Variety

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Variety 1983 BluRay
A Commentary by zadibao
Mubi subs, resynced to BD

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bluray
Published on: 2025-08-30
Downloads: 29
Hearing Impaired: No
FPS: 23.976

French subtitle preview

The first 200 lines.

Tu me prêtes ton rouge à lèvres ?

Bien sûr.

- "Ville du pêché" ? - Pas mal, hein ?

- Génial. - Je l'adore.

Merci.

J'en mets pour faire comme ma mère.

Moi, je ne fais rien comme ma mère.

Sinon je serais bibliothécaire.

Au moins, tu as un boulot.

Ouais, dans le même bar depuis trois ans !

Je ne vends pas mes photos.

À 50 ans, je serai toujours serveuse.

- Tu n'aimes pas ? - L'endroit, si.

Mais écouter des ivrognes

raconter les mêmes histoires chaque jour !

Tu veux une histoire ?

- Devine ce que j'ai fait. - Quoi ?

Je cherchais un boulot dans le quartier de la fourrure.

J'avais vu une annonce dans le journal pour...

un poste de chargée de publicité.

Je n'ai aucune expérience dans ce domaine,

mais je me suis dit : "Pourquoi pas ?"

J'y vais, je vois un type, on parle, et puis il me dit :

"Bon. Suivez-moi, il faut que je voie vos nichons."

- Non ! Tu plaisantes ! - Pas du tout.

La vache !

Je lui dis : "J'en veux pas, de votre sale boulot !" Et je pars.

Il me lance : "Ils sont trop petits, de toute façon."

Quel con !

Ils sont pas du tout trop petits.

Merci, Nan.

Franchement, il vaut mieux rester chez soi.

Il n'y a plus de boulot !

C'est n'importe quoi.

Et enseigner ? Tu l'as déjà fait.

Tu as ton diplôme, enseigne.

Je devrais retourner dans le Michigan.

Merci quand même.

Et ce type dans l'édition, il n'a rien à te proposer ?

Des travaux de relecture, de correction...

Non, je l'ai appelé, il n'a rien du tout.

Tu écris des articles. Tu pourrais les vendre.

- Mes articles, personne ne les lit. - Tu exagères.

C'est la vérité, Nan.

Et puis là, primo, je ne supporterais pas un refus

et secundo,

ça ne rapporte pas beaucoup.

J'épluche les annonces chaque jour.

Tu ne trouveras rien dans le journal.

Les boulots vont aux membres des familles des annonceurs.

Sors de ta tanière, chérie, et va chercher.

Tu es mince, jolie.

Tu pourrais vendre des fringues. Sur la Cinquième Avenue.

- "La Cinquième Avenue"... - Oui.

Il y a une sacrée concurrence.

Je t'assure.

Les gens feraient n'importe quoi pour du boulot, y compris moi.

Franchement, Nan,

si je ne trouve pas un boulot vite, ça va mal finir.

- Sérieux ? - Oui.

Ça...

craint vraiment.

J'ai un plan boulot, Christie, mais tu ne voudras pas.

Ce n'est pas ton genre.

- Si. - Ce n'est pas pour toi.

Ça m'intéresse, dis-moi.

- Je peux t'appeler Christie ? - Oui.

Christie, c'est très joli. Moi, c'est José.

- Un ticket ! - José, d'accord ?

Hé, minute, mec !

Allez, c'est à toi.

- C'est combien, le ticket ? - Deux dollars.

Allez, bon boulot. Je reviens.

- Deux dollars. - Oui, voilà.

De belles filles rien que pour vous,

de jolies filles,

en chair et en os, sur grand écran.

- La forme, mec ? - Ça va.

D'ac !

Bonne séance. Attention à l'écran, OK ?

Allez, venez !

Tentante, délicieuse, lascive, généreuse,

la fille de vos rêves vous attend sur l'écran...

Par ici, mec ! C'est la bonne adresse.

Le bon spot. C'est pas une agence d'intérim.

- Bonne soirée. - Deux dollars.

Les plus jolies, les plus belles...

Hé, ça va, mec ?

Super, il y a foule ce soir !

Deux dollars.

Venez, entrez donc. Il y a de la place pour tout le monde.

