The first 200 lines.
Je veux aller sur Mars.
Pas seulement pour y séjourner, mais pour y vivre.
Car je deviendrais alors la preuve vivante
que la vie sur Mars est possible.
La preuve qu'en cas de nécessité,
l'humanité aurait droit à un nouveau départ.
Nous sommes dans une impasse. Cela par notre faute.
Le temps est compté
et ce n'est pas mère Nature qui nous donnera un sursis.
On ne peut baisser les bras.
Pas maintenant.
Mars est une planète de rêve pour accueillir la vie.
Nos ressources ont été largement surexploitées,
mais il nous en reste encore une
qu'il ne faudrait pas négliger.
Car sa valeur est immense
et son potentiel,
sans aucune limite :
le courage.
Cette lettre que je viens de vous lire
est une lettre que j'ai rédigée
lorsque je n'étais qu'un jeune garçon de 12 ans.
Ma lettre à la Maison-Blanche.
Jamais je n'aurais pu imaginer
que le président allait en faire lecture à la nation
après la mort d'un autre équipage d'astronautes.
Jamais je n'aurais pu rêver qu'on allait m'élever
au rang de véritable symbole de force morale
et me célébrer comme un jeune visionnaire.
Et le reste n'est pas passé à l'histoire.
C'est seulement le début.
Aujourd'hui nous y allons, grâce au soutien
de l'entreprise Genesis Aérospatiale.
Dans 24 heures,
le Magellan 61 transportera six astronautes vers Mars,
non pour y séjourner, mais pour y vivre.
Les premiers vrais citoyens de Mars !
De la vision d'un enfant à la plus grande
aventure spatiale que notre monde aura jamais connue,
voici la future colonie de East Texas, sur Mars.
Très bien, dites-le avec moi. Ajoutez...
juste un peu d'eau ! Oui !
- Mais quoi que j'aie accompli, cela reste peu de choses
en comparaison de ce que font ces six héros,
ces exemples vivants d'un courage
qui ne connaît aucune limite.
Et sur cette note,
je voudrais laisser la parole à la personne qui dirigera
cette mission sans précédent,
notre astronaute en chef, Sarah Elliot.
Désolée de vous dire
que nous avons que très peu de temps pour les questions.
Vous savez ce que c'est, la veille d'un vol.
- Scott Hubbard, du Times Aérospatiale.
Mademoiselle Elliot,
qu'est-ce que cela vous fait de sacrifier
les quatre prochaines années de votre vie sur Mars ?
- Ça n'a rien d'un sacrifice ; c'est un privilège.
Je me sens...
je me sens émue, honorée et chanceuse
d'avoir l'opportunité d'être une pionnière.
Bravo !
- Mademoiselle Elliot, avez-vous peur ?
Avec tous les risques que vous courez ?
Oui, bien sûr.
J'ai peur de ne pas me montrer à la hauteur de la mission.
On m'a toujours dit que la bravoure,
c'était savoir prendre des risques sans avoir peur,
mais les plus braves sont ceux
qui prennent des risques malgré la peur.
Le courage, c'est la peur qui a fait ses prières.
Parfait.
Retrait du bras de remplissage.
Mise sous pression du réservoir d'hydrogène liquide.
- Compte à rebours. T moins dix.
- Mise hors tension des réchauffeurs
des joints des propulseurs.
- Mise sous tension autonome de l'orbiteur.
Neuf. Huit. Sept.
Séquence automatique enclenchée.
Six. Cinq. Quatre.
Trois. Deux.
Allumage du moteur principal.
Un. Zéro.
Allumage...
et décollage.
Décollage de la navette Magellan 61.
Vérification de la pression interne
des propulseurs d'appoint.
Vérification de la poussée et de l'altitude.
Début de la séquence de largage
des propulseurs d'appoint.
Propulseurs détachés.
- Paré à l'amarrage au véhicule de transfert vers Mars.
- Navette en approche. Système de contrôle activé.
La vitesse est bonne.
Maintenez l'alignement, Sarah.
Contact.
