The first 118 lines.
ÉPISODE 32 : LEURS TERRES NATALES
Frieren, à votre avis, quelle robe m’irait le mieux ?
Les deux feront l’affaire.
Tu pourras m’attacher les cheveux avant de partir ?
Arrête !
Je suis désolée, alors ravale ta colère et ne me fais pas de tresses.
Si mademoiselle insiste, on peut se faire un rencard.
Bon, ben allons-y.
D’accord.
T’as pas la même tenue que d’habitude.
Pourquoi ?
C’est vous qui m’avez proposé un tête-à-tête…
Pas faux.
– Ça, pour une surprise ! – Quand même !
J’avais jamais remarqué, mais elle est vachement mignonne.
On y va, hein.
Stark, votre démarche est curieusement raide.
Même pas vrai.
Ben quoi ?
Vous savez où on va, comme ça ?
Il y a un marché pas loin, je pensais y passer.
Maintenant que vous le dites, Frieren y a passé du temps.
Oui, parce qu’on trouve des raretés magiques à foison
dans les marchés de grande ville.
Content pour toi.
Je comprends mieux pourquoi des babioles jonchaient la chambre.
Bon sang…
J’imagine la scène sans mal.
Je l’ai déjà trouvée endormie sous son bric-à-brac.
Ça fait peur, même pour elle.
Oh que oui…
Tu crois qu’elle campe encore aux bains, celle-là ?
Elle ne va plus tarder à s’en lasser, je présume.
J’imagine. Elle y va tous les jours !
Et ce matin, je ne lui ai pas relevé les cheveux.
Ça fait du bien.
Tu as une bien jolie coiffure, aujourd’hui, jeune fille.
Comme d’habitude, la discussion dérive sur Frieren.
On n’a pas vraiment d’autres sujets de conversation.
On va manger un bout ?
Je n’ai pas encore faim.
D’acc.
Tiens…
Ils font un prix pour les couples.
C’est rentable, les rencards.
Vous êtes franc comme l’or.
Tous leurs bijoux sont assez banals.
Ce serait surprenant qu’il n’y ait que des articles magiques.
T’as pas tort.
Profitons d’être en ville, allons voir les autres commerces.
– Il est beau ! – Je trouve aussi.
Je vous le prends.
Très bien, il est à vous !
Tu vas avoir faim ?
Ça a l’air bon, ce qu’ils servent là-bas.
– Et voilà ! – Je me régale d’avance !
– J’ai trouvé une table. – D’accord.
Hop !
Ça va aller ?
Désolée…
Avec ces chaussures,
tu dois galérer à marcher.
Il y a une statue de Himmel dans chaque ville où on passe.
Il faisait encore une pose d’esthète.
C’est vrai.
D’après Frieren, il a inventé plus de cent poses différentes.
C’est quelque peu excessif.
Clairement.
Nous avons encore fini par parler de Frieren.
J’aime bien cet endroit, il est calme.
Et la vue est belle.
Je suis d’accord.
Fern…
Tu t’ennuies, en vrai ?
Non, pas du tout.
T’as pas souri de la journée.
Certes…
Tous les endroits que nous avons visités m’ont plu.
C’est juste que…
le programme ne vous ressemblait pas.
Dommage, pour un rendez-vous galant.
Je suis désolé.
Pour tout te dire, j’ai demandé conseil à Frieren.
Pourquoi ?
Je tenais à ce que tu apprécies la journée.
Parce que c’était un rendez-vous galant.
Je comprends.
J’avoue avoir été un peu déçue par cette journée.
Par contre,
une chose me rend heureuse.
Vous vous êtes vraiment cassé la tête pour me faire plaisir.
Fern…
C’est très calme, le soir.
Regardez, ce nuage lui ressemble…
À la brioche de ce midi.
Je pensais la même chose !
Ça me fait bizarre.
Quand j’étais orpheline,
je ne pensais pas vivre ce genre de moment paisible.
Je te comprends.
Je peux remercier Heiter.
Et moi, mon mentor.
Tu ne deviendras pas un grand guerrier en faisant le difficile.
Maître…
Oui ?
Pourquoi vous m’avez recueilli ?
Parce que Himmel le Brave l’aurait fait.
Je te retrouve de bonne humeur.
Quelque chose t’a déridée ?
Rien de spécial.
Pas de chat ici non plus…
Zut alors.
On a épuisé les pistes du patron de la boutique.
Pourquoi tu souris, Himmel ?
Parce que je suis de bonne humeur.
J’ai passé une excellente journée.
Alors qu’on n’a fait que courir partout à la recherche du chat ?
Eh oui.
No comments yet. Be the first to leave one.