200 rreshtat e parë.
Restauré en 4K à partir du négatif image et du négatif son.
Un film de Philippe Clair.
- C’est lui, c’est Kougloff. - Ça ne s’écrit pas comme ça.
- C’est Kougloff. - Mais non.
C’est lui.
- C’est lui, non ? - Pas de temps à perdre.
- Vous cherchez un coiffeur ? - Qui a dit ça ?
Moi, pourquoi ?
Parce que je pensais que c’était lui, fais attention.
Ce n’est rien... nous voudrions savoir où habite Colombani.
- C’est écrit ici. - Quoi ?
- Colombani. - Tu es sûr ?
Absolument.
- Regarde. - Le voilà.
- Il ne répond pas. - Réessaie.
Entrez.
Ces messieurs veulent vous voir.
Bonjour messieurs, laissez la porte ouverte. Il fait chaud ici.
- Que pouvons-nous faire pour vous ? - Ouvrez la fenêtre.
Tu t’appelles Colombani ? Et tu es Corse maintenant ?
- Avec un nouveau visage. - Pire que le précédent.
- L’argent. - Que dites-vous ?
Expliquez encore.
- Qu’on le répète ? - L’argent.
- L’argent. - Les sous.
- 2,50 francs de l’heure, ça suffit ? - Nous voulons nos 20 millions...
ici et dans 5 minutes nous voulons nos 20 millions.
- Dans 5 minutes. - J’ai les 20 millions, oui.
Je dois demander à ma secrétaire.
Olivier, Sébastien, Gideon ? Ces messieurs ont besoin d’argent.
Et maintenant dehors, “Raus”, par la porte.
Emportez aussi cette porte.
Eh bien...
Ils sont tous coopératifs.
Tu as de la chance que j’aime ta fille, sinon on allait à la police.
Un peu de respect pour moi !
Vous n’êtes pas de mauvais garçons
un peu de monnaie pour le restaurant.
Gardez-les, je ne les prends pas. J’attends les 20 millions.
Nous ferons en sorte de tout récupérer.
Ça va devenir mouvementé.
Salauds !
Souffle.
Très bien monsieur Colombani, absolument monsieur Colombani.
- Bonjour monsieur. - Messieurs.
Nous voudrions une chambre.
- Avec eau courante. - Je viens de louer la dernière.
- Non. - À Colombani ?
Bien sûr.
Merci.
Tiens, Pascal.
- C’est un bon hôtel ? - Nous dormirons ailleurs.
Ils sont tous achetés par Colombani.
L’eau est froide.
Non messieurs, pas tous dedans. Je suis le seul autorisé.
- Qui est-ce ? - Je suis monsieur Devot.
Je suis habitant de Bozouls et candidat aux prochaines élections.
- Félicitations monsieur Gradot. - C’est Devot.
- Tu es l’adversaire ? - C’est ça.
Dav contre Goliath, c’est comme ça qu’ils appellent ça. Regarde là.
VOTEZ COLOMBANI VOTEZ DEVOT
Colombani ne veut pas de vous ici, les rumeurs vont vite.
Je peux vous aider.
Messieurs, je crois que nous avons trouvé un allié.
Vous alliez dormir dehors, je vous donne un endroit où dormir.
- Bon appétit ! - Merci !
La soupe n’est pas buvable, elle est froide.
Il y a aussi un cheveu dedans.
Chez Colombani la cuisine est sûrement meilleure.
- C’est le roi des salades. - Salade ? Raconte-moi en plus !
L’histoire a commencé en Angleterre...
Puis-je ne pas lui raconter ?
C’est le seul qui le découvre.
Tout a commencé en Angleterre. Je connaissais une fille appelée Franc.
- Vraiment laide. - Qui a dit ça ?
J’ai rencontré une fille nommée Frances Kougloff. J’étais fiancé à elle.
Son père était entraîneur dans un club à Paris.
Il a donc fait la proposition suivante...
Je jouerais dans son club, j’épouserais sa
fille et pour cela je recevais 10 millions.
Les 10 millions m’intéressaient, mais je voulais
ne pas quitter mes meilleurs amis.
Ils sont si mignons. J’ai exigé 20 millions pour jouer ensemble.
Nous nous sommes donc rencontrés à Paris pour
signer le contrat et recevoir l’argent.
Mais malheureusement Kougloff, sa fille et l’argent ont disparu.
Il pouvait garder sa fille, mais l’argent...
Donc maintenant nous cherchons. À un certain
moment j’ai trouvé un article
Bozouls avec 340 habitants et en quart de finale de la coupe.
Bozouls avec 340 habitants et une quart de finale, ça n’a aucun sens.
Nous sommes donc allés à Bozouls et j’ai rencontré monsieur Colombani
qui ressemblait à Kougloff comme deux gouttes d’eau.
Tu dois le poursuivre.
C’est impossible à cause de sa fille.
- Que faisons-nous alors ? - Faites-nous confiance.
Colombani ne vous aurait pas accueillis comme ça !
Eh bien, dans notre village c’est lui qui commande.
Il a assez d’argent, la plus belle maison est à lui.
