The first 200 lines.
Brigade mobile.
Créée en 1907 par Clemenceau pour mettre un
terme à une vague de banditisme sans précédent
qui marque le début du XXe siècle, ce corps de police spéciale est le premier au monde
à utiliser contre le crime toutes les ressources de la science moderne.
Les résultats obtenus ont été spectaculaires.
Mais si les hommes du Tigre, comme on les
appelle, sont venus vite à bout des nombreuses
bandes qui infestaient les campagnes, il en va autrement des organisations criminelles,
mieux structurées, au fait des techniques modernes et
dont les ramifications s'étendent souvent à plusieurs pays.
Monsieur Clemenceau,
vos flics sont maintenant devenus des cerveaux incognitos.
Ils ont laissé leur vélo et leurs chevaux.
Pendant ce temps, dans des romans, certains racontent comment...
faire un casse tranquillement pour tuer le temps.
Je voudrais les y voir...
à notre place, pour éviter d'en prendre pour 20 ans.
Sous-titrage Société Radio-Canada.
Messieurs, je vous présente M. Okada.
M. Okada, de passage en Europe, a bien voulu nous faire l'honneur de
procéder à une démonstration d'une technique de combat en usage dans son pays.
Comment appelez-vous cette lutte déjà?
Jujitsu.
Et j'ai pensé que tu pourrais lui donner la réplique.
Moi? À ce monsieur?
Voyons, Paul, ce n'est pas sérieux.
On n'est pas dans la même catégorie.
Et puis, je ne veux pas lui faire de mal, à ce monsieur.
Non, non, il prétend que la force n'a aucune importance.
Comme vous voudrez.
Asseyez-vous, messieurs.
Vas-y.
Comment dites-vous que ça s'appelle? - C'est le jujitsu.
Dans cinq minutes, dans mon bureau. Bravo, monsieur.
Alors, tu ne veux pas essayer?
Agnès du roi de Norvège en avait cette nuit en plein Paris.
Et pourquoi est-ce nous qui devons nous occuper de ça?
Ordre du ministère de l'Intérieur.
Ils ont reçu des consignes formelles des Affaires étrangères.
Il paraît que le gouvernement négocie actuellement
des marchés très importants avec le roi Håkon.
Cette affaire tombe mal.
Très mal.
Il faut en finir au plus vite.
Discrètement, si possible.
Pour la discrétion, ça commence bien.
On ne peut pas empêcher les journalistes de faire leur métier.
Que faisait-il là? - Demande-le-lui.
L'article est signé Durieux.
Antoine Durieux.
Oui, j'avais déjà eu l'occasion de la rencontrer à un cocktail.
Et je l'ai tout de suite reconnue.
Christina Knudsen, la propre nièce du roi de Norvège.
Et jolie fille avec ça.
Ça ne s'invente pas.
Vous n'avez pas été surpris de la trouver là?
Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de gens du beau monde qui aiment venir
s'encanailler dans ce genre d'endroits. Moi, j'y vais d'ailleurs à cause d'eux.
Histoire de glaner un petit écho.
Ou un gros. La preuve.
Enfin, une jeune fille seule, ça n'arrive pas souvent.
Justement.
Je me suis dit que ce serait peut-être pas une
mauvaise idée de garder un œil sur elle.
Et ensuite, au bal, qu'est-ce qu'il s'est passé?
Oh, rien de spécial.
Elle a dansé avec l'un, puis l'autre.
Avec tous ceux qui l'invitaient.
Ça avait l'air de l'amuser.
Un caprice, apparemment.
J'ai même appris qu'elle avait réussi à semer
son chevalier servant au cours de la soirée.
Drôle de fille, entre nous.
Et pas frileuse, croyez-moi.
Ensuite,
quand elle est partie,
j'ai décidé de la suivre pour voir.
Et là, j'ai vu.
Vous avez fini, tous les deux? - Oui, oui.
Rien d'autre à me dire, M. Durieux?
Non.
Bon. Je vous ferai signe quand j'aurai besoin de vous.
Bien.
Très bien, M. Le Ministre.
Entrez.
Ah! 100 000 francs.
C'est la somme que demandent les ravisseurs.
Ils viennent d'appeler l'ambassadeur de Norvège.
L'ambassadeur veut maintenant arrêter nos investigations.
Alors, qu'est-ce que je fais?
Le gouvernement a décidé de payer lui-même la rançon.
Belle générosité, avec l'argent des contribuables.
On compte sur vous pour attraper les ravisseurs au moment de l'échange.
Comment ça se présente?
Eh bien, le rendez-vous est fixé
ici. Ici.
Demain à 18 h.
