Mistari 200 ya kwanza.
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DEMAIN EST UN AUTRE JOUR
- Alors ? - Sympa.
Sexy, j'aime bien.
Je vais plutôt me changer.
Lâche cette salade.
Entrez.
Pour info, les gens commencent à arriver.
Super. Alex est là ?
Non, mais elle vient avec sa salade de haricots.
Alex arrive quand elle arrive. Et ce plat n'est bon à aucune occasion.
Mais bon. Lâchons-lui la bride, aujourd'hui.
Maman, tu réalises que tu lui trouves toujours des excuses ?
Normal, c'est ma chouchoute.
La vérité éclate enfin.
Dis-moi, je reste ton fils préféré ?
Bien sûr.
"À quand le mariage ?"
"Tu es toujours disquaire ?"
"Tu n'enseignes plus ?"
"Pourquoi as-tu arrêté la fac ?"
Pourquoi tu as arrêté la fac ?
Je fais l'école de la vie. J'apprends en vivant.
Tu adores ça chez moi.
C'est vrai.
Tu vois.
Je te propose un truc.
On entre, on salue tout le monde,
tu me fais signe, et on se faufile dans ton ancienne chambre
pour se peloter, entourés de poupées.
Interdiction d'approcher mes poupées.
BIENVENUE BÉBÉ
- Je pose ça dans la cuisine. - D'accord.
- Lucas, Zoe. - Salut !
Mes félicitations.
- La voilà. - La fameuse salade de haricots.
Oui.
Ça a l'air super bon.
Tata Alex !
Coucou.
On s'ennuie à mourir, et papa refuse qu'on mange du gâteau.
Les parents, je vous jure !
Une petite chasse au trésor ?
Je veux six objets qu'on trouverait dans la chambre de Harry ou d'Hermione.
Points bonus si l'objet peut faire disparaître ces adultes barbants.
Compris ?
Une seconde.
Vous devez prendre des forces avant de commencer.
Voilà.
- Zoe, je te présente Julia. - Bonjour.
- Bonjour. - Enchantée.
Alex ! Salut !
Tiens, Kelly. Dis donc, regarde-toi !
Arrête, je suis énorme.
Mais magnifique.
Merci beaucoup.
Comme ça, tu n'enseignes plus ?
- Tu bosses pour ta mère ? - Oui.
Et ton copain est disquaire ?
J'ignorais que ces boutiques existaient encore.
Il en reste une.
Le reste du temps, il développe un jeu vidéo.
American Zombie: Blood Apocalypse ou Playground Armageddon.
Et un jour, tu imploreras ta maman de te l'acheter.
Oh ça, oui.
Je dois aller chercher Alex.
Elizabeth, tu dois rencontrer mon amie Katie.
Elle adore Rose Cosmetics. Viens la voir un instant.
Dieu merci, tu es là.
Je pensais être la seule trentenaire ni enceinte ni allaitante. Coucou.
Ça va, ma belle ?
Insupportables. Je les déteste.
Oui. Elles nous envient parce qu'on peut sortir.
Sauf que tu ne sors plus beaucoup.
Et tu ne rappelles jamais.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Un bonbon ?
Oui. Je peux avoir...
- Cinq milligrammes... - Super.
- ... fois quatre. Ça le fera. - Parfait.
- À dans cinq heures ! - Ne conduis pas,
- et ça ira. - Où est Elliot ?
- On a rompu. - Désolé.
- Je dois filer. - Rassure-toi, ça va.
J'ai déjà fait deux...
Tu as donné du gâteau aux petits ?
Oh, oui.
Oh, oui.
- C'était moi. - Absolument.
Julian, détends-toi. Tout ce qu'on dit, c'est que...
- Laisse-les manger. - Grave !
Quel mal à ça ?
Allons dans la chambre de tata, elle a peut-être un stylo.
- Doucement ! - Dépêche-toi !
Finn, tu as une grosse quéquette.
Merci.
- Je suis punie ? - Pour l'éternité.
- Julian ne te pardonnera jamais. - Tu me le promets ?
