The first 200 lines.
FOURRIÈRE
UN FILM ORIGINAL NETFLIX
M. OKRA - PRODUITS FRAIS
J'ai des ananas ! J'ai des fraises !
J'ai du raisin ! J'ai du pamplemousse !
CLUB DE MATHS
T'as bousillé notre plan, Carter !
Pas du tout.
Tu devais m'obtenir des B.
- C'est un B, ça ? - Je veux le meilleur pour toi.
Un A, c'est pas crédible.
Je serai plus mauvais, promis.
Carrément débile. Un vrai crétin.
Voilà. Exactement.
Tu m'as compris.
Tu te payes ma tête ? T'es mort cette fois-ci.
Mais...
HOT-DOGS
File, sale cabot !
Va-t'en, ou je te donne aux Chinois !
J'ai du pamplemousse !
J'ai des ananas ! J'ai des fraises !
Merci beaucoup.
Bonne journée. Et attention aux voitures.
- Vous aussi. - Oui.
ÉCOLE PRIMAIRE
- Salut. - Enfin.
- Tu es encore en retard. - Viens. On va chez Sam.
Je répétais mon spectacle.
Je vais faire cinq pirouettes toute seule.
- Ça s'appelle un solo. Tu savais ? - C'est cool, Frankie.
Et je deviendrai une danseuse célèbre à New York.
Mais je te parlerai toujours.
Pourquoi tu me parlerais plus ?
Les célébrités sont toujours snobs.
Mais pas moi.
Et je vais danser avec mes bottines.
Bon courage.
Tu viendras ?
- À mon spectacle ? - Bien sûr.
Parce que si maman travaille, il n'y aura personne.
Tu seras super.
Je serai là.
Je te promets.
Si je t'invite.
Les billets sont pour les gens importants.
- Viens, on prend le tram. - Non !
- Tu voulais aller chez Sam. - Attends, Frankie.
- Je préfère marcher. - Ça va aller. Viens.
Pourquoi tu as des fraises ?
De quoi tu parles ?
J'ai vu des fraises dans ta poche.
J'ai pas de fraises.
C'était rouge et vert.
J'ai pas de fraises dans la poche.
Ça s'est écrasé sur le siège.
Tu ne me crois pas ?
Tu vas aller danser à Paris ? Tu rêves.
J'y arriverai. Je le sais.
Tu dois casser la figure à Face de Porc.
- Je m'en fiche. - Il te harcèlera toujours.
Je ne me battrai pas. Je perdrais.
Pourquoi on revient là ? On perd notre temps.
On ne sait jamais, ça pourrait changer.
- Il peut être de bonne humeur. - Tu parles.
Bonjour, M. King. On vient pour la montre.
On a quatre dollars et 26, 27, 28 cents.
Ce qui fait un total de 34 $ et 18... Non, 19 cents.
Pas mal, non ?
- Il faut combien encore ? - Je préfère pas vous dire.
M. King,
on vient là deux fois par semaine depuis des lustres.
Vous pourriez enlever la montre de la vitrine.
Il voulait dire s'il vous plaît.
Si je l'enlève, on la verra plus.
Et donc, personne ne l'achètera.
Mais on finira par l'acheter.
Je vous ai dit dès le début de cette ridicule histoire
que si j'ai un acheteur, je vous le dirai.
- Vous aurez la priorité. - Mais on devrait...
Pas de mais.
Je l'ai payée un bon prix à votre mère.
Je dirige une affaire ici.
Je vous promets de trouver l'argent. On a déjà 34 $ et 19 cents.
- Tu sais quel âge j'ai ? - Oui.
Cent ans ?
C'est pas la bonne tactique.
À ce rythme-là, je serai au cimetière quand vous m'aurez remboursé.
Je n'aime pas le cimetière.
J'ai un client à qui la montre a plu. J'ai dit qu'elle retardait.
Elle ne retarde pas.
Mon père l'entretenait parfaitement, vous le savez bien.
Mais il ne la porte pas, pas vrai, petit malin ?
M. King, de toutes les personnes que je déteste,
c'est vous que je préfère.
