200 rreshtat e parë.
...intensifie la pression de la population.
Le Premier ministre a demandé des renforts militaires.
Le roi William ne devrait pas regagner la capitale.
Londres 2015
Où tu vas comme ça ?
J'ai un truc à faire...
Où tu vas comme ça ? On est cool.
Quoi ?
Tu veux te tirer ? Reste tranquille.
Pourquoi tu flippes ?
T'inquiète pas.
On veut juste discuter, mec.
Tenez-le.
Lâche-moi, mec !
Lâche-moi !
6 heures plus tôt
Ça craint dans les rues aujourd'hui.
À Londres, la beauté côtoie la misère.
Chaque jour, tu risques ta peau.
N'empêche...
ce sera peut-être moi le prochain.
C'est comme ça qu'on vit.
Il faut toujours être prêt.
Il faut être malin et connaître les bons plans.
La violence.
C'est comme ça qu'on se fait comprendre.
Les gamins se battent et s'entretuent.
Si tu les fais chier, tu te fais éclater.
L’enfance, c'est fini depuis longtemps.
Les keufs ont jamais rien fait pour nous.
Ils en ont rien à battre de notre quartier.
Les aides sociales ont été vendues aux bourges.
Les politicards ont tout privatisé.
On touche plus rien.
Pauvres et riches, chacun reste dans sa zone.
L’État nous file plus rien. On doit se démerder.
Il vaut mieux que tu sois de notre côté.
Sinon,
t'es une victime.
C'est aussi simple que ça.
On m'appelle Junior. Y a pas plus rapide que moi.
Personne me rattrape.
Lui, c'est mon frère, Rager.
Je l'aime bien.
On a pas connu notre père, ça l'a endurci.
Je veux devenir comme lui. C'est le chef.
Moi aussi, je le serai un jour.
Sweet Boy, le gosse beau.
Il se prend pour un séducteur, bien gaulé et tout.
Il dit toujours n'importe quoi.
Je l'ai surnommé Biryani.
Lui, c'est Kickz. Tête de Kebab, je l'appelle.
Notre chauffeur attitré.
Il passe sa vie à nettoyer ses pompes.
Craze. Il dit qu'il a fait l'armée. C'est du vent.
Il a juste joué à Call Of Duty 4.
Ça l'a rendu un peu psycho.
Ça, c'est dégueu. Dégueu parce qu'il chie partout.
Il est con, ce clebs. Mais il nous suit partout.
Notre truc, c'est de faire du blé, de réussir à vivre.
On court après le fric.
On s'appelle comme ça, les chasse-fric.
Rager et moi.
Ma mère est morte quand j'avais 10 ans. Il a promis qu'il veillerait sur moi.
Il a toujours été malin, même quand il traînait avec les dingues.
Dingues et violents, en plus.
Il les a plaqués.
Le seul moyen de survivre depuis que le pays est parti en couille,
c'était de faire du bizness en vendant de la bouffe.
Pour pas que ça craigne trop, on a formé un gang
avec des mecs qui venaient de plusieurs quartiers.
À ce moment-là,
Sweet, Craze et Kicks ont été malins aussi.
Ils ont bien géré .. leurs potes crèvent la dalle.
Ils doivent ça à Rager. C'est un frère pour eux.
On va pas chercher la merde
mais on se serre les coudes.
De la drogue et des guns, on en voit plus trop
depuis un certain temps.
De la bouffe. Voilà ce qu'on veut.
Voilà ce que tout le monde veut. De la bouffe.
Nous, on braque, on bute pas,
et on se fait pas buter non plus.
On dégotte la meilleure bouffe, ouais, mon pote !
Dégage, mec !
Chopez-le !
Ça va, les gars ?
Tu me surprendras toujours.
On vit dans le tiers-monde et tu t'en tires.
Tu crois que c'est facile ?
Junior.
Tu es un magouilleur.
- Je fais du bizness. - Fais-moi voir.