L'ambassadeur doit se présenter seul avec l'argent.
Là, il recevra de nouvelles instructions.
Pas facile à surveiller.
Ils ont bien choisi l'endroit.
Il est l'heure.
Je ne vois rien.
On attend encore un peu.
Allez voir.
Suivez la route indiquée jusqu'à ce qu'on vous arrête.
N'essayez pas de prévenir.
Vous êtes surveillés.
Restez naturels et démarrez.
Rien de ce côté, commissaire.
Rien, rien.
Laissez l'argent sur le tas de bois à votre gauche.
Puis gagnez la clairière au bout du chemin et prenez la route à droite.
Si le compte y est, un quart d'heure plus tard, Christina vous rejoindra.
Tu vas alerter tous les groupes.
Il faut faire cerner ce secteur-là.
Et regroupement au point « D ».
Compris? Allez, fonce.
Bon. Chevalier, vous restez ici.
Pas un geste ou je tire.
Où est la fille?
Allez, vite.
Au moindre ennui, mes complices la descendent.
Il bluffe. Il n'a pas de complices.
On vient de ratisser tout le secteur. Il n'y a personne.
Pas de complices et pas de fille non plus.
Il est tout seul.
Charles-Émile Kutz, dit « la Sonnette ».
Trois condamnations pour escroquerie.
Cette fois, tu risques la relégation, Charlie.
Si tu sais quelque chose, je te conseille de parler.
Je vous jure, je sais rien du tout.
C'est en lisant les journaux que l'idée m'est venue.
Je voulais juste me faire un peu d'argent.
100 000 balles? Une paille, hein?
Si j'avais demandé moins, personne m'aurait cru.
Tu connais du monde, Charlie.
Tu aurais peut-être quand même une vague idée
de ceux qui ont réellement fait le coup, non?
Justement, je me suis renseigné, vous pensez!
Personne dans le milieu n'était au courant. Alors j'ai tenté ma chance.
Bon, ça va. Vous pouvez l'emmener.
Ben, qu'est-ce qui t'arrive?
Oh, rien.
M. Le patron, M. Ocana.
Le jiu-jitsu, tu connais?
Petit, il te fait dur et t'es pas le luxé. Enfin, j'ai rien, hein.
Tu vas gentiment rentrer chez toi et te soigner.
Berthouin te remplacera.
Berthouin? Mais c'est une bricole, je te dis.
Non, non, pas question. Tu sais que le patron rigole pas avec ça.
Dis-moi, ce type, vous en avez tiré quelque chose?
Non. Je ne crois pas que ça vienne du milieu.
C'est peut-être une histoire d'amour romanesque.
Oh, la mêle pas à ça, va.
Ils ont déjà tout imaginé, hein, madame.
L'amour, la vengeance, la politique, tout y passe,
je te dis. On ne parle que de ça dans les journaux.
Oui.
On en parle même trop.
Tu les connais, hein?
Pour un papier sensationnel, ils écriraient n'importe quoi.
Oui.
Eh bien, s'ils veulent du sensationnel,
je vais leur en donner.
Voilà. Ça faisait longtemps. Tu sais que t'es fait
pour une agence de presse, pas pour les brigades.
La presse, parfois, ça a du bon.
Tu parles! Massage et compagnie, oui.
Mensonge pour mensonge, autant qu'ils nous servent.
Et je vais m'en occuper personnellement.
Demandez le journal sensationnel!
Vite! Le ravisseur de Christina Coulson a agi avec ses complices.
Demandez le journal sensationnel!
Un corps sans tête retrouvé dans les sommes serait celui de la jeune fille.
Demandez le journal… Merci, madame.
Demandez le journal sensationnel!
Knut, le ravisseur de Christina Coulson… Merci, monsieur.
Demandez le journal sensationnel!
Knut, le ravisseur de Christina Coulson a agi avec ses complices.
Un corps sans tête retrouvé dans les sommes…
Qu'est-ce que c'est que cette histoire?
Ah, ça!
C'est le plus beau mensonge que la presse ait jamais publié. Je suis
bien placé pour le savoir. C'est moi qui leur ai fourni l'info.
Vous? Dans quel but?
Pour endormir la méfiance du véritable ravisseur et
lui faire croire que nous suivons une fausse piste.
Et après?
Repartir de zéro, mais plus discrètement.
Et cette histoire de bonne femme repêchée dans la rivière?
Entièrement inventée pour la cause.
Bonjour, M. Ferre.
Bonjour, mon petit.
Qu'est-ce que c'est que ça?
Regarde à l'intérieur.
D'où ça vient?
Ça, je te le donne en mille.
Un type l'a trouvé, paraît-il.
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