Pour votre oncle,

pour votre grand-père,

pour votre beau-frère.

Ça va, mec ? Content de te voir !

Christie ! Tu as une clope ?

Une pause en échange du paquet.

Une pause contre le paquet !

C'est d'accord. Pas de problème.

- Vas-y. - J'en prends une.

Juste une, hein.

Just une, et le briquet.

Moi, à la caisse, je fume clope sur clope. J'aime pas...

être interrompu. Bonne pause.

Alors... La vache ! Comment on tient, là-dedans ?

Oh oui !

Oh oui !

Salope ! Tu es une putain, hein ?

Une putain, oui.

Oh oui !

Je veux voir tes yeux.

Tu sais ce qui m'a vraiment plu ?

Quand tu es partie en courant.

- Pourquoi ? - C'était beau à voir.

Et merde !

Ça va ?

Merde.

- Un coca ? - Quoi ?

Vous avez renversé votre coca, je vous en offre un autre.

Merci.

Je vous en prie.

Alors... c'est le genre d'histoire qu'on apprend par les côtés.

Comment tu t'y prends ?

J'ai appris que des membres du syndicat

tentaient de se faire élire délégués.

N'étant pas de la maison,

ça n'a pas marché et ils se sont tous fait virer.

Ah, merde.

J'ai... su aussi que beaucoup parmi eux étaient mécontents,

ça m'a mis la puce à l'oreille et j'ai été leur parler.

Ils disent que le syndicat, c'est la mafia.

C'est du lourd.

Je ne comprends pas. Comment ça marche ?

Beaucoup de gars qui vendent du poisson en gros

se font complètement arnaquer.

Alors...

pour en avoir le cœur net, je suis allé les voir.

Je pensais qu'ils voudraient parler, tout déballer.

Seuls deux d'entre eux l'ont fait.

Ils doivent payer un loyer pour des cartons

avec le cachet du syndicat.

Juste pour afficher ces petits cartons,

ils doivent payer 3 000 dollars par an.

La vache !

- Et ils sont 40 à 50, en tout. - Un paquet de pognon !

Autrement dit, un loyer annuel de presque cent mille dollars.

Le syndicat fait une sorte de racket.

Mais aucun d'entre eux ne veut donner de noms ou être cité,

donc c'est tout ce que j'ai.

Je peux avoir un café ?

J'ai trouvé du boulot hier.

Super ! Quoi donc ?

Un boulot quelconque.

Quoi, comme boulot ?

Sur la 48e rue. Ça ne va pas me rapporter beaucoup.

C'est quoi ?

Je tiens la caisse dans un cinéma.

Ah, c'est bien. Tu me feras entrer à l'œil.

Quels films sont projetés ?

Des films porno.

Vraiment...

Du porno ?

Oui.

Je suis dans une cabine de verre entre le hall et la rue.

La plupart des types qui viennent

sont des solitaires, des marginaux.

Des hommes d'affaires, aussi, qui ne doivent plus bander.

Parfois, je me dis qu'ils viennent là,

pensant que je suis une espèce d'attraction,

mais bien souvent, ils sont plutôt embarrassés par ma présence.

Tu travailles là seule ?

Non, il y a un gars qui contrôle les tickets, José, très sympa.

Il garde un œil sur moi.

Le soir, je compte ma caisse et je file.

Quoi d'autre ?

Quoi d'autre ?

Pas grand-chose...

Le matin, les types sont devant

et attendent que les portes ouvrent.

Ils traînent les pieds,

ils sont là à attendre.

Ils parlent peu.

Quand les portes s'ouvrent, l'odeur du produit de nettoyage se répand.

Ça pue !

Les types se précipitent pour avoir les meilleures places.

Les sièges sont presque tous cassés,

pas du tout confortables.

Dans la salle, sur l'écran,

une femme défait son soutien-gorge.

Elle se tourne légèrement et retire son slip.

Elle se lèche les lèvres,

caresse son téton, qui durcit,

et dit : "Baise-moi."

Tu vas dans la salle ?

Oui.

Désolé, je dois y aller. J'ai un rendez-vous à 14 h.

On se voit ce soir ?

Je ne crois pas. Je t'appelle.

- Tu peux payer pour moi ? - Bien sûr.

Tiens.

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