Ton frère, ça va ?
Lequel ?
Ton vrai frère.
Ça va. Comme d'hab.
C'est bien. J'en voudrai d'autres.
Je te file 100.
- 200. - 400.
- J'ai que 200. - Alors salut.
- 300. - J'ai un plan.
400.
Et grouille-toi.
350.
C'est moi qui ai la meilleure bouffe.
A plus.
Sois prudent.
Approche.
Serviette.
Alors ?
350.
Il y a que 340.
J'ai acheté un truc.
- Quoi ? - Des bonbecs.
- Pris chez les Pakis ? - J'avais faim.
- Ça te nique le bide. - Oui, mais c'est bon.
Viens voir.
Pour les potes.
On part quand alors ?
Du calme. On est loin d'être prêts.
Tu avais dit "Cette année".
On partira cette année. Sois patient.
Jusqu'à quand ?
- Encore deux semaines. - Tu dis toujours ça.
Tu ramènes trois fois rien.
- T'as vu ce qu'on deale ? - Alors vise plus gros.
Tu as qu'à aller au marché, toi aussi.
Non, j'aurai des embrouilles si j'y vais.
Y en a trop qui veulent ma peau. Je préfère rester képlan.
C'est moi le chef. Tu fais ce que je te dis.
Les Souljahz veulent nous faire concurrence.
Ils sont chelous. T'approche pas de leur cité.
Reste à distance.
On reste képlan.
Eux aussi. Personne sait où se cache Tugz.
Ça les empêche pas d'agir alors ouvre l'œil.
C'est la guerre, dehors. C'est n'importe quoi.
Tu fais l'aller-retour, point barre.
Pigé ?
- Qu'est-ce qu'on attend ? - D'avoir assez de thune.
- On a ce qu'il faut. - Non, pas assez.
Il faut avoir tout prévu.
On s'en sortira.
Ah oui ?
Fais-moi voir comment tu t'en sors.
Allez, bouge.
Les potes viendront avec nous ?
- S'ils aiment le camping. - Ils ne voudront jamais.
T'es mon frangin mais ils comptent aussi. L'oublie pas.
Tu pares, ok ? Prêt ?
- De quoi t'as peur ? - De rien.
Hésite pas.
Ça doit taper ici, ok ?
C'est ça !
Encore. Plus fort !
Lâche-moi, Rager.
Allez, lève-toi.
Va nous chercher à bouffer, et pas qu'un peu.
Viens ici. Tu sais que je t'aime.
- T'es pédé ou quoi ? - Tais-toi.
Allez, bouge. Je veux te voir speeder.
Je vais plus à l'école.
Elles ont toutes fermé ou presque.
Je trace les plans, j'organise les casses.
C'est ça, mes devoirs.
Toujours à chercher de la bouffe.
ÉCONOMIE
POPULATION NOURRITURE
CRIMINALITÉ
HOMICIDES
Les jeunes traînent tous dans la rue
mais Tugz, c'est un malade mental.
À ce qu'on dit,
il tabassait sa mère.
Avec son gang, il veut faire la loi dans chaque cité.
Je dois l'éviter, point barre.
Tu en as mis du temps !
Ça va ?
Lâche-moi.
Apporte-moi cette boîte.
Dis-moi que tu reviens pas les mains vides.
Prends celle-là aussi.
Tu pouvais pas le faire avant ?
Si, mais tu es un feignant.
Faut que je t'oblige à te remuer.
C'est lourd, hein ?
Je ferai de toi un vrai petit gangsta.
Alors, raconte.
C'est de la balle. Un camion, deux gardes.
- Avec des boissons ! - Salut, mec.
Yo, Kickz.
- Il nous faut quoi ? - Comme d'hab.
Il faudra assurer. Je le répète :
pas de morts, même si on crève la dalle.
T'inquiète.
Je te l'ai toujours dit :
y en a là-dedans.
Tu entends ça ?
On y va tous ensemble ?
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