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SUBARU NATSUKI EST DANS LA PLACE
Hein ?
Y a écrit quoi, là ?
C’est quoi, ce bordel ?
J’hallucine !
J’avais pas cette blessure, avant ! J’en suis sûr !
Ou alors…
Pendant que j’étais inconscient,
Subaru Natsuki est revenu ?
Subaru Natsuki a tué Meili,
et ensuite, il en a gravé l’aveu sur mon bras ?
C’est de la folie ! J’y comprends rien !
Si tu es Subaru Natsuki,
alors toi…
et moi…
qui sommes-nous ?
Quand on se reverra, je te suspecterai pas injustement,
Meili.
N’empêche, dans les polars, le détective est souvent le coupable.
Pour le moment, je dois gagner du temps.
Ah, Subaru ! Enfin je te trouve !
Pardon, je t’ai fait peur ?
Un peu, mais bon,
c’est juste que j’étais dans mes pensées.
Qu’est-ce qui t’arrive, Émilia ?
Je me baladais simplement dans la tour, espérant avoir une idée.
Dis, Subaru…
c’était encore une de tes blagues ?
Tu es sûr que ça va ?
Tu n’es pas encore remis, hein ?
Mais si, t’inquiète !
J’étais dans la lune, c’est tout.
Mais dis-moi, tu m’observes bien.
Ces derniers temps,
je te suis souvent du regard sans même en avoir conscience.
C’est bizarre, non ?
Au fait, je dois te parler de Meili.
C’est peut-être un peu prématuré,
mais quand on sera rentrés, je voudrais qu’on la traite bien.
Comment ça ?
Ce qu’elle a fait il y a un an est très mal,
et je sais qu’il faut se méfier d’elle,
mais c’est grâce à elle qu’on a pu traverser les dunes.
Tu veux dire qu’on lui en doit une ?
Je voudrais au moins qu’on la sorte du cachot
pour qu’elle puisse vivre avec nous tous.
C’est débile…
C’est débile, je te dis !
C’est beaucoup trop tôt, ça, ouais !
On est dans une situation sans espoir ni avenir.
Subaru, tu te sens mal ?
Tu es peut-être énervé, mais ne parle pas comme ça.
Si tu souffres, explique-moi, au lieu de te braquer.
Si quelque chose te tourmente, je t’aiderai à le surmonter.
Ne garde pas tout pour toi, si c’est pour te fâcher
et refuser d’affronter le problème.
Tu le sens ? C’est mon cœur.
Je ne m’énerverai pas
et je ne serai pas déçue.
Alors, ouvre-toi à moi.
Pourquoi ?
Émilia, je…
– Je… – Dame Émilia ! Bals !
Qu’y a-t-il, Ram ?
Suivez-moi à la bibliothèque.
Vous voilà.
Tu as trouvé quelque chose ?
Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas une bonne nouvelle.
Je dirais même que c’est de mauvais augure.
Arrête de tourner autour du pot et balance.
Voyez le livre tout à droite.
Deuxième étagère en partant du haut.
Oh non !
Meili Portroute…
Béatrice ! Tu as lu ce livre ?
Non, pas encore.
Pourquoi ?
Nous devons être prudents, avec les livres des morts.
Et s’il s’agit bien de celui de la Meili que nous connaissons…
Ça voudrait dire qu’elle est morte ?
– Il faut la retrouver ! – Pas si vite.
Si c’est bien son livre, il est trop tard pour elle.
Pourquoi vous m’avez appelée ? Il se passe un truc ?
Shaula ! Te voilà !
Tu n’aurais pas aperçu Meili, depuis le repas ?
Non.
Il lui est arrivé quelque chose ?
Eh bien, en fait, on a trouvé un livre à son nom.
Ah, je vois. Nº 2 a clamsé.
C’est la vie.
Shaula, comment tu peux dire ça ?
Allons, maître, ne vous emballez pas !
Vous avez qu’à lire son livre vite fait bien fait.
Qu’est-ce que tu racontes ?
Comme ça, vous saurez comment elle est morte.
Oui, ce n’est pas faux…
Subaru…
Si ce livre est bien le sien, tu revivras son passé.
Votre inquiétude me va droit au cœur,
mais quelqu’un doit bien s’y coller.
Moi aussi, je pourrais le faire !
Je suis contre cette idée.
Si quelqu’un doit le lire, mieux vaut que ce soit Subaru ou Julius.
Je m’en occupe.
Si ça se trouve, c’est qu’une erreur,
et finalement, il ne se passera rien.
En cas de problème, je te tirerai hors du livre.
par les cheveux s’il le faut.
Je préférerais plus de douceur, genre en me secouant l’épaule.
J’y vais.
Lorsque sa conscience s’éveilla,
la jeune fille ne possédait rien.
Il n’y avait personne auprès d’elle.
Elle était livrée à elle-même, dans une forêt terriblement sombre.
La fillette était seule au monde.
Ne sachant pas parler, elle ne pouvait pas pleurer.
Ne sachant pas marcher, elle ignorait comment résister.
Elle était censée perdre la vie,
dévorée par une bête, sans en avoir jamais rien obtenu.
Ayant appris comment survivre, elle ne songeait pas à mourir.
Elle fit sienne la loi de la jungle.
Et finalement, cette jeune fille…
devint la reine des animaux.
On m’a dit de te ramener avec moi.
Tu vas me suivre sans grogner.
Tu ignores comment pleurer,
comment te révolter et même comment vivre ?
Ces excuses pitoyables ne te serviront à rien.
Ce n’est pas mon problème.
Apprends à pleurer pour moi.
Apprends à te démener pour moi.
Apprends à vivre afin de m’aimer !
Si je t’entends te plaindre d’avoir tout perdu ou tout oublié,
alors je te disciplinerai comme il se doit.
Après tout, n’est-ce pas le devoir d’une mère, ma chère enfant ?
Cesse de lui obéir au doigt et à l’œil.
À part moi, personne ne survivrait, même avec plusieurs vies.
Elle l’exécrait.
– Voilà pour vous. – Merci.
Elle la détestait.
Elle la méprisait.
Mais qu’était la haine ?
Elle était triste.
Tellement triste.
Mais l’était-elle vraiment ?
En réalité,
qu’était la tristesse ?
La fillette
qui n’avait fait que vivre par imitation
ingorait ce qu’était une émotion vraie.
Maintenant qu’elle avait perdu Elza, qui devait-elle singer
pour continuer à vivre ?
Autant que sa mère lui ordonne de mourir
sous le prétexte de la discipliner.
Elle n’aurait qu’à obéir…
Tout, mais pas ça.
Je veux au moins connaître la réponse.
Bah alors ? Toi aussi, tu es là ?
Je suis à la recherche d’un livre.
Ne veille pas trop tard, Meili !
Quelqu’un l’avait repérée.
Elle avait été découverte.
Elle ne voulait pas être vue
ni que quelqu’un sache.
T’es vraiment superficielle.
Nous lèche pas les bottes, c’est dégoûtant.
Personne t’a jamais demandé de faire ça.
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