The first 200 lines.
Adapté et amélioré par BuStEl, 2026.
Bonjour, M. Boniface. - Bonjour, chef.
Un jus d’orange bien frais ? - Rien de froid.
J’ai attrapé un de ces rhumes... Un de ces rhumes...
du printemps.
Donnez-moi quelque chose de chaud. - Vous voulez un conseil ?
Prenez un bon grog bien chaud. - Un grog ?
Il y a de l’alcool. - Il y a du rhum, et c’est justement pour ça.
Ce n’est pas que moi qui le dis. Regardez. - Allons-y pour un grog.
M. Boniface, prenez un ou deux grogs,
un le soir,
et demain matin, vous n’y penserez même plus.
Des rhumes, je m’y connais.
J’en attrape au moins 5 ou 6 chaque hiver.
Tenez.
Buvez-le.
C’est bon.
Ça se boit facilement. - Et comment !
Un autre. Tenez.
Celui-là a quelque chose.
C’est moi.
Qu’est-ce qui m’arrive ?
Vous avez assez bu. Dehors !
Pardon, mais je me soigne. Je suis enrhumé.
Vous ne l’êtes plus !
Ne cherchez pas d’excuses. Dehors !
Encore cinq minutes. Cinq petites minutes.
Chef, je peux rester cinq minutes, non ?
Bien sûr, M. Boniface. Vous avez tout votre temps.
Lui, il ne veut pas. - Qui ? Lui ?
Il vous dérange ?
Attendez, on va régler ça.
Voilà.
Buvez tranquillement. Ici, vous êtes bien.
Dites, chef, est-ce vrai qu’il peut arriver des choses extraordinaires en une minute ?
Regardez-moi. Il y a 30 ans, je devais épouser une fille de Lyon.
J’ai raté le train d’une minute.
Ça s’est joué à rien.
Attendez. Justement il y avait une autre fille sur le quai.
Qui avait aussi raté son train ? - Exactement.
Échec total. - Pas vraiment.
Nous avons eu 7 enfants.
Au revoir.
Bonne nuit, M. Boniface.
Bonne nuit, agent. - Bonne nuit.
Je viens, je viens de là. J’étais enrhumé, alors j’ai pris...
Une belle cuite, voilà ce qu’il a pris.
Allez vous coucher.
J’habite là, à l’hôtel. - Eh bien, allez-y.
C’est... c’est... c’est à deux pas.
Eh bien, alors faites-le.
Bonne idée.
Bonne nuit. - Bonne nuit, dormez bien.
Vous qui êtes un représentant de l’autorité en uniforme...
Oui ? Savez-vous qu’en une seule minute
on peut avoir 7 enfants ? Pourquoi pas ?
En une seule minute, des accidents arrivent.
L’important, c’est de savoir à l’avance
ce qu’il faut faire.
C’est une question de chance. La vie, c’est pile ou face.
Pile ou face ?
Par exemple, traversez la rue une seconde avant ou après,
et une voiture vous écrase. - Oui. Écra... Oh !
Je ferais mieux de rentrer tout de suite.
Monsieur l’agent !
Voulez-vous m’accompagner ?
Où ça ? - À l’hôtel, pour les accidents.
Mais j’y étais déjà !
Oui, j’y étais, mais je n’y suis plus.
Très bien, allons-y.
C’est incroyable la sécurité que donne l’autorité.
Mais où allons-nous ?
À votre hôtel.
Là. - C’est vrai.
C’est mon ange gardien. Oui, oui.
D’accord. Très bien, très bien.
Je ne vous oublierai jamais.
Jamais.
Eh bien...
Moi je ne monte pas. Non.
Face, je monte, pile, je ne monte pas.
Je vais t’apprendre à me faire tirer les as !
C’est épuisant de jouer avec vous. Toujours pareil.
Un pas et je te tue ! - Ce serait dommage.
On peut régler ça sans s’énerver.
Ça fait deux mois qu’il me plume. Tu crois que je ne te vois pas ?
Cette fois, tu vas payer pour tout. - Continue, je t’écoute.
Je vais te détruire. Je vais en finir.
Regarde comme tu trembles. Tarlouze !
Connard ! Toi...
Tu vois ? Il fait le malin et il tombe raide.
Tais-toi !
