Mistari 200 ya kwanza.
Oh chauffeur ! Oh !
Joyeuses Pâques, votre Excellence. - Qu'est-ce que vous voulez, Stepan?
Pourriez-vous vous rendre au Kalbek et demander au General Bounine de venir ici immédiatement ?
N'est-il pas trop tard pour que l'Eglise sauve votre maître ?
vingt-cinq francs ? - Non. Dix.
une nuit de Pâques ? Vingt.
Quinze, votre Excellence. - Très bien, Stepan.
Joyeuses Pâques à vous. - S'il vous plaît. dépêchez-vous.
Croyez-moi, c'est très urgent. S'il vous plaît.
Sérieusement, Bob. N'adorez-vous pas la cuisine russe?
Plus vite ! Plus vite !
Plus vite !
Général, je suis folle de votre établissement.
C'est toujours un plaisir de vous y recevoir, madame.
Général Bounine, mon mari.
Excusez-moi, Général. Le Comte Beresoff attend devant avec son taxi.
Il a un message pour vous. - Stepan?
Oui, il dit que c'est urgent. - J'arrive tout de suite.
Voulez-vous bien m'excuser juste un moment?
Est-elle ici ? - Oui, mon général.
Où cela ? - Là-bas, à côté de l'arbre.
- Etes-vous sûr ? - Oui, votre Excellence.
Très bien. Attendez ici.
Joyeuses Pâques ! Joyeuses Pâques, Anna Koreff.
C'est bien Anna Koreff ? Ou du moins, c'est ce que l'on vous appelait dans cet asile de Saint-Cloud.
Vous voyez la ressemblance ? - Pas plus que chez cent autres femmes.
Vous n'avez rien à craindre, Je vous le promets.
Pourquoi vous enfuyez-vous toujours? - Toujours des questions. j'ai oublié les réponses.
Peut-être que si vous n'aviez pas dit à la soeur qui vous étiez, il n'y aurait pas de questions.
Qui suis-je ? - La Grande Duchesse Anastasia, Il me semble.
Dans un asile, même une nonne peut être folle.
C'est contagieux. - Vous admettez donc avoir été dans cet asile, n'est-ce pas ?
Stepan, êtes-vous certain que c'est la même femme que vous avez vu à Saint-Cloud?
- oui, mon général. - Venez.
Laissez-moi, s'il vous plaît ! Laissez-moi!
Le général a dit de l'attendre à l'endroit habituel.
Attendre! comment supportez-vous cela ? Le toupet de ce Bounine !
A-t-il laissé un message? Oui. il a dit qu'il serait de retour sous peu.
En retard! Toujours en retard.
Petrovin, il est temps pour moi de lui dire - je sais.
Dites-moi seulement ce que vous allez dire à Bounine.
Et soyez heureux, encore une semaine, et vous pourriez lui dire en prison.
Petrovin, je vous interdis d'employer ce mot.
Je n'ai entendu personne en parler. Mais c'est la fin logique promise à ce stratageme ridicule.
Stratagème ridicule, hein ? alors pourquoi vos yeux brillent-ils comme ceux d'un ermite dément ?
Quand vous avez appris que la fille de notre tsar pourrait être vivante...
C'était ridicule.
Et les vôtres se sont mis à briller quand vous avez appris qu'elle avait 10 millions de livres d'héritage.
Pareillement ridicule. - Pas vraiment.
Les dix millions de livres sterling l'attendent à la banque d'Angleterre.
Mais la grande duchesse Anastasia Nicolaevna repose en terre de Russie.
Vodka? - Non, merci. Ma digestion est capricieuse
depuis que Bounine a décidé de former notre entreprise.
Bounine a décidé? L'idée était la mienne !
Mes années d'expérience dans la banque comptent pour rien, hein?
J'ai mis au point la méthode de vente des parts aux actionnaires.
afin de les faire payer pour la recherche de leur grande duchesse adorée.
J'ai déterminé le rapport entre les parts de son héritage,
et le nombre de nos actions.
Et sans mes conseils... - Je sais ! Bounine n'était rien.
Bounine n'était rien-
Bonsoir, camarades.
Si le mot n'offense pas vos oreilles de russes blancs.
Hein? Oh, je suis désolé. Je - Excusez moi.
L'orde du jour, s'il vous plaît. - "l'ordre du jour." Juste comme cela ?