Il prend même notre petite équipe de rugby et les emmène jusqu’en quart de finale.
Et ce n’est pas encore assez car monsieur se présente aux élections.
Et tu sais contre qui ? Oui, contre moi...
Et même si ce n’était toujours pas assez
il finance sa campagne électorale de façon très américaine.
- Nom d’un chien... l’argent... - Oui, exactement.
- Tu crois avoir une chance ? - Une chance ?
S’il gagne la course, tous les regards seront tournés vers Colombani.
C’est vraiment un désastre et un problème.
- Sinon tu arrêtes la campagne ? - Je la fais depuis 20 ans...
Je n’arrêterai pas la campagne pour un étranger.
Il aura sûrement une chance, non ?
- Nous vous aiderons. - C’est sûr.
- Pourquoi je n’ai pas d’oreiller ? - Voyez-vous une issue pour moi ?
Peut-être... mais contre Colombani, faites-nous confiance.
Nous sommes les plus forts !
- Nous ferons les affiches. - Et ensuite croiser Colombani ?
- Regarde ça. - Comme elle est belle.
Excuse-moi.
- Ils accrochent des affiches chaque nuit. - Chaque nuit ?
- Oui. - Et sa fille aussi ?
Non, il ne la laisse pas sortir facilement, il la surveille strictement.
En ce moment elle dort même.
C’est ici, comprenez-vous ce que vous devez faire ?
Si quelqu’un apparaît, que faites-vous ?
- Alors on s’en va. - Non, que ferez-vous ?
Silence ! Bon, allons-y.
Pousse...
- Qu’est-ce que tu as dans la main ? - Ce n’est pas à moi...
Pose-moi, il y a quelqu’un dans le couloir.
- Dépêche-toi ! - On est sortis !
Idiots...
Filippo, tu es mort ? Réponds-moi... dis-moi au moins quelque chose...
Filippo, tu es mort ? Dis-moi !
Non, je ne suis pas mort. N’importe quoi...
Pourquoi me parles-tu comme ça ? Qu’est-ce que je t’ai fait ?
Tu ne m’as rien fait... je te cherche depuis des mois...
Pour toi je risque ma santé et ma vie
pour traverser ce balcon. Je me suis habillé en gentleman...
Je suis ici pour te déclarer mon amour mais je ne t’ai rien fait.
Je ne t’avais pas reconnu.
Qu’as-tu dans les yeux ? Tu m’as complètement oublié...
Je t’attends depuis six mois. Pourquoi m’as-tu quittée ?
Je t’ai quittée ? Je me suis installée ici ?
Ai-je changé de nom ? Colombani, ça ne te va pas du tout.
Tu trouves Kougloff mieux ?
- Kougloff ne me déplaisait pas. - C’est le nom de mon père, je m’appelle autrement.
- Papa a dit que tu m’as quittée. - Tu l’as cru ?
- En fait oui. - Tu crois tout.
- Eh bien, oui... - Mon chéri...
C’est pour ça que nous sommes venus ici. Il voulait qu’on oublie tout.
Il voulait que vous oubliiez, moi je n’ai rien oublié.
Je n’ai oublié ni ton père ni l’argent. Je ne t’ai pas oubliée, mon amour.
Qu’est-ce que tu fais par terre ?
Pars, il ne doit pas te trouver ici.
Oh non, mon manteau...
Non, pas sur le lit ! Allez, pars maintenant !
Pas sur le lit ?
Non.
- Oh non, c’est mon costume du dimanche. - Mon Filippo.
Je suis extrêmement fatigué.
Non, pas par terre...
Non, s’il vous plaît, non, non, partez...
- Je pars. - Non, ne pars pas, reste !
- Oh non, ce n’est pas vrai. - Ce n’est pas grave.
Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave...
Les gars, trouvez-vous un endroit pour dormir.
Non... non...
Tu me chatouilles, petit coquin.
Florence ?
- Florence, tu dors ? - C’est mon père.
- Réponds. - Dis « oui ».
Si je dors, je ne peux pas répondre.
C’est vrai.
Tu fais encore des cauchemars, chérie ? À cause de ce salaud de Filippo !
Même dans tes rêves il ne te laisse pas tranquille.
- Je me cache derrière la porte. - Non, reste ici.
Je saute par la fenêtre.
Pourquoi montez-vous avec autant de bruit ?
Et maintenant en silence !
C’est comme ça que j’aime ça !
Idiots !
Filippo ?
Dors, ma petite, dors mon petit chat.
Bon après-midi, amis.
Bon après-midi, monsieur Colom...
Je suis là.
Je viens boire avec vous.
- Mets-le là, merci. - D’accord.
Non, à l’autre table.
Ils cherchent des problèmes... restez calmes !
Pascal, comme d’habitude.
Essaie d’entrer.
Ce n’est pas du tout bon.
Excuse-moi.
Non, non.
- Bien joué. - Va derrière lui.
- Moi ? - Oui, oui.
Calmez-vous, monsieur.
Merci.
Merci. Vous êtes vraiment gentil, monsieur.
No comments yet. Be the first to leave one.