Non, pas encore. Pas encore.
Capture manuelle confirmée.
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu ! On va sur Mars !
Est-ce que ça va ?
Ça va aller.
Sarah, je peux vous parler ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Vérification des données
pour la correction de la trajectoire.
Montrez-le-moi.
- Impossible de leur faire faire demi-tour, c'est ça ?
Dans quel état est-elle, docteur ?
- À part se sentir morte de honte ?
Elle va bien.
- Arrêtez, c'est un vrai désastre !
Nathaniel, l'enfant naîtra après leur arrivée.
Il faut réagir le plus vite possible.
Elle s'est montrée irresponsable ;
la NASA voudra prendre une décision
dès que ce bébé sera né.
- Une décision à propos de quoi ?
- Du bon moment pour les rapatrier.
Tom, il y a plus à considérer.
Soumettre un foetus à l'apesanteur
durant toute la durée de la grossesse, c'est...
c'est du jamais-vu !
Rien ne sort dans la presse.
On étouffe l'affaire
pour le moment
et on doit attendre d'avoir plus d'information.
C'est quoi votre plan ?
Régler ça au fur et à mesure.
Le docteur Loh fera l'accouchement sur Mars
sans que ça ne s'ébruite.
Ensuite, on attend que ça se tasse.
Sarah a peut-être agi de manière irresponsable,
mais elle n'est plus seulement qu'une astronaute
et la décision n'appartient pas qu'à Genesis.
Elle est...
elle est mère maintenant.
Et cette décision lui appartient aussi.
- Prêt pour le largage de la capsule.
- Contact au sol prévu dans trois minutes.
Bien reçu.
- Très bien. - Respirez bien.
Poussez, poussez ! Encore !
- Allez-y, poussez ! - Très bien, Sarah.
- Parfait. Respirez bien. On recommence.
- Encore. Et poussez, poussez, poussez, poussez !
Et poussez, poussez !
- Très bien. Ça y est presque.
- Parfait ! Continuez, Sarah. Ça se passe très bien.
N'oubliez pas de bien respirer. On y est presque. Encore !
- Une dernière poussée ! - Respirez bien, et allez-y !
Allez ! Allez ! Allez ! Allez !
Ça y est ! Bien !
- Très bien ! - Oui !
- OK, il est là. - Oui, ça y est.
Magnifique ! C'est fini.
- Est-ce qu'il va bien ? - Bravo.
Tout va bien.
Il est en santé.
Regardez comme il est beau.
Ça va aller.
- Sarah ? Sarah, est-ce que ça va ?
Sa fréquence cardiaque baisse.
Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est une éclampsie post-partum.
Deux milligrammes de Lorazepam.
- Prenez-le. On va occuper d'elle. Vite, vite !
Il faut faire cesser les convulsions.
Redonnez-lui vingt milligrammes.
- Ses muscles respiratoires sont contractés.
Il faut la stabiliser, vite.
- Sarah, je vous en prie, respirez.
- C'est sans effet. - Essayons 20 mg de phénytoïne.
Allez, allez, allez. - Vite, on va la perdre.
- Elle est en arrêt respiratoire ;
n'arrêtez pas la ventilation.
- La crise convulsive est passée,
mais c'est un arrêt cardiorespiratoire complet.
Allez, Sarah, respirez.
- Maintenez les compressions thoraciques.
La médication est sans résultat.
- Respirez, Sarah ! - Encore.
- C'est trop long, elle a besoin d'oxygénation.
- Nous avons perdu tous les signes vitaux.
- Trente minutes d'arrêt cardiaque.
Docteur, docteur !
- Allez, Sarah ! 48, 49, 50...
C'est fini.
C'est fini.
Monsieur Shepherd ?
Vous êtes là ?
On l'a perdue.
OK. Voici ce que l'on sait.
La gravité aux deux tiers inférieure affectera
la formation des organes de l'enfant.
Son coeur ne pourra jamais être suffisamment vigoureux
pour pomper sous la gravité terrestre.
En plus, ses os seront probablement
No comments yet. Be the first to leave one.