Toi et toutes les femmes de ma vie.
Allez, filez.
- On reviendra sans arrêt. - Comme l'eczéma.
- À demain. - Au revoir.
- On perd notre temps. - Non. On a ajouté de l'argent.
On en aura de moins en moins à ajouter.
C'est ça.
C'est ton argent de cantine que tu lui donnes.
Maman n'avait qu'à pas vendre la montre de papa.
La vie n'est pas toujours rose. Habitue-toi.
Et toi, tu seras privé de sortie quand maman saura ça.
J'étais là avant.
Je suis l'aîné. Je suis toujours le premier.
Maman n'aime pas ça.
Elle est pas là, alors boucle-la, et tout ira bien.
Très bien. Je la boucle. Je ne te parlerai
plus jamais de toute ma vie.
Parfait !
Carter...
Carter n'est pas disponible.
Ne laissez pas de message après le bip. Bip !
Viens voir !
Pressez "1" pour écouter votre message, sinon raccrochez.
Carter, écoute-moi !
Quoi ?
J'y crois pas.
C'est dingue. Comment tu es arrivé là ?
Tu le connais ?
J'ai tout fait pour qu'il nous suive.
- Je savais que tu mijotais un truc. - Là, mon grand.
Viens là. Bon chien.
- Il a un nom ? - C'est un chien errant.
D'où tu viens ?
D'une poubelle ?
Il pue encore plus que ton lit.
Tu as raison. On va arranger ça.
J'aime mon chien autant que toi
Mais si tu disparais Mon chien reviendra toujours
La lumière de ses yeux me suffit
Pas besoin d'eau froide pour comprendre
Que j'aime mon chien autant que toi
Mais si tu disparais Mon chien reviendra toujours
Carter, on fait quoi pour maman ?
Comment ça ?
Elle va piquer une crise.
Tu as demandé un bulldog à Noël, tu as eu une peluche.
On lui dira rien. Il va rester dans notre chambre.
Il fera où ses besoins ?
Dans ton lit ?
Carter !
En attendant de la convaincre.
C'est maman. On ne la convaincra jamais.
- Mince. - Oh, non.
Coucou !
Où sont mes deux loulous préférés pour m'aider ?
Bonjour, maman.
Tu es la meilleure maman du monde !
Carrément, tu es la meilleure.
Vous avez cassé quoi ?
Rien.
Il y a eu quatre accidents aujourd'hui.
Je conduisais l'ambulance à 130 km/h.
C'est beaucoup.
Fourchettes à gauche.
- Les devoirs sont faits ? - Bientôt.
Voilà, madame. Les champignons dessus.
Et toi ? Un truc chouette à l'école aujourd'hui ?
Face de Porc.
Tu vas me le payer.
Encore ? C'est la troisième fois. Je vais appeler l'école.
N'en fais pas un drame, comme d'habitude.
Pas du tout.
Mais qui est-ce ?
C'est Face de Porc.
- Tu peux me lâcher ? - Que s'est-il passé ? Dis-moi la vérité.
- Carter... - Mieux vaut pas.
- Non. - Sérieusement, Carter,
- tu as peur de lui ? - Non.
Tu n'as pas...
- Pars. - ...à avoir honte.
- Je peux t'aider. - Non.
Tiens. Sans champignons.
Je peux avoir des champignons ?
- Tu détestes ça. - Les papilles changent tous les sept ans.
- C'est scientifique. - Il a raison.
Champignons.
D'accord.
Je m'inquiète pour toi, Carter.
- Tu t'inquiètes pour tout. - C'est faux.
Bon, peut-être un peu. Un petit peu.
Bon, voilà.
Qu'est-ce que vous avez ?
- Rien. - Rien.
Vous me cachez quelque chose.
Calmons-nous et mangeons.
Bon...
je sais que c'est dur en ce moment,
je suis déjà partie quand vous vous levez,
vous êtes souvent seuls.
Mais vous pouvez me parler, d'accord ?
Vraiment, je suis là.
On te parle, maman.
Ne t'en fais pas.
On t'aime, maman, jusqu'à la lune.
Jusqu'à la lune.
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