Confidence

Confidence (Bizalom)

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Bizalom 1980 1080p Blu-ray FLAC 1 0 x264-SaL
A Commentary by zadibao
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Published on: 2025-08-12
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The first 200 lines.

LA CONFIANCE

Nouvelle et adaptation István Szabó, Erika Szántó

Photographie Lajos Koltai

Réalisation István Szabó

Que doit-on savoir de la peur

causée par le son des avions et des bombes ?

Le bourdonnement des avions et le crissement des bombes,

provoquent l'angoisse et la peur chez les gens.

Cette angoisse peut être plus ou moins surmontée

si on se familiarise avec les avions et les bombardements…

Les avions font un bruit lourd en survolant le ciel,

mais on ne peut deviner leur nombre à partir du volume sonore.

D'autres circonstances peuvent être trompeuses.

Le son d'un avion qui vole bas est comme celui d'une escadrille.

Le vent et les nuages peuvent nous tromper aussi.

Certains types d'avions peuvent être identifiés par le bruit du moteur…

mais ça nécessite de l'expérience.

On peut dire qu'en général

leur son uniquement n'est pas suffisant

pour les identifier de manière fiable…

surtout sans expérience préalable.

Beaucoup d'entre vous trouvent

le crissement des bombes traumatisant.

Mais à quoi correspond-il, en réalité ?

Simplement au bruit de l'accélération des objets attirés par la gravité.

Nous avons vu un beau match

de football entre l'Allemagne et la Hongrie.

Des joueurs autrichiens de première division

sont dans l'équipe allemande.

Un match énergique qui s'est fini sur un match nul.

Lâchez-moi !

Ne rentrez pas. Votre appartement est fouillé.

Votre mari a dû fuir.

- Pourquoi ? - Ne me posez pas des questions stupides.

Vous avez où dormir ce soir ?

- À l'autre bout de la ville de préférence. - Mais chez qui ?

Vous connaissez les gens dans le mouvement de votre mari ?

Mais, non… je ne les connais pas.

Voilà une bonne réponse ! Répondez comme ça à tout le monde.

Et si j'étais venue par l'autre chemin ?

Nous vous attendions.

Vous auriez pu vous faire attraper et parler.

Mais de quoi ? Je ne comprends rien du tout.

Pas un mot de plus.

- Alors, où pouvez-vous aller ? - Je ne sais pas.

Je ne sais pas… Nulle part.

Alors, vous montez à l'hôpital St. François dans une heure.

Cherchez le Docteur Czakó à la chirurgie.

Vous êtes une réfugiée de Transylvanie,

et vous êtes hébergée chez votre famille ici.

Votre petite fille est restée à la campagne.

Vous attendez des nouvelles de votre mari s'il a trouvé des chambres.

Votre adresse est 5 rue Erdősor, Újpest.

Vous vous appelez Mme János Biró, née Katalin Simó.

Née à Kolozsvár, 29 ans, orpheline.

Votre mari, János Biró, a 38 ans, il est pharmacien-chercheur.

Votre fille est Judit. - Judit ?

Oui, c'est très à la mode.

Retenez cela, puis prenez le tramway.

Je vous ai dessiné un plan.

C'est une maison en briques, impossible de la rater.

Sonnez à la porte.

Je sonne ? Et qui dois-je demander ?

- Votre mari ouvrira la porte. - Mon mari ?

Oui, János Biró.

Vous lui direz : « Dieu merci, notre fille va bien. »

C'est votre première phrase : « Dieu merci, notre fille va bien. »

- Avez-vous des enfants ? - Une petite fille…

…de cinq ans, Judit, elle est à la campagne avec ma mère.

- Voilà. - Mais je n'ai plus de nouvelles d'elle.

« Dieu merci, notre fille va bien. » Répétez cela.

« Dieu merci, notre fille va bien. »

- Vous direz à mon mari où je suis ? - Bien sûr.

Et vous y envoyez-lui aussi… - Soyez réaliste Madame !

Maîtrisez-vous. Vous ne serez pas seule.

- Quand en saurai-je plus sur lui ? - Dès que possible.

- L'endroit où il est… - Vous savez lire un plan, non ?

- J'ai fait une école polytechnique. - Très bien.

Maintenant, je vous laisse réviser tout ça.

Donnez-moi tous vos papiers et vos photos de famille.

Ça ne vous aidera pas si on les trouvait sur vous.

Tenez.

Katalin Simó

Je m'appelle Katalin Simó.

Pas Siko, ou Sivo, mais Simó…

Née le 11 décembre 1915…

à Kolozsvár…

Mme János Biró, née Katalin Simó,

à Kolozsvár, le 11 décembre 1915.

Excusez-moi… quelques vêtements.

Je m'appelle Mme János Biró,

née Katalin Simó, à Kolozsvár, le 11 décembre 1915.

Ma fille est Judit, née en février 1938. Le nom de ma mère…

Je n'arrive pas à le retenir.

Erzsébet Farkas.

Mon père est György Simó…

Descendez s'il vous plaît, au service de la radiologie.

On a besoin de justifier pourquoi vous êtes venue.

- Mme János Biró ? - Oui.

- Nom de jeune fille - Katalin Simó.

- Née à ? - Kolozsvár, le 11 décembre 1915.

L'enfant ?

