Mistari 182 ya kwanza.
TROISIÈME SERVICE PLAT Nº 1
L’Académie culinaire de Tootsuki.
Elle qui a vu naître tant de chefs renommés
accueille un groupe d’élus aux dons sans pareils.
Choisis pour leur talent inégalé,
ils sont dix à siéger au conseil des maîtres.
Dis-moi…
Sôma, ici la Terre !
Tu m’as parlé ?
C’est dangereux de conduire la tête dans les nuages…
Pardon, t’as raison.
J’aimerais éviter de casser la mobylette que je viens d’acheter.
Tu repenses au conseil des dix maîtres ?
Ouais…
Eh oui.
Hier, tous les qualifiés aux élections d’automne
ont rencontré les dix maîtres.
Les élèves les plus doués de notre académie.
Le conseil des maîtres !
Faites place aux membres du conseil !
ETSUYA EIZAN, EN 1RE 9E SIÈGE
TERUNORI KUGA, EN 1RE 8E SIÈGE
SATOSHI ISSHIKI, EN 1RE 7E SIÈGE
NENE KINOKUNI, EN 1RE 6E SIÈGE
SÔMEI SAITÔ, EN TERMINALE 5E SIÈGE
MOMO AKANEGAKUBO, EN TERMINALE 4E SIÈGE
TOSUKE MEGISHIMA, EN TERMINALE 3E SIÈGE
RINDÔ KOBAYASHI, EN TERMINALE 2E SIÈGE
EN TERMINALE
EISHI TSUKASA 1ER SIÈGE
Et là,
face à ces étudiants d’exception, Sôma a dit l’air de rien…
J’ai la flemme d’attendre pour entrer au conseil.
Personne voudrait m’affronter en duel ?
T’es malade, Sôma ?
Ils m’ont bien remballé.
La lose.
J’ai frôlé la crise cardiaque.
J’aurais dû attendre qu’il y ait plus d’ambiance.
T’es à côté de la plaque…
J’en frissonne rien que d’y repenser.
Les dix maîtres sont vraiment impressionnants.
Les desserts de Momo sont vraiment succulents…
Je te le fais pas dire, c’était quelque chose.
On comprend qu’ils ont pas volé leur place.
Vous visualisez le gouffre
entre notre cuisine et celle des autres élèves ?
Voilà, y a rien à ajouter.
T’as sûrement pigé, mais je vais le dire clairement.
On vous prend grave, mais grave pas au sérieux.
Enfin, imaginons une seconde
qu’utiliser une certaine cuisine vous donne une chance contre moi.
J’accepterais volontiers un duel.
– La taille. – En cuisine, grognasse !
Terunori a dit qu’il m’accorderait un duel…
mais la condition qu’il pose complique la chose.
Je vois pas comment le défier.
C’est vrai…
On n’a presque jamais cours avec les première.
Tiens, t’étais pas contre l’idée que je les affronte ?
Bah si, je ne veux pas que tu sois renvoyé.
Sauf que tu es vraiment doué,
et je n’apprécie pas le ton qu’ils emploient avec nous.
Ah bon ? Merci.
Il est énorme, ce camion. Il va servir à quoi ?
Les préparatifs vont commencer !
Les préparatifs ?
On arrive bientôt au dernier événement de l’automne,
la fête de Tootsuki.
Une fête ?
Oui, le festival Gekkyô.
On peut tenir un stand tout seul ou en groupe.
Pourquoi tu rigoles, Sôma ?
C’est l’occasion rêvée.
DÉFIER LES DIX MAÎTRES
Le festival Gekkyô dure cinq jours,
et le chiffre d’affaires de chacun est annoncé quotidiennement.
Ça donne trop envie !
Salut, Erina !
Sôma ?
Ça fait plaisir de te voir. Tu sors de quel cours ?
Arrête de me parler comme si on était amis !
Et évidemment, Hisako n’est pas là…
Tu vas tenir un stand, au fait ?
Tu parles du festival ?
Évidemment !
Les stands tenus par les dix maîtres sont une attraction.
Ah ouais ?
Donc Terunori sera bel et bien dans l’arène.