Pourrions nous avoir le compte-rendu des finances, s'il vous plaît?
le compte-rendu - - Oui, le compte-rendu des finances.
Il y a un autre compte-rendu, Général. - Tout en son temps, Piotr Ivanovich.
Allez-y, Chernov.
Aujourd'hui, notre crédit s'élève à...
à, euh, ah - exactement 5,250 francs.
Ce nouveau costume vous va à ravir, Chernov.
Ai-je tort, ou y-avait-il quelque chose comme 9000 francs à notre dernière réunion ?
Mon cher général, Puis-je vous demander -
Puis-je vous demander comment vous avez financé votre club ?
15,000 francs de nos actionnaires, voilà comment !!
Nous vivons dans une seule pièce, Petrovin et moi - Deux.
Nous partageons la chambre. - ceci n'est pas une réunion sur vos problèmes de logement.
- Continuez avec les comptes. - Problèmes de logement, hmph!
Euh, 275 francs à Natalya Yakovski,
ancienne couturière de la famille royale.
Payés pour des resnseignements sur leur garde-robe et mensurations.
Je vois que vous avez fait bon usage de ces informations. - Je l'ai dessiné moi-même.
Ce sont ses mensurations exactes. - La couronne est une touche bienvenue.
Oui. Un visage le serait encore davantage.
Il est trop tard maintenant! Nous allons au désastre.
En tant que fils d'un diacre à la cour de sa Majesté, vous devriez avoir plus de foi.
J'aurais aimé que mon père, Dieu le bénisse, en ait moins.
Eh bien, Chernov, allez.. Donnez-lui les nouvelles.
Je préfèrerais avoir les siennes d'abord.
Les miennes ? - Je connais ce sourire.
je parie que vous nous réservez l'une de vos brillantes surprises habituelles.
Peu importe. Que s'est-il passé, Petrovin? Chernov a été appelé -
J'ai été convoqué par l'assemblée des actionnaires.
Oh, quelle délicate attention! - Délicate, hein?
Le vieux General Anikin s'est montré très direct.
"Il y a plusieurs années," a-t-il dit, "des rumeurs commencèrent à circuler, prétendant que la grande duchesse Anastasia Nicolaevna,
"fille de sa Majesté Impériale le Tsar Nicholas II,
"n'aurait pas été massacrée en même temps que la famille royale,
mais se serait échappée. miraculeusement."
"Il y a un an," poursuivit-il, "vous et vos amis êtes venus à nous, prétendant
"savoir que son Altesse était quelque part dans Berlin.
Puis vous nous avez dit l'avoir trouvée, avant qu'elle ne s'enfuie."
Est-ce à cette époque que nous avons pensé utiliser la rousse ?
Non, non, celle qui pouffait tout le temps. - Ah, oui, la rousse est venue plus tard.
Continuez. - "Puis," dit-il, "vous aviez besoin de plus de fonds pour la retrouver.
"Une fois de plus nous avons payé. Puis vous avez dit l'avoir retrouvée, mais elle était souffrante.
Besoin de plus de fonds." - souffrante ?
Oh, c'était Galina. trop stupide. - "Combien de temps va-t-elle être souffrante, Chernov?
Combien d'argent allez-vous drainer de nos maigres poches, Chernov?"
Combien ont-ils, Chernov? - La plaisanterie est à nos dépens, General.
Ils nous donnent exactement huit jours. - Huit jours pour quoi ?
Huit jours pour produire son Altesse, la grande duchesse Anastasia.
Ou c'est la prison pour escroquerie! Pour escroquerie!
Eh bien, il leur en a fallu du temps. - C'est tout ce que vous avez à dire ?
Cela me révulse de voir comme vous le laissez souffrir...
Comme vous aimez souffrir... et vous vous délectez de le voir souffrir.
Pas particulièrement. je pensais simplement préférable
de déterminer précisément quelle est notre situation
avant de suggérer une solution. - Qu'est-ce que je vous avais dit ?
Très bien, Général. Votre surprise. Où est-elle ?
Où est qui ? - La femme que Stepan a repéré dans l'asile de Saint-Cloud!
Correct. Nous l'avons finalement retrouvée.
- Vraiment ? - Non !
Naturellement, elle n'avoue pas avoir été là-bas ? - Non.
Vraiment ? - Elle n'admet pas non plus y avoir dit à une nonne
Qu'elle était la fille du Tsar. - Qu'admet-elle, au fait ?