Sérieux. Il est mal en point. - Quoi ?
Il ne fera plus le malin.
Qu’est-ce que j’en fais ? - Moi, je me casse.
Non, tu vas m’aider.
À faire quoi ? - Je ne vais pas le laisser ici.
Ce n’est pas un cimetière ici.
Les flics, une enquête, ce n’est pas mon truc.
Mais il l’a fait tout seul.
Ça, tu le raconteras au juge, avec les antécédents que tu as.
Il nous enfermerait un moment.
Alors ? - On va le mettre quelque part.
Dans la rue, sur un banc...
Oui, vas-y, va le crier partout.
Le voilà.
Là, dans le lit.
Oh, pardon.
Je me suis trompé de chambre.
Mais c’est ma chambre.
Monsieur,
désolé de vous déranger, mais vous vous êtes trompé de chambre.
C’est la 15.
Trois par cinq. Vous disiez ? J’ai cru que vous me disiez quelque chose.
Retournez-vous et vous verrez.
Mon premier réveil, mon deuxième réveil, mon somnifère.
Ma photo dans le tiroir.
Vous voyez ? C’est moi.
Je vous demande seulement de laisser la place.
Allez, debout.
Ne faites pas semblant de dormir, ça ne marche pas avec moi.
Il est mort.
Il est mort.
Bonjour, messieurs.
J’ai un mort dans mon lit, imaginez.
Ça vous dérangerait de le surveiller pendant que...
Je reviens tout de suite.
Pardon.
Agent ! Agent !
Quoi encore ?
J’ai un mort dans mon lit, allongé.
Et moi, vous voulez que je fasse quoi ? - Il me gêne pour dormir.
Allez. - Vous plaisantez.
Si vous ne me croyez pas, je vais téléphoner au commissariat.
Allons-y.
Où tu veux le mettre ? - Ne discute pas, ils vont finir par nous attraper.
D’accord, je le prends.
La voiture est en bas.
C’est au premier... - Reviens avec un flic !
Dépêche-toi, il est là.
J’arrive, s’il est mort, il ne va pas partir. Non. Vous d’abord.
Le voilà.
Il n’est pas là.
Il n’est plus là.
Où est-il allé ?
Arrêtez de chercher et allez plutôt vous coucher.
Avez-vous déjà vu un mort qui s’en va ?
Je ne comprends rien. - Moi, je comprends tout.
Vous avez trop bu et vous avez des visions.
Non, je n’ai pas de visions.
Bien sûr que non.
Regardez ça.
Le voilà.
Il est là.
Non.
C’est mes chaussures du dimanche.
Mais où diable a pu aller ce type ?
Couchez-vous et essayez de dormir.
Avec toutes ces émotions, ce ne sera pas facile.
Prenez le somnifère, ça vous aidera.
Oui.
Merci.
Vous êtes très aimable.
Et assez de mensonges.
Vous pouvez dormir tranquille maintenant. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Bonne nuit !
Ici.
Toi encore.
Agent !
Agent. - Quoi encore ?
Le mort.
Il a changé de place.
Alors qu’il reste là. - Hé ! Attendez !
Vous allez m’embêter toute la nuit ? - Il est là. Je vous jure.
Où cette fois ? - Dans le coffre.
S’il n’y est pas, je vous enferme.
Je vous jure qu’il est là.
Oh... Il n’est plus là. - Assez de plaisanteries. Votre nom.
Agent, c’est que j’ai des visions.
Je ne me sens pas très bien.
D’accord, mais ne recommençons pas, sinon...
Au revoir, agent.
Toi encore ? Cette fois je t’ai.
Reste tranquille et ne bouge pas. - C’est toi qui ne bougeras pas.
Un, deux et trois. Maintenant j’en vois trois.
Ça va de mal en pis.
Reste tranquille. C’était un petit accident.
On va te débarrasser de ça. - Comme c’est aimable.
Alors, tu viens ? - J’arrive.
Trois !
Agent !
Ne partez pas !
Allez.
Qu’est-ce que tu faisais ? - Je respirais.
J’en ai marre de faire le croque-mort.
J’arrive. Tu n’as rien vu ni entendu.
Si tu veux continuer à respirer, ferme la bouche.
Très bien. Bonne nuit.
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