Nickel !
Tu ne vas pas oser ?
Si, je vais participer.
Si je vends plus que Terunori, il acceptera un duel.
Sans vouloir me vanter, je m’y connais bien en stand.
Vos yakisoba sont une tuerie !
Du coup, je vais te faire de la concurrence.
Faudra qu’on s’encourage. À plus, Erina !
Il veut défier Terunori ?
Je me demande s’il a compris le fonctionnement du festival.
Ah bon ? Tu vas participer ?
Ben ouais, c’est le seul moyen.
Au fait, tu connais pas son style de cuisine ?
J’en ai besoin pour établir ma stratégie.
De mémoire, il excelle en cuisine chinoise.
En cuisine chinoise ?
– Miyoko ! – Elle a fait un dunk à 180 degrés !
Tu veux surpasser le 8e siège ?
T’es bien le mec qui a défié Kôjirô Shinomiya.
T’as peur de rien.
On était dans la même poule aux élections d’automne.
Miyoko se spécialise dans la cuisine chinoise.
Ah bon ?
Terunori se limite aux mets du Sichuan,
mais moi, j’explore toute la cuisine chinoise.
Et donc, tu as du staff avec toi ?
Du staff ?
Je fais ça en solo.
On parle d’un festival, quoi.
Oh là là…
T’es libre après les cours ?
Je dois aller au club de cuisine du terroir.
Pas grave, j’ai juste besoin de Sôma.
Tu comprendras sur place.
Je vais te montrer
le club de cuisine chinoise
dirigé par Terunori Kuga.
Ça alors…
Ils s’entraînent à faire sauter le riz ?
Franchement, on dirait des robots.
Ils sont tous parfaitement synchro !
Un ! Deux ! Un ! Deux !
Allez ! Continuez !
Toi, tu ralentis ! Arrête de glander !
Pardon, chef !
Idiot ! Comment tu veux que ça fonctionne le jour J ?
Tout le monde trinque, vous me ferez 30 séries de plus.
Miyoko ! Que me vaut cet honneur ?
Tu t’inscris enfin ?
Dans tes rêves.
Je m’en doutais… mais t’es toujours la bienvenue.
Et toi, si je me rappelle bien, t’es Sôma Yukihira.
Tu veux quoi ?
Je suis venu observer tes préparatifs pour le festival.
Pour le festival ?
Je pense prendre un stand, donc je réfléchis à ma recette.
Si je vends plus que toi, tu accepteras un duel ?
Je vois, tu la joues comme ça.
Je tiendrai parole.
Super ! Tu veux pas me dire quel plat tu vas cuisiner ?
C’est ton adversaire, mets-y un peu les formes !
T’es un marrant, toi.
Bon… je réfléchis encore sur le nombre de plats,
mais je servirai du mapo doufu.
Du mapo doufu ?
C’était aussi à la carte de notre resto familial !
Ça avait son petit succès.
Tu viens d’un resto familial ?
Dix commis, maintenant !
Préparez-lui notre fameux mapo doufu.
Oui, chef !
Il y a un proverbe bien connu en Chine, mon cher Sôma.
Il décrit les goûts des habitants
des provinces du Sichuan, du Hunan et du Guizhou.
Le Sichuan ne craint pas le piquant, le Hunan ne craint rien de piquant,
et le Guizhou craint qu’il manque de piquant.
En gros, ils adorent le piment.
Ce proverbe montre à quel point
le piment est répandu dans ces régions.
Ça dure depuis des siècles.
Mon équipe a travaillé dur pour améliorer cette cuisine.
Voici mon plat fétiche.
Mange ce mapo doufu du Sichuan tant qu’il est chaud !
Les dix plats sont sortis pile en même temps.
C’est précis à la seconde.
Quelle explosion de saveurs !
Ça pique ! C’est bon ! Ça pique ! C’est bon !
Ça pique ! C’est bon !
Ma langue est presque en feu, mais les saveurs se succèdent.
Ça n’a rien à voir avec celui qu’on servait au resto !
Et en plus,
les dix assiettes ont exactement le même goût.
Ils s’entraînent nuit et jour ?
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