Rien. Il se peut qu'elle mente. - Alors pourquoi croyez-vous-
Mais l'important est qu'utilisée adroitement, elle peut servir nos desseins.
Comment ? - Elle possède certains traits surprenants.
Tels que ? - Vous verrez.
Elle possède également une ...curieuse étrangeté.
Naturellement, ce pourrait simplement être le résultat de l'amnésie.
Lui et ses surprises ! si c'était un grand duc que nous recherchions,
Il n'en trouverait pas autant ! - Stepan!
Amenez-la.
Venez ici.
Ne soyez pas inquiète. Ces deux gentilhommes sont des amis.
Voilà. Asseyez-vous.
Que diriez-vous d'un verre de vodka? Cela vous fera du bien.
Merci.
Vous n'avez rien à craindre. Ils veulent simplement vous examiner.
Examiner ? Sont-ils docteurs?
Ils n'aident pas vraiment. - Docteurs? Non.
Ils ne sont pas docteurs.
Non, non. Nous aurions dû garder la rousse.
La fille du Tsar boit comme un cosaque.
Puis-je avoir une cigarette ? - Bien sûr. Voilà.
Où suis-je ? - Je vous l'ai dit. Parmi des amis.
- Etrange. - Quoi ?
La ressemblance avec l'autre. - Oui. Toutes deux femmes.
Messieurs, imaginez-vous ce qu'elle a traversé ?
- La rue, probablement. Je peux l'imaginer marcher.
Levez-vous. - Qu'avez-vous dit ?
Ho, ho, ho! J'ai dit: "Levez-vous."
Nous voudrions vous voir marcher jusque là-bas, s'il vous plaît.
Mm, non. Au moins avec la rousse, nous aurions pu teindre ses cheveux.
Mais la démarche ? Les grandes duchesses l'apprennent avec des livres sur la tête.
On peut les reconnaître à leur port seul.
Oh. Des murs de pierre.
- De quoi parle-t-elle ? - Chernov ?
Ce libraire qui vous a presque ruiné il y a 12 ans avec cette affaire de faux...
Reconnaîtriez-vous sa démarche aujourd'hui ?
Reconnaîtriez-vous le sourire d'une fille rencontrée il y a 10 ans ?
Je n'y avais pas pensé. - Vous êtes tous deux des idiots.
Vous l'examinez comme si elle était la vraie Anastasia.
Il n'y a pas d'Anastasia.
Elle a été abattue il y a 10 ans par un peloton d'execution.
Ce n'est pas elle que nous cherchons, messieurs.
Nous cherchons une réplique raisonnable.
Raisonnable, oui. Mais ceci est déraisonnable.
S'il vous plaît. Soyons constructifs.
Que dira le comité ??
La plupart d'entre eux ont vu l'original. - Comment ?
Au bal de la Cour, depuis un balcon ?
dans une église, à la lueur, vacillante des cierges ?
Oui, vous l'avez vue. Nombreux sont ceux qui l'ont vue de loin.
ou dans les journaux. - Et les domestiques ? Certains se sont exilés.
Ils l'ont vues à travers leurs larmes de dévotion, et la verront encore.
Très bien. Et la famille ? - S'il s'agissait de la famille proche,
Je n'essaierais pas... Mais ils sont morts.
Et vous voudriez craindre la mémoire des oncles, tantes, et cousins ?
Pas moi. - Vous n'avez foi en rien.
Ils s'enfermeront dans leurs chambre pour examiner secrètement des photos jaunies
auxquelles cette femme ressemblera. - Celle-ci ?
Oui, elle. Du rouge changera un peu la bouche.
du maquillage, une nouvelle coiffure,
Des robes pour rappeler l'autre époque.
démarche, voix, manières apprises avec les noms, les figures, les endroits.
Ce serait plus facile si nous pouvions la présenter au comité
gisant dans son cercueil.
Oui, pas de questions, pas de réponses, pas d'erreurs.
Pas d'argent, non plus.
Non, Je sais. Je sais !
Que savez-vous ? - C'est une cave. Vous m'avez amenée ici pour m'abattre!
Etes-vous folle ? - C'est une cave !
C'est absurde. Asseyez-vous. - Non !
Asseyez-vous, j'ai dit !
Pas mal, pas mal.
Un peu plus de répétitions, peut-être. - Quoi ?
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