Mistari 200 ya kwanza.
Quand l'homme vint sur la terre
il eut peur des éléments.
''Les Dieux de la Lumière sont en colère.''
''ll me faut tuer mon prochain pour les apaiser''.
Plus tard
l'homme s'abrita du vent et de la pluie
et de la force des éclairs.
Mais le coeur de l'homme agite des éléments
aussi puissants que le vent ou la foudre.
L'homme nie leur existence
pour ne pas avoir à les affronter.
Le conte que nous vous proposons
fait le récit de la tempête mortelle qui entraîne
l'homme de notre temps,
quand il dit : ''ll me faut tuer mon prochain''.
Nous nous demandons :
Quand donc l'homme aura-t-il la sagesse
de se construire un refuge solide
contre la peur de l'inconnu ?
Janvier 1933,
Une petite ville universitaire,
dans les Alpes,
Allemagne du Sud.
Bonjour ! C'est un grand jour !
L'anniversaire de M. Ie Professeur.
Bon début !
Dites-lui mes respects.
Madame, le courrier ! 50 lettres !
Plus les paquets !
Et les télégrammes ! Mon Dieu !
Où est Rudi ?
Je vais l'appeler.
Le Facteur salue le Professeur.
Je le lui dirai.
Rudi, viens vite.
J'arrive, Mère !
Tu n'as rien pris, Victor.
Mais si, c'était très bon.
Viens, assieds-toi.
Bon, dis-moi
tu veux bien me faire une tartine ?
- Qu'est-ce que c'est ? - Le courrier.
Tout ça pour moi ?
Comme tu es élégante !
Le 30 janvier. Tu connais cette date ?
Mon anniversaire !
J'ai 60 ans aujourd'hui !
Bon anniversaire, chéri.
Tu m'aimes toujours ?
Vas-y, mange.
Tu me gaves, je perds ma ligne !
Occupez-vous de votre père. Je reviens.
Bon anniversaire !
Un volume, chacun.
Merci.
Le dernier livre de Neumann. J'en avais envie !
Mes lunettes ?
''A notre cher père, avec affection''
Merci beaucoup.
Vous me faites oublier
que je ne suis que votre beau-père.
Vous êtes un père pour nous.
Je vous considère comme mes propres enfants.
Tous mes voeux, père !
Des truffes ! Très bonnes.
Je pars pour l'école.
Je pars avec toi.
C'est pour moi ?
Bois ton café. Je défais le paquet.
Tu l'aimes ?
Magnifique !
Tu as l'air beau et intelligent !
Je suis fière de toi.
Je suis comblé !
Tu vas être en retard...
N'oublie pas tes notes pour ton cours.
ll n'a rien pris.
Dépêchons-nous.
Vous avez les bottes, Martha ?
Ne les oublie pas.
Non, bien sûr.
Bonjour, Professeur. Il fait froid.
Oui, froid, avec du soleil.
Une belle journée.
Pas de rhumatismes ?
Non... je me trouve en forme, pour mon âge.
Ne gardez pas vos bottes trempées.
Non, bien sûr.
Comme vendredi passé !
C'est ça,
le professeur Nimbus... un certain genre.
Et l'autre ?
Belle journée, froide et ensoleillée.
Je suis en retard ce matin il est 9 heures passées.
9 h 03 juste.
Alors, au travail.
On est bien le 30 janvier ?
Le 30 janvier, oui.
Oui, c'est bien ça.
Ne vous pressez pas !
Non, mais...
je voudrais terminer assez tôt.
Et moi aussi.
C'est un grand jour.
Vous avez choisi le beau temps.
A tout à l'heure.
Silence ! Silence !
L'étudiant en médecine Fritz Marberg !
L'étudiant en médecine vétérinaire, Martin Breitner !
M. Ie Professeur. Nous, vos étudiants
vous présentons nos félicitations.
Nous sommes heureux de vous avoir pour maître,
et fiers de votre renom
tant à l'Université que dans le pays.
Professeur Roth
en tant qu'étudiant en médecine vétérinaire,
toubib des bêtes,
je n'ai pas eu la chance de suivre vos cours.
Voyons, où sont mes notes ?
Et si je suis là, c'est que...
j'ai depuis longtemps l'honneur de votre amitié.
Au nom de votre classe je suis fier
de vous offrir cette chose-là.
Je lis ici :
''Avec l'admiration et l'affection de vos étudiants''.
Et je dirai, de la part de tous ici.
Voilà, Monsieur.
Mes chers étudiants
mes chers collègues,
merci.
Je... dois avouer
que je croyais que vous aviez oublié.
J'avais beau me dire que ça m'était égal.
J'en étais affecté.
Vous comprendrez donc mon émotion
ma profonde reconnaissance
et ma gratitude.
Merci pour ce cadeau magnifique.
Ce porte-flambeau me prouve
que vous avez compris mon désir
de vous transmettre Ie flambeau de la science.
J'espère qu'après vos maîtres,
vous le porterez dignement.
Merci, Fritz Marberg,
merci, Martin Breitner pour ces quelques mots très gentils.
Avant de m'oindre de ce baume
je ne puis m'empêcher de me demander
si votre empressement
ne serait pas dû au fait
que ma fille n'est pas laide.
Quoiqu'il en soit, merci.
Merci à tous !
Nous sommes heureux
Nous sommes jeunes
Après la belle jeunesse
Après la vieillesse décadente
Nous serons des hommes
Fritz ! Que veux-tu ?
Annoncer nos fiançailles.
Tu es fou ! On est étudiants.
Je connais la chanson.
- Je n'ai pas encore décidé. - C'est tout décidé.
Madame !
Bon anniversaire ! Six bougies !
Une par décennie d'une belle vie.
Souffle et fais un voeu.
D'un coup, à cause du voeu.
Je suis déjà comblé !
J'ai le bonheur de transmettre Ia connaissance,
et j'en suis récompensé.
J'ai bien choisi la compagne de ma vie.
Je n'ai pas eu mon mot à dire !
Mes enfants sont beaux, vifs.
Nous formons une famille unie.
Nous vivons en bonne entente,
forts de notre esprit de tolérance
et de notre sens de l'humour.
Mais je fais encore un discours !
Mon seul voeu sera :
que notre bonheur continue.
Un toast !
A la santé de notre hôte !
Professeur, j'ai une nouvelle !
Mme Roth, Professeur...
Ne tire pas sur mes basques.
Freya a promis d'aimer et d'obéir.
Mais je ne suis pas décidée !
Je décide pour toi.
Nous sommes pour !
Qu'en penses-tu, père ?
Tu me bouscules. Et toi, mère ?
Tu es heureuse ?
Oui, je crois.
Une bonne nouvelle :
Adolf Hitler vient d'être élu Chancelier.
- Prodigieux ! - C'est officiel ?
Officiel ! On n'entend que ça à la radio.
Adolf Hitler, Chancelier ! Et désigné par Hindenburg ?
A quoi pense-t-il ?
La nouvelle a enflammé la capitale,
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