The first 200 lines.
Requiem est inspiré de faits réels...
...mais les personnages et les situations décrits dans le film sont fictifs.
S'il vous plaît.
Elle est arrivée !
Qu'est-ce que c'est ?
Je suis prise. Je peux entrer en quatrième à l'université.
- On verra. - Mais c'est écrit !
- Michaela, tu sais bien. - J'ai déjà perdu un an. J'y vais.
Vas-y doucement. Tu peux peut-être essayer un jour.
Quoi ?
Sois un peu raisonnable.
On en a déjà parlé plusieurs fois.
Comment pourrais-tu y aller avec ta maladie ?
Je prends pas ces cachets pour rien. J'ai rien eu depuis 6 mois.
- Mais qu'a dit le docteur ? - Marianne, ça suffit comme ça.
Qu'a-t-il dit ?
- Que ça peut revenir à tout moment. - Exactement. Et tu seras là-bas...
...à Tübingen.
Alors on renonce à ma chambre ?
Quelle chambre ?
J'ai pensé que si elle va étudier, elle devra avoir un logement.
- Tu lui as loué une chambre ? - Maman, s'il te plaît ! J'ai 21 ans.
- Mme Krämer. - Michaela Klinger.
Votre chambre est en bas.
Par ici.
Voilà.
Votre nouveau chez vous.
C'est beau, spacieux...
...et très calme.
Eh bien, il y a cent filles qui vivent ici.
Elle sont toutes sorties par une si belle soirée.
Salue tout le monde pour moi.
J'allais presque oublier.
Papa...
C'est rien de spécial...
...mais une étudiante doit avoir une machine à écrire.
Prends soin de toi.
Merci, papa, pour tout.
Bonjour, restez un moment où vous êtes, d'accord ?
La Pédagogie sociale traite de valeurs communicatives.
Et de la façon dont on les développe soi-même.
Sinon, comment les transmettre ?
Croyez-vous au modèle de la pédagogie ?
- Moi ? - Oui, vous.
Je ne sais pas.
En quoi croyez-vous ?
En Dieu.
Vous trouvez ça drôle, hein ?
Et vous, en quoi croyez-vous ?
Vous voyez ? C'est bien là le problème.
Hanna ?
On était ensemble à l'école. Michaela.
Que fais-tu ici ?
Que crois-tu ? La pédagogie, c'est facile.
C'est mon option. Où vis-tu ?
- Dans le flat d'étudiants. - Moi aussi !
Tant mieux pour toi.
Une âme charitable ?
La pédagogie, c'est facile, hein ?
Où t'étais passée ?
En avant-dernière année, tu as disparu.
- J'ai arrêté un an. - Pourquoi ?
- J'ai pas de maillot de bain. - Moi non plus.
Viens, elle est bonne !
Tu ne me crois pas ?
Allez, viens !
Tu vas être baptisée !
Amen.
Fais voir.
- J'en veux une aussi. - Mange d'abord.
La première semaine était chouette.
On a eu un test écrit et ça a été.
Et j'ai rencontré Hanna Imhof.
Elle étudie aussi ?
Avec un père pareil...
Ça n'a rien à voir avec elle.
Je comprends mieux ton retard.
On ne t'a pas envoyée là-bas pour ça.
C'est moi qui voulais !
On peut manger en paix pour une fois ?
Apparemment non.
Toi, Vierge, promise des prophètes
Marie, nous t'appelons
Toi, trône de sagesse éternelle
Marie, nous t'appelons
Mère de Dieu, nous t'appelons
Regarde ! Les arbres ont changé, ils sont plus verts.
Avec ces branches.
Ravi que tu aies pu venir au pèlerinage.
En ai-je déjà manqué un ?
Là-haut.
Tu veux entrer ?
Tu peux prier, maintenant.
On a volé quelque chose.
Tout a l'air si vieux.
Luigina.
Giuseppe.
Des anges avec des roses.
Elle a l'air si triste.
Tu as demandé quoi à Sainte Catherine ?
Seule la sainte le sait.
Est-ce qu'elle répondra ?
Il faut bien écouter.
Elle envoie un signe et alors tu la sens.
Tu ne l'as pas encore sentie ?
Merci.
S'il te plaît.
J'ai prié et demandé au Seigneur de te protéger.
Il est magnifique. Merci.
