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On est rentrées !
Bah ? Monsieur Stude ?
Madame !
Flamme ?
Cette bougie…
Que se passe-t-il ?
Sara.
Oui…
Stude !
Mais pourquoi ?
Milkit !
Pas question de l’épargner.
Devant leurs exactions, Flamme entra dans une rage folle.
Sa colère n’était cependant pas guidée par un désir de justice.
Quoi encore ?
On m’avait pas prévenu que t’étais rentrée !
Enflure !
CRUAUTÉ ET AMITIÉ
Attends, Flamme !
Stude et sa mère sont vivants !
Tout va bien ! Je les ai sauvés avec mes sorts de soins !
Il y a une punition plus appropriée pour lui !
Flamme !
T’as baissé ta garde !
Je te l’ai déjà dit la dernière fois, Sara.
C’est pas le moment de discuter, gamine.
Si je tends le bras, tu meurs en devenant une fontaine de sang.
Dans ce monde,
il y a des ordures irrécupérables qui méritent la mort.
C’est toi, l’ordure. T’es qu’une misérable esclave.
Allez, supplie-moi pour ta vie !
Attends, pourquoi tu ne meurs pas ?
Non ! Arrête ! Je t’en supplie !
Attends, Flamme !
Arrête ! Ah…
Merci d’avoir supplié pour rien.
Désolée, Sara,
mais moi, je pense que ces vauriens ne méritent rien d’autre.
Même en les châtiant, les vraies ordures
n’apprennent jamais de leurs erreurs.
Ils ne méritent…
rien d’autre ?
Ça me file la gerbe.
Heureusement, tu n’as rien…
Vous l’aviez acheté exprès pour moi…
Je suis vraiment désolée, Maîtresse.
C’est rien, voyons.
Inutile de t’excuser pour ça.
Au contraire, c’est grave.
C’est le premier objet de valeur que vous m’ayez offert.
Alors, je suis vraiment navrée, Maîtresse.
Ça ne reste qu’un vêtement, il y a plus important !
Tu ne vois pas ce qui compte le plus pour moi ?
Est-ce que vous pleurez ?
Oui, car je suis une incapable…
Pourquoi tu ne me reproches pas d’avoir tardé à venir ?
Fais-le, bon sang !
Tout en sachant cela impossible,
elle aurait voulu malgré tout qu’on lui exige des excuses.
Je ne suis qu’une simple esclave, ça aurait été présomptueux
d’espérer que vous me sauveriez.
Ne dis pas des choses pareilles !
Tu devrais le souhaiter ! Fais des caprices !
Laisse-moi m’occuper de toi !
Je me donnerai à fond pour que tu ne manques de rien
et pour réaliser tes rêves !
Je l’ai imaginé un instant,
que vous veniez à mon secours.
Mais une esclave n’a pas le droit de penser ça…
Tu devrais, au contraire !
On n’est pas maître et esclave !
Je te parle de notre relation à nous !
Moi, je veux te gâter
et te rendre heureuse à en crever, Milkit !
Quelqu’un pleurait pour elle
et ne voulait que son bonheur.
Tout était si nouveau pour Milkit qu’elle ne sut pas quoi répondre.
Quoi ?
Tu veux leur creuser des tombes ?
À ces vauriens ?
Je sais que ta foi te pousse à la miséricorde.
Pour autant, je ne pense pas que ces bandits méritent tes prières.
Je n’ai pas arrêté d’y réfléchir, Flamme,
mais je ne trouve pas la réponse.
Après, la réflexion n’est pas mon fort.
J’ignore qui sont les vrais méchants et comment les punir.
Je n’en ai aucune idée.
Tu sais, ce n’est pas une mauvaise chose.
Mais tu as souffert à cause de moi !
S’inquiéter est l’apanage de la jeunesse.
C’est n’importe quoi !
Il n’y a que six ans de différence entre nous.
À l’adolescence, six ans, c’est énorme,
alors écoute gentiment l’adulte.
Gare aux chatouilles, sinon !
Arrête, je les crains !
C’est bon, Kiril. Ramène-nous à la capitale.
D’accord.
Seule l’héroïne peut utiliser le sort de retour par téléportation.
Reprends-toi, Kiril.
Vraiment navrée, Gene.
– Tu crois que t’excuser suffit ? – Arrête !
Fait chier…
Bon sang ! C’est pas vrai !
On s’est débarrassés du boulet, alors pourquoi ça finit comme ça ?
Nous comptons sur toi, Kiril.
Return.
Bien, nous repartirons dans deux jours.
N’oubliez pas de vous ravitailler entre-temps.
Encore une fois, nous avons échoué à atteindre l’objectif fixé.
Les tensions entre Gene et Kiril n’aident pas, en plus.
Il faudrait que Kiril prenne conscience de ses devoirs d’héroïne.
Nous avons reçu l’importante mission d’exterminer les démons.
Et nous devons absolument y parvenir.
Un problème ?
Non, c’est rien.
Je me demandais si on y arriverait, avec deux personnes en moins.
Inutile de se soucier des déserteurs.
Ah oui, tu crois ?
Bon, l’Église a aussi ses torts.
D’ailleurs, j’étais étonné en voyant les statistiques de Flamme.
Comme quoi, même Dieu fait des erreurs.
Il n’en fait jamais.
Pas Origine.
Si ce n’est pas une erreur,
ça voudrait dire que Flamme remplissait un rôle essentiel dans l’équipe.
C’était quoi, à ton avis ?
Aucune idée.
Les voies d’Origine sont impénétrables.
Qu’a donné l’enquête du laboratoire de recherche, Neigas ?
Comme tu le pensais, Sheitoom,
il est ancien et j’ai trouvé des documents vieux de 30 ans.
Ainsi qu’un monstre avec un de ces fameux noyaux.
Ils préparent une nouvelle attaque ?
Ce pouvoir n’a rien à faire entre les mains des humains.
Comment ont-ils bien pu l’obtenir ?
Le sceau ne se serait pas affaibli, ma chère Roi-démon ?
Le sceau n’a pas bougé depuis que je suis devenue la prêtresse.
Au passage,
je t’ai déjà dit d’arrêter de m’appeler ainsi, Tsyon.
C’est toi qui as fait de nous les trois généraux démons,
alors, je t’appellerai aussi par ton titre.
Arrête ta comédie, Tsyon.
En vrai, tu aimes bien faire partie des trois généraux, non ?
L’autre jour encore,
tu hurlais aux héros de satisfaire le général démon que tu es !
Neigas ! Sale peste !
C’est vrai ? Tu en es fier, Tsyon ?
Navré pour l’attente.
GIGOT D’AGNEAU DANS SA SAUCE AUX CHAMPIGNONS
Un gigot d’agneau dans sa sauce aux champignons.
Enfin bon, les héros n’imaginent sûrement pas
que les trois généraux sont juste des amis d’enfance.
Tsyon.
Neigas.
Dhiza.
Je n’ai fait que réunir les démons les plus compétents.
Et vous obtenez de bons résultats.
Tu trouves ?
Détruire des villes ne m’enchante guère.
Nous n’avons pas le choix.
C’est le seul moyen de faire comprendre aux humains
qu’on ne veut pas de guerre.
Les humains… Je ne veux pas les combattre, mais je croyais
qu’on ne pourrait pas se comprendre.
Pourquoi tu dis plus rien, d’un coup ?
Pour rien. Regardez plutôt ça.
C’est quoi, cette fleur ?
Ah, c’est pas ça ! C’est rien du tout !
Attends, ces trucs résistent à mes flammes !
Qui a réussi à le briser ?
C’est Flamme.
Tu rigoles ?
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