The first 200 lines.
Butch Cassidy, célèbre bandit américain du début du XXe s.,
dirigea les gangs la Horde Sauvage et les Voleurs de Trains.
Pourchassé par la justice,
il s'enfuit en Bolivie avec son ami le Kid.
On pensait qu'ils avaient été tués par l'armée bolivienne en 1905.
Des chercheurs ont récemment analysé des restes...
...retrouvés à l'endroit où ils auraient été enterrés.
Ce n'était pas eux.
Cher Ryan,
tu dois te sentir seul après le décès de ta mère.
Tu es trop jeune pour cette épreuve.
Elle a dû te parler de moi. Je n'ai jamais cessé de penser à toi.
Bien que je ne t'aie jamais vu, je te reconnaîtrais dans le noir.
Ces dernières années ont été dures.
On est peu à être encore vivants.
La région où je vis est agréable.
Les gens sont tranquilles, la paix règne.
Mais je ne me sens pas chez moi.
Il est temps pour moi de rentrer.
Brûle cette lettre après l'avoir lue, comme faisait ta mère,
et attends-moi.
Affectueusement,
ton oncle.
Gare à toi.
Demain, je ne viendrai pas.
Vous devez nous payer le travail de cette semaine.
Vous nous devez aussi les semences.
Tu sais où se trouve l'argent. Sers-toi.
Vous êtes le patron. C'est à vous de me donner l'argent.
Je ne peux pas le prendre, ça ne se fait pas.
Je ne suis pas votre femme.
Bien sûr.
Tu as raison, Yana.
Tu as raison.
Tu veux une cape?
M. James, vous allez partir?
Ma mère dit que les gringos s'en vont après s'être enrichis.
Vous êtes gringo, mais vous n'êtes pas riche.
J'aurai assez d'argent en vendant les chevaux.
Prends soin de toi.
On se verra à mon retour de Potosí.
Ensuite, je partirai pour de bon.
Surveille-le.
Je retire tout mon argent.
En dollars, s'il vous plaît.
M. Blackthorn,
êtes-vous mécontent de nous?
Je dois vous dire une chose:
on ne s'était jamais aussi bien occupé de moi dans une banque.
Bonne journée.
Votre whisky... américain.
Tenez.
Les Américains et leurs manies.
Il y a du bon scotch ici, du cognac...
Mais M. Blackthorn tient à son whisky américain.
On dirait que ça me poursuit.
Bravo pour la vente.
Vous êtes un bon éleveur de chevaux.
Ces bêtes vont faire des envieux.
On pourrait penser qu'ici, en Bolivie,
avec tous ces foutus Indiens,
il y a de bons chevaux.
Aucun rapport avec les Indiens.
C'est trop haut et escarpé pour des chevaux.
Et si on faisait quelques parties de cartes?
Qu'en dites-vous?
Oui, volontiers.
Les cartes me manquent à la ferme.
Il n'y a que des satanés Indiens là-bas,
pas de gens civilisés comme vous.
Doucement.
Me laisse pas, Cinco.
Doucement.
Bouge pas.
Viens ici, le cheval.
C'est ça.
Cinco.
Bordel.
Il est vide.
Lève-toi.
S'il vous plaît...
Je meurs de froid.
Chilien?
Espagnol.
Un conquistador.
Je suis venu travailler.
Vous allez me tuer?
Tu parles anglais.
Tu sais au moins où on est?
Dans un coin paumé.
Mon avenir a filé avec le cheval.
Toute ma fortune: 6000 $ pour rentrer chez moi.
Le cheval en vaut 500.
J'ai ta vie entre mes mains, mais elle vaut que dalle.
Je suis désolé.
Je croyais que vous me traquiez.
S'il vous plaît, je veux vivre encore un peu.
Sans blague.
Fais comme chez toi.
Bouffe.
Bouffe, espèce de lâche.
C'était facile comme saut.
'Les meilleurs chevaux.'
ÉTATS-UNIS, 1900 - 27 ANS PLUS TÔT
Je te ferai galoper...
...jusqu'à El Paso.
Merde.
Allez.
Putain.
Qu'est-ce que tu fous, Butch?
Drôle d'endroit pour se reposer. - La vue est belle.
Elle est adroite. Tu lui as appris?
Elle a tout appris toute seule.
Tu pourrais retenir son prénom.
kid...
...il faut qu'on parte.
T'inquiète, c'étaient les derniers.
Tu m'écoutes pas.
Je veux partir d'ici.
Aller en Amérique du Sud, maintenant.
Butch veut partir.
Aller en Amérique du Sud.
Il veut que je le suive.
Pourquoi tu me dis ça?
Je trouve que c'est une bonne idée.
Tous les trois.
C'est tout.
Excellente idée.
Tu joues avec le feu.
S'il vous plaît...
...Ça fait des jours qu'ils me poursuivent.
Aidez-moi.
Maintenant, va-t'en.
Taypi est à 25 km, au bout de cette voie, suis-la.
Même là-bas...
...ils me rattraperont et me tueront.
Ils auront bien raison.
J'aime pas me répéter, enfoiré.
Lève-toi et suis la voie.
S'il vous plaît,
ayez pitié, aidez-moi.
Je vous rendrai votre argent.
J'ai l'argent.
Il est caché.
C'est pour ça qu'ils me traquent.
T'as pas intérêt à te payer ma tête, salopard.
C'est à environ deux jours de cheval d'ici.
Une mine abandonnée.
Je suis ingénieur.
Dans les mines de cuivre. Je suis venu pour ça.
Quand on y sera, je vous rembourserai.
Promis.
Ça suffit pas.
J'ai volé la mine où je travaillais, à Oruro.
C'est la chasse gardée de Patiño.
Je sais.
Tu as volé Simón Patiño?
T'as pas froid aux yeux.
Je peux boire?
Patiño...
Oui, j'ai dévalisé la mine de Suyana.
Vous connaissez Patiño?
Je reconnais un serpent,
quel que soit le trou d'où il sort.
T'en as combien aux trousses?
Je ne sais pas. Une douzaine peut-être.
Ils sont loin derrière?
A un ou deux jours.
Plus maintenant.
Qui êtes-vous?
Je m'appelle Eduardo.
T'as volé combien, Eduardo?
Pas beaucoup, assez pour...
C'est l'homme le plus riche du continent.
Tu lui as volé combien?
10000 livres sterling.
Environ 50000 dollars américains.
Ça fait 25000 pour moi.
Vous avez dit 6000.
Ecoute,
t'es vivant parce que soi-disant t'as de l'argent.
La moitié me revient...
...parce que je n'ai plus de cheval, plus d'eau...
...et parce que je t'ai pas buté dès que t'ai vu.
C'est compris?
Ferme-la et suis-moi.
Putain.
Quatre jours sans chapeau.
Le soleil de l'Altiplano va m'achever.
On se retrouve au bar.
Bonjour, madame.
J'ai que de la chicha.
Donnez-moi de l'eau. - Que de la chicha.
D'accord.
Deux bolivianos.
Servez-moi à boire.
Et donnez-moi deux boîtes de munitions.
Comme les vôtres.
Il m'en reste une.
Ça ira.
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