- Coucou. - Coucou.
Dis-moi franchement. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Comment ça ?
Je ne sais pas, je te sens un peu à la dérive.
Un peu perdue.
Perdue ?
J'ai un nouveau copain et un super boulot.
Chez ta mère ?
À vendre du maquillage à des seniors ? Le rêve.
Ça reste un boulot.
Il assure mon avenir, une sécurité. Et je suis plutôt douée, non ?
Absolument.
Mais ce n'est pas toi. Ce n'est pas ta passion.
- La passion, c'est surfait. - Quoi ?
C'est vrai. Ça ne dure jamais, et c'est épuisant.
C'est le propre de ma génération, non ?
De revoir ses attentes et d'oublier ses rêves puérils ?
Alex, tu n'en crois pas un mot.
J'adore travailler pour toi, maman.
Je t'assure.
Tu as créé cette superbe entreprise toute seule, et...
je veux en faire partie.
Te rendre fière.
Bon, présenté comme ça...
Maman.
J'ai une grande nouvelle.
Finn m'a demandé de vivre avec lui.
Jusqu'à ce que je trouve un appart. Comme ça, on paie moins cher.
Comme c'est romantique !
Pourquoi tout le monde le hait ?
Parce qu'il a arrêté la fac ?
Steve Jobs aussi.
Je ne déteste pas Finn.
C'est un garçon très gentil
passionné de jeux vidéo,
et visiblement doté d'un gros...
Par pitié, maman. Arrête.
Très bien, j'arrête.
Pour l'instant.
Merci.
Je t'en prie.
Moi aussi, j'ai du nouveau.
Il est revenu.
Oui.
Je vois.
Il suffit de s'en débarrasser à nouveau.
Non.
On trouvera un autre médecin, et...
Ils ont des traitements en Allemagne qui sont hyper efficaces.
Puis j'arrêterai de travailler...
Alex.
Je veillerai sur toi jusqu'à ce que tu ailles mieux.
Non.
Pas de soins magiques en Allemagne,
pas de remède dix fois pire que la maladie.
Ça ne changera rien.
Pas cette fois.
Viens là.
Que vais-je faire de toi ?
Que vais-je faire sans toi ?
Coucou, ma belle.
Prête à te montrer ?
Ça va aller ?
- Salut, Sam. - Ravi de te voir, vraiment.
- Ça ne te semble pas surréaliste ? - Comment ça ?
Tous ces gens présents, sauf la personne censée l'être.
Je m'attends encore à la voir sortir de la cuisine et corriger ma posture.
J'ignorais que papa serait là.
Ils ont partagé 20 ans de bonheur quasi permanent.
- C'était évident. - Peu importe.
Je déteste quand il prétend qu'ils ont divorcé d'un commun accord.
Sérieux, il l'a quittée.
J'espère que ta mère a été claire sur le legs.
Ne faites pas comme les Nelson. Ils ne se parlent plus.
Ouais. Tant que je récupère le Tamayo dans l'entrée.
Ça fait à peine une semaine, et tu penses à ses affaires ?
Facile à dire, tu hérites la société.
Tu n'en sais rien, j'y ai bossé un an.
Catherine ne t'a pas formée pour rien.
Je suis pas son petit chien.
Arrêtez, tous les deux.
Alex fait du bon travail.
Elle est tout à fait à la hauteur.
Bonjour, tout le monde. Toutes mes excuses.
Je tiens à vous présenter mes sincères condoléances.
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Brad Ackerman.
J'ai travaillé avec votre mère sur son testament.
- Où est ce bon vieux Sullivan ? - M. Sullivan est dans son bureau.
Brad, c'est ça ?
Excusez-moi, êtes-vous un associé ?
Je suis associé adjoint.
On devrait demander à voir son diplôme.
Vous devez être Alex.
Laissez-moi deviner.
Julian, Catherine, Lucas et Zoe.
Félicitations pour votre fille, Emma.
Merci.
Votre mère était une femme exceptionnelle.
Même malade, elle restait forte et pleine d'humour.
J'ignore si ça a du sens,
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