The first 200 lines.
Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses
Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis
Renaîtront-il d'un gouffre interdit à nos sondes
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes ?
Ô serments ! ô parfums ! Ô baisers infinis !
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison
Mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles
Et je buvais ton souffle, ô douceur ! ô poison !
Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison.
- C'est fini, maintenant ? - C'est pas fini.
Allez, on y va, Jacquot.
- Des fois, le rideau s'ouvre encore. - Mais non. Viens. On y va.
- Papa attend. C'est fini. - C'est pas fini.
Des fois, ils ont un autre rideau. J'attends.
Viens, Jacquot. On commence.
- Tu crois ? - T'inquiète pas. Ça se fait.
Même à l'armée, les types se la montrent pour comparer,
pour mesurer, pour savoir...
Pour savoir quoi ?
- Dis, Robert... - Attention. Quelqu'un vient.
Comme on dit :
"Remets-la dans ta culotte, ça mange pas de pain."
Faites un peu attention. Ne salissez pas les fils.
- Vous voulez le plein ? - 5 litres.
Comme vous voulez. Le client est prince.
- Ça va ? - Bonjour, Simon.
Ah ! Les trois mouches du coche.
Je trouve pas ma Simca.
- Bonjour, m'sieur. - Bonjour, mon p'tit.
Tu as fait tes devoirs ?
- C'est vrai, ça. Tu les as faits ? - Pas encore, papa.
- Fais ce que dit papa. - Oui.
Dépêchez-vous, Mme Marilou.
Juste 5 litres. Bravo. Vous servez comme un chef.
Bonjour, Yvon. Tu as fait la sieste ?
Merci, M. Jean.
Je ne peux pas rester qu'avec un côté frisé.
- J'arrive, j'arrive... - Je joue Véronique dans une heure.
Et quand on s'ra mariés Je serai toujours le premier
Papa n'a pas voulu Et maman non plus
Mon idée leur a déplu Tant pis, n'en parlons plus
Les enfants obéissants Font tout c'que disent leurs parents
Papa n'a pas voulu Et maman non plus
- C'est dans la 2e partie, ça. - Oui. C'est dans le duo de l'âne.
C'est l'heure de l'apéro.
Le fer est trop chaud.
J'arrive dans cinq minutes.
Je ne veux pas que tu montes sur cette échelle.
- Et tes devoirs, tu les as faits ? - J'ai laissé mon cartable au fond.
- C'est terminé ? - Oui.
Le moteur cliquette encore un peu à froid, mais c'est normal.
Merci.
- C'est terminé ? - Oui.
Le moteur cliquette encore un peu à froid, mais c'est normal.
Merci.
Merci.
Allô ? Ici garage Demy. C'est une commande de voiture neuve.
Je veux une Citroën 7CV noire.
C'est pour un client qui est très pressé.
Ah, les gosses...
Toujours à encombrer l'escalier.
Viens, Jacquot. J'aime pas être en retard.
Je voulais une orange.
C'est l'amour
qui console le pauvre monde
C'est l'amour
qui rend chaque jour la gaieté
C'est l'amour
qui nous rendra
la liberté !
Bonne nuit, papa.
T'aurais dû venir, papa. C'était bien.
Mais je connais, moi, Les Saltimbanques.
C'est l'amour
qui flotte dans l'air à la ronde
T'aurais vu la cliente de maman. Elle faisait :
C'est l'amour
qui console le pauvre monde
Allez, "pauvre monde", au lit.
Bonne nuit, papa.
Et n'oubliez pas la prière.
Notre Père qui êtes aux cieux Que Votre règne arrive
Que Votre volonté soit faite
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien
Pardonnez-nous nos offenses...
Ils sont épatants, nos p'tits gars.
Je Vous salue, Marie, pleine de grâce
Jésus, le fruit de Vos entrailles, est béni
Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs.
Ainsi soit-il.
Maman, tu viens nous embrasser ?
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Et maintenant, en route En route
En route
"Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
"fit venir ses enfants..."
"...leur parla sans témoins :
"'Gardez-vous', leur dit-il, 'de vendre l'héritage
"'Que nous ont laissé nos parents : Un trésor est caché dedans.'"
Pour Jacques, l'enfance était un trésor,
et la sienne, une source d'inspiration pour ses films.
Allez. Maintenant, hop ! Laisse-moi écrire.
