Mistari 200 ya kwanza.
Wakamatsu Production
"Périsse le jour où je suis né.
"Pourquoi ne suis-je pas mort
"dans le ventre de ma mère ?
"Pourquoi n'ai-je pas expiré
"au sortir de ses entrailles ?"
Ancien Testament Livre de Job
QUAND L'EMBRYON PART BRACONNER
Scénario et musique : Yoshiaki Otani
Image : Hideo Ito
Lumière : Hajime Isogai
Montage : Fumio Tomita
Assistant réalisateur : Masao Adachi
Décor : Mamoru Kato
Avec
Miharu Shima
Hatsuo Yamaya
Produit, conçu et réalisé par Koji Wakamatsu
Bouge plus. Vas-y plus fort !
Non.
Pas ici.
On va monter dans ma chambre, alors.
C'est là que tu habites ?
C'est vraiment dépouillé.
Ca t'étonne ?
Si je vivais dans un tel appart,
je l'arrangerais autrement.
C'est ça, la chambre d'un célibataire ?
J'habite pas toujours ici.
Je peux prendre un bain ?
Je sais pas si l'eau sera chaude.
C'est son portrait craché.
Son sosie !
Tu m'as fait peur.
Pour le bain, il faut attendre encore un peu.
- Tu t'appelles comment ? - Yuka.
C'est joli, non ?
Un jour, elle mettra une robe blanche
et voudra avoir un bébé comme toutes les autres.
J'ai terminé ma toilette, chéri.
Comme elles se ressemblent !
On dirait deux jumelles.
Je vais te réchauffer.
Non.
Tu as couché avec combien d'hommes ?
Allez, dis-le-moi.
Idiot !
Dis-moi combien.
La première fois,
je le demande toujours.
Je me souviens pas.
Sept ou huit...
Avec eux, c'est comme avec moi ?
Aïe !
Allez, réponds-moi.
Ca...
dépend...
Putain.
Sois gentil.
Non !
Viens, vite.
Vous êtes toutes pareilles.
Je te déteste !
J'ai dessoûlé.
Tiens, prends un somnifère.
Je dois partir à 9 heures demain.
Je te réveillerai.
Disons 11 heures et demie. Je peux pas être en retard.
Tu travailles demain ?
Non, mais j'ai un rendez-vous.
Pourquoi tu mens ?
Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Tu resteras dans ton appart crasseux, hein ?
C'est ton collègue qui t'a accompagnée au mariage ?
Non, c'était un client.
Ne fréquente pas des types pareils.
Il a un regard vulgaire.
Il l'est, d'ailleurs.
Je te connais un peu.
Ah bon ?
Qu'est-ce que tu sais de moi ?
Tu es Monsieur Marukido, le directeur du magasin.
Tu es un bel homme.
J'ai entendu dire du bien de toi...
et ça m'a séduite.
Il paraît aussi que tu es misogyne
et que tu aimes les adolescentes.
Viens...
ici.
Hein ?
Tu es mignonne. Qu'est-ce que tu lui ressembles !
Je t'intéresse, alors ?
Je te cajolerai jusqu'à ce que tu en pleures.
Sauve-toi, si tu veux.
Je déteste les femmes comme toi.
Tu prétends être une femme,
alors que tu n'es qu'une petite vendeuse.
Je t'apprendrai que les femmes comme toi sont des chiennes.
Hurle !
Aboie !
Il y a des choses pardonnables, et d'autres impardonnables.
Toi, qui n'es qu'un sac à merde,
ne les comprendras jamais.
Sais-tu au moins ce que ça veut dire, aimer ?
Ecoute.
Tu es vendeuse au rayon homme.
Tu sais compter les paires de chaussettes.
Tu sais s'il y en a beaucoup ou peu, et leur prix.
Mais c'est tout.
Si elles sont à la mode, colorées ou sobres...
Alors qu'une chienne est différente.
Elle ne sait compter que jusqu'à trois.
Imaginons qu'elle a mis au monde quatre chiots.
Si on lui en vole un, elle ne s'en rend pas compte.
Mais elle commence à se fâcher
quand on lui en prend deux.
Alors, elle se met à sangloter.
Vous êtes comme des chiennes.
Même si vous savez compter,
vous ne faites pas la différence entre 1 et 2.
Vous êtes désespérées s'il en manque 2.
Mais s'il n'en manque qu'un, ça vous est égal.
C'est comme à l'armée dans le temps.
Ils ne pensaient qu'à rassembler leurs troupes
et à compter les soldats.
Au nom de l'unité nationale, ils suppriment ceux qui sortent du rang.
Pourquoi pas ?
C'est ça, le rationalisme qui est imprégné en vous.
Mais la seule irrationalité,
c'est ce corps que vous avez depuis la naissance.
C'est votre plus grande irrationalité.
Vous dépendez de votre chair, de votre sac à merde,
en les considérant comme "la nature", et vous oubliez le reste.
Ecoute bien.
Moi qui suis de race pure,
à l'aide de ce fouet divin, je vais changer ton corps et ton âme
car tu ne sais pas faire la différence
entre la famille, le sang,
la chair, l'amour, les excréments et l'humanité.
Regarde.
C'est ton visage.
Elle te ressemble, non ?
C'est le masque mortuaire de ma femme.
Elle s'est enfuie il y a un an
en disant qu'elle voulait un enfant.
Je t'ai dit que je ne voulais pas d'enfant.
Même si tout le monde en fait, moi je n'en veux pas.
C'est pour ça que je me suis fait opérer.
Ce serait dur aussi pour toi
et surtout pour notre enfant.
Je t'ai déjà montré l'attestation du docteur.
C'est contre nature.
L'idée d'avoir un enfant m'insupporte.
Je veux un bébé à moi.
- Non ! - Juste un.
Tu sais que c'est impossible.
Ce n'est pas vrai.
Je suis allée à l'hôpital.
Le docteur m'a dit
que tu pourrais encore faire un enfant si tu te faisais réopérer.
Idiote !
Je désire vraiment un bébé.
Je t'ai déjà dit non.
Fiche-moi la paix !
- Mon bébé... - Arrête.
Juste un.
Tu comprends pas ? Un ou deux, c'est pareil.
- Egoïste ! - Arrête.
Vu notre situation, je n'arrive pas à te comprendre.
Et mon bