Après, ça ira.
Je connais la ville comme ma poche.
Je pourrais même te dire ton chemin.
Alors, on descend.
Regardez mes oignons !
Qui m'emporte ça ?
Salut, beauté !
On va se promener, beauté ?
Regardez mes colliers !
Un petit collier, ma fille ?
Je t'emmène, mignonne ?
Fini pour toi, Orphée... Passe à la caisse.
Qu'est-ce que tu fais là ?
On m'a dit d'aller jusqu'au bout.
Tu y es.
Tu n'es pas d'ici ?
Et où vas-tu ?
Chez ma cousine.
Ça, au moins, c'est clair !
Hermès ! Occupe-toi d'elle. Elle a perdu sa cousine.
Il va la retrouver. Il retrouve toujours tout.
Moi, je vais toucher mon oseille.
Encore une pour ta collection !
Elle est mignonne !
Un peu gourde !
Laisse-la-moi.
Fais attention, Mira est dans le coin.
Tu vois !
Orphée !
Tu lui dis la bonne aventure, Hermès ?
"Bonne" ? Avec sa tête, ça m'étonnerait !
Tu es trop sûre de toi, Mira.
Tu viens ?
Elle est folle.
Tu as déjà vu le Carnaval ?
Et c'est pour ça que tu viens ?
Tu iras quand même.
Personne ne résiste à cette folie.
Tu ne peux pas te tromper...
ce chemin te mènera où tu dois aller.
Merci, Monsieur.
Je m'appelle Hermès.
Si tu te perds, reviens me trouver ici.
J'y suis toujours. Je suis le gardien.
Je reviendrai.
Tu en as, de l'argent ! Fais voir !
Tu as trouvé ton chemin ?
Je ne peux pas me tromper.
Tu la connais ?
Alors pourquoi tu lui parles ?
Parce que je suis poli.
Elle est gentille, cette petite.
- Moi, pas ! Allez, viens ! - Où ça ?
Où ? Tu entends, Hermès ? Il demande "où" !
Tu as oublié qu'on doit se marier !
Je te parle !
Elle a des beaux yeux...
Et moi, j'ai de la mémoire.
Allez !
Le bureau N¤5 ?
1er étage, 2e porte à droite.
Enlève-moi cette casquette.
Ajuste ta cravate.
Laisse-moi t'arranger.
Embrasse-moi.
Il y a des gens.
Viens.
Pour une déclaration.
Lui ?
Vous désirez ?
Oh, pardon ! C'est pour demain.
Nous, c'est pour aujourd'hui. On veut se marier.
Vous êtes sûrs ?
En voilà une question !
Excusez-moi... je plaisantais.
On vient toujours ici pour se marier,
alors ça fait rire.
Alors, vos noms ?
Orphée ?
Et Mademoiselle s'appelle Eurydice ?
Eurydice ? Pourquoi dites-vous ça ?
Orphée aime Eurydice. C'est bien connu.
Tu aimes Eurydice ?
Eurydice ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
C'est une vieille histoire. Je plaisantais encore.
Je ne trouve pas ça drôle.
C'est fini les vieilles histoires, Orphée !
Entendu.
Moi, je m'appelle Mira.
Mira ! Tu viens ?
Tu es arrivée à ce que tu voulais.
Tu vas m'acheter une bague.
On est fiancés maintenant. Alors...
- Je n'ai pas d'argent. - Ce culot !
J'ai vu ta paie.
Tu refuses ?
J'ai ma guitare à retirer du clou.
C'est le Carnaval, demain.
Ta bague... achète-la.
Tu dois me l'offrir.
Avec quel argent ?
L'argent... si je te le prêtais ?
Mais c'est toi qui m'offres la bague !
Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Ma guitare, d'abord.
204.
310.
102.
340.
350.
Tu vas être beau comme un roi.
Un roi ? Je suis le Roi.
Excusez-moi.
Ces abrutis ne veulent rien me prêter sur ce phono.
Prends-le ! Tu vas voir ! C'est une pièce de musée !
Il marche très bien. Il vaut bien plus que 100 cruzeiros.
Il me manque 100 cruzeiros pour finir mon costume.
Prends l'argent dans ma poche, enlève-moi cette ferraille !
100 cruzeiros ! Il est à toi !
- Débarrasse-moi de ça ! - Non, il est à toi.
Attends... le reste est à toi.
Ça te fait rire ?
Tu as fait une bonne affaire !
Enlève-moi ça !
Attends.
Tiens-moi ça.
Tu n'es pas fâché ? Regarde si elle est belle !
Elle est jolie.
Tu me dois 1 100 cruzeiros.
C'est triste... il n'est pas venu.
Mais il viendra.
Chante !
Tu veux du pain ?
Merci, je n'ai plus d'argent.
Chico ! Mon Chico !
Ah, c'est toi !
Entre. Ça m'a fait un coup.
Je croyais que c'était lui.
Chico Boto, voyons ! C'est vrai, tu ne le connais pas.
Ce qu'il est beau ! Il navigue.
Mais il devait rentrer, pour le Carnaval.
- Tu es mariée ? - Non ! Pourquoi ?
On s'aime. Je suis folle de lui.
Il a des pectoraux... comme des assiettes.
Mais je suis contente de te voir.
Puisqu'il n'est pas là, ça tombe bien.
Tu es venue pour le Carnaval ?
Je me suis enfuie.
J'ai peur, Sérafina.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tu as peur ? De qui ? De quoi ?
D'un homme, arrivé au village. Il me poursuivait partout.
Parce que tu es jolie.
Non, il veut me tuer.
Tu es folle. Il veut coucher avec toi, c'est tout.
Il veut me tuer. Je le sais.
Tu sais ! Tu sais quoi ?
Et lui, il sait que tu es ici ?
Alors n'y pense plus.
Tu dois mourir de faim et je n'ai que des oignons.
Tu as de l'argent ? Non ? Tant pis.
Mon costume m'a coûté cher.
Mais on va s'arranger.
Pour un baiser, l'épicier nous fera crédit.
Tu es belle, tu sais.
Bonjour, Benedito.
C'est pour moi, cette figa ?
Non. Pour elle.
Mais tu ne la connais pas !
Comme ça, je la connaîtrai.
Tu la veux ?
Merci, Benedito.
Tu connais mon nom ?
Moi, je m'appelle Eurydice. Je garderai toujours ta figa.
Même quand je serai mort ?
Ne dis pas de bêtises.
Ce gosse a de drôles d'idées.
Un bisou !
Un seul !
- Et pour madame ? - Du poisson.
Toi, tu n'as pas d'argent.
Tu as gagné.
Et je t'amène une cliente qui n'en a pas non plus.
Mais tu vas nous faire crédit.
Allez, mon gros père, un petit crédit !
Toujours la même chanson !
Plains-toi ! Moi, personne ne me doit d'argent.
Tiens, en attendant.
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