Dernièrement, il écrivait ses souvenirs d'enfant
et il m'en parlait beaucoup.
Des anecdotes remontaient à sa mémoire, des noms oubliés,
des détails soudain présents...
Il parlait de cette cuisine
où se passait l'essentiel de la vie de famille.
Il parlait surtout de sa mère,
qui en était l'âme et l'organisatrice.
Marilou, Marilou
Souviens-toi du dernier rendez-vous
Marilou, Marilou
Il émet évoquer les dimanches où l'on sortait
et ceux où le temps passait doucement.
Il avait vécu ce qu'il appelait une enfance heureuse.
C'est en souriant
que Jacques évoquait l'arrivée d'une parente de son père.
Une cousine de La Chapelle-sur-Mer
qu'un industriel brésilien avait transformée en poule de luxe.
Vous m'attendez.
Dis-moi, c'est bien ici le garage de Raymond ?
Raymond, c'est mon père. Vous lui voulez quoi ?
Tu ne me connais pas ? Mais je suis la tante de Rio.
Papa !
Patron ! Y a quelqu'un !
Ah, le voilà.
- Ah, c'est toi. - Mais oui.
T'es épatante, comme ça.
Viens. Je vais te présenter ma femme.
Marilou !
C'est la cousine dont je t'ai parlé, celle qui était partie au Brésil.
- Bonjour, cousine. - Oui. C'est moi.
Touche pas. C'est de l'organza.
Enfin, je connais ta famille. Bon, puisque c'est ça,
je vous emmène tous au restaurant La Cigale, ce soir.
Ne reste pas là, toi. Tu es invité aussi.
On s'embrasse, maintenant qu'on se connaît.
Oh. Je t'ai mis du rouge.
- Je pourrais chanter une chanson. - Oh non... Pitié.
Oh non, papa. Chante pas.
Il est bon, celui-là. Ça t'a pas manqué ?
Si. J'y pense souvent, au gros-plant.
Un jour, un producteur a dit à mon ami
que je pourrais faire du cinéma.
J'ai fait des essais.
Quand ils ont dit "gros plan", j'ai éclaté de rire !
- Le gros-plant, c'est du vin blanc. - À la vôtre.
Allez, on trinque.
Santé.
Ils sont beaux, les diamants.
C'est vrai. Tu n'aurais pas dû.
Moi aussi, j'ai été gâtée. C'est trop.
- Tu n'aurais pas dû. - Tu vas me le reprocher.
Non. Je suis très content de mon cadeau.
J'adore aller au casino. La roulette, ça me fascine.
Récemment, j'ai eu une série. Je gagnais, je gagnais...
Dans ces cas-là, j'achète des cadeaux pour tout le monde. Pour moi aussi.
Le rouge. Le 1.
Personnel.
13.
13. Final, 7.
Merci.
Personnel.
Tu as voyagé seule ?
Oui. Je vais rejoindre Bill Shuster à Munich.
C'est un homme très bien.
Mais avant, j'aimerais aller sur la tombe du grand-père.
J'étais loin quand il est parti.
J'attendrai
Le jour et la nuit
J'attendrai toujours
Ton retour
J'attendrai
Car l'oiseau qui s'enfuit
Celle qui rit de tout cela Qui veut plaire et s'en tenir là
C'est moi C'est moi Lola
Mais c'est mon nom.
Mais oui. On t'a donné le nom de ton grand-père.
Mais toi, tu es mon petit Jacquot. Hein ?
Avoir vu si jeune mon nom écrit sur une tombe
m'a donné le sens de la fragilité de cette existence.
Merci. On passe.
On peut dire que j'ai de la chance.
J'ai repéré une petite vieille et je lui ai fauché son sac à main.
C'est pas pour rien qu'on m'appelle l'anguille.
Je vais le cacher dans cet arbre,
car j'ai vu un gendarme.
S'il vient, rien dans les mains, rien dans les poches.
Et bonjour, Guignol. Bonjour, Gnafron.
Bonjour, monsieur le brigadier.
Dites-moi donc,
vous n'auriez pas aperçu un individu suspect ?
- Oui ! - Hein ? Un voleur de sac.
Et vous, les enfants, est-ce que vous ne l'auriez pas vu ?
Il est caché sous un buisson.
C'est pour Anne que tu fais le malin ?
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