Dieu merci, notre fille va bien.

- Tout va bien ? - Oui… Dieu merci, notre fille va bien.

Vous voilà enfin chère Madame, votre mari était si inquiet.

Vous devez être fatiguée, un bain vous fera du bien.

- Quel est votre nom ma chère ? - Katalin.

Mon mari va bientôt rentrer, on pourra manger tous ensemble.

Voilà notre chambre.

C'était celle de leur fils… il est au front.

Sa fiancée vit dans la rue à côté…

Elle passe souvent ici et elle est très curieuse.

Elle est liée aux Nazis.

- Ne discutez pas avec elle. - Oui.

La porte donne sur la cour, les fenêtres sur la rue…

C'est la salle de bains, et une autre porte, qui donne chez les vieux.

Chambre, cuisine, toilettes…

C'est ouvert, mais il vaut mieux passer par la cour.

Ce mur est celui de leur chambre.

Ce sont d'honnêtes travailleurs, mais il vaut mieux ne rien leur dire.

Tout simplement, il ne faut rien dire à personne.

À propos, bienvenue.

- Connaissez-vous l'essentiel ? - Oui.

Je suis Mme János Biró,

née Katalin Simó à Kolozsvár le 11 décembre 1915.

Une chance que mon vrai prénom soit Katalin.

Je suis sûre que vous avez des nouvelles de mon mari.

Mieux vaut que nous ne sachions rien de l'autre.

Ils vous l'ont dit, j'imagine.

Avez-vous un message à me transmettre ?

- Non. - On attend alors.

Vous ne pouvez pas sortir sans mon autorisation.

Mais je dois absolument avoir des nouvelles…

de ce qui arrive à mon mari. Ce matin tout était comme avant.

Il faudrait aller à l'appartement, il a peut-être laissé un mot.

J'irai à la nuit tombée,

en passant par derrière l'immeuble, par son cabinet.

Mon mari est médecin.

Vous n'allez nulle part !

Je ne sais pas qui vous êtes et ce que vous faites là.

Mais j’accepte votre présence.

Nous devons nous habituer à la situation.

Cette partie est pour vous. Vous pouvez y ranger vos affaires.

Je ne vous dérangerai pas inutilement.

Je vais chercher du bois de chauffage.

Puis-je voir vos papiers ?

Juste pour voir.

Allez-vous m'interroger ?

L'eau de votre bain sera bientôt chaude.

Ce n'est pas un hôtel, mais…

On m'a aussi donné cette valise.

Nous devons nous tutoyer, pour faire naturel devant les vieux.

Je me comporterai naturellement.

Dépêche-toi, nous sommes invités à dîner.

Vous êtes encore jeunes. C'est la troisième fois que je vois

des gens mis à la rue à cause de la politique.

La moitié du pays sont des réfugiés,

l'autre moitié les traque ou se planque.

Arrête de parler, ta soupe va être froide.

Il faut être content de ce qu'on a, même si c'est qu'une soupe chaude.

Madame est bien arrivée, et Dieu merci, l'enfant va bien aussi.

- Comment elle s'appelle la petite ? - Judit.

- Elle a de beaux cheveux. - Elle est en sécurité là-bas.

Le principal est qu'elle soit en sécurité.

J'aimerais que mon fils soit petit, il ne serait pas dans cet enfer.

Ça s'est bien passé…

- mais ne rentrez plus dans les détails. - Quels détails ?

J'aurais pu dire que les cheveux de Judit sont blonds et courts.

Ne prenez aucune initiative. Les détails nous mettent en danger.

Pour un informateur,

n'importe quel mot peut faire office de preuve.

- Mais ils nous cachent. - Non ! Vous vous trompez.

Ils louent simplement leur chambre à des réfugiés de Transylvanie.

On les paie, mais à part ça ils n'ont rien à voir avec nous.

En revanche, ils ont beaucoup à voir avec leurs voisins.

Surtout avec cette fille à moitié nazie.

Envisager tout ce que vous dites du point de vue d'un informateur.

Ne laissez rien traîner, n'écrivez rien, ne donnez aucun détail.

Et cætera.

Je sors, pendant que vous vous préparez pour la nuit.

Vous avez bien dormi Il est très tard.

- Désolé. - Je vous ai attendu avec le petit-déjeuner,

mais là, j'ai très faim.

J'ai tant dormi ? Excusez-moi.

Ce n'est pas grave, vous étiez fatiguée.

Dites-moi, comment puis-je avoir des nouvelles de mon mari ?

Il vous trouvera, le moment venu.

Vite ma chère, on vend des patates pas chères dans la rue d'à côté.

- Où ça ? - À gauche en sortant.

On était d'accord que vous ne sortez pas sans ma permission.

En plus, vous faites la queue avec toutes les voisines dans cette tenue.

- C'est une cape d'infirmière. - Vous le dites…

mais vous n'êtes pas infirmière. D'où viennent ces vêtements ?

Comprenez, tout signifie quelque chose :

le visage, la coiffure, la tenue…

Même les fichus sont différents ici et dans le centre ville.

- Où voulez-vous en venir ? - Que nos vies peuvent en dépendre.

Nous ne sommes pas au bal de l'école de médecine.

Dites-moi…

Êtes-vous sûre que vous n'avez aucune photo, aucun papier dangereux?

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