- Je ne te décevrai pas. Parlons... - Arrête ! S'il te plaît !
Regarde, un rosaire.
Michaela !
Que fais-tu ici ?
Papa ?
- Je ne sais pas. Il y avait... - Quoi ?
J'ai entendu des voix et puis j'ai vu...
Assieds-toi.
Heureusement que c'est moi et pas ta mère. Ça n'aurait rien arrangé.
Allons-y avant que les autres arrivent.
Je suis désolée.
- Je vais couper. - T'es sûre ?
Ça peut pas être pire.
Ou bien si ?
Une entrée, s'il vous plaît.
- Bière, soda, coca ? - Tu veux une bière ?
Quelque chose de frais.
Santé.
- Depuis quand tu es à Tübingen ? - C'est mon premier semestre.
- Tu étudies quoi ? - Je veux être institutrice.
- Et toi ? - La chimie.
- Chouette, non ? - Bof...
Mon père fait des compléments alimentaires. Je vais reprendre sa société.
Je dois aller vendre des sandwiches.
Je peux ?
Désolé.
Je vais danser.
Réveille-toi ! On est en retard !
T'as encore oublié de me réveiller.
Idiote !
Réveille-toi !
Lâche-moi !
Sors de là !
- Tiens. - Merci.
Pourquoi t'as rien dit ? L'épilepsie...
- T'as arrêté l'école pour ça. - J'en ai tellement marre.
- Tu as un médecin ici ? - Laisse tomber.
Tu sais combien de médecins j'ai vu ?
En fin de compte, personne ne sait rien.
"Diagnostic par élimination".
On essaye et on voit si ça marche. Puis on te donne d'autres cachets.
Avec des effets secondaires et des cachets pour ça aussi.
Tu dois accepter ta maladie. C'est dangereux, Michaela !
- T'as aucune raison d'en faire un secret. - Je sais, mais j'ai honte.
T'aurais pu me le dire.
Si jamais mes parents l'apprennent, je ne pourrai pas rester.
Je ne dirai rien si tu vas voir un médecin.
En pleine semaine ? C'est une surprise.
Vous avez une minute à m'accorder ?
Peppermint ?
Tu as perdu ta langue ?
Vous allez me croire folle, mais personne d'autre ne me comprend.
Si je dois comprendre quelque chose, il va falloir que tu me parles.
À Saint-Carlo...
...je me suis réveillée en pleine nuit...
...et je ne pouvais plus toucher le rosaire.
J'ai essayé, mais quelque chose me retenait...
...comme si je n'étais plus moi-même.
Et après, ça a recommencé. Cette nuit.
Il y avait des visages affreux et des voix qui me traitaient de traînée.
Vous n'imaginez pas ce que je vis.
Ça arrive tout à coup. Ils sont partout et j'ai beau...
...fermer les yeux ou me cacher, rien n'y fait, ils crient sans cesse.
Et que crient-ils ? Que tu es une traînée ?
Que tu ne peux pas toucher le rosaire ?
- Ne vous moquez pas de moi. - Tu l'as sur toi ?
Ce n'est qu'un souvenir d'un magasin.
Pourquoi vous ne me croyez pas ?
Écoute-toi donc parler ! Des visages, des voix !
De quoi parles-tu ? Du diable ?
Nous croyons en lui, en Dieu aussi, mais ce sont des symboles...
...des exemples d'orientation, pas des choses littérales.
- Mais Père Landauer... - Ce sont des bêtises !
Des fantaisies !
De la pâture pour psychologues.
Vous êtes fâché car vous avez peur.
Vous savez que je ne mens pas et que je n'invente rien.
Tu viens de commencer des études. Tu as enfin pu partir d'ici.
Dans quoi t'es-tu laissée entraîner ? Cherche ta propre voie !
Mais où mène-t-elle si je vois ces choses ?
J'ai cru que vous pourriez m'aider.
Il se passe tellement... je ne sais pas.
Tu ne t'y fais pas encore ?
Les premières semaines, j'ai aussi eu du mal.
Je comprends.
Stefan...
- Promets-moi que tu seras toujours là. - Bien sûr.
Embrasse-moi.
- Tu veux une demande écrite ? - Arrête !
Tu as sûrement dû prendre du bon temps avec Stefan ?
- On devrait pas étudier ? - La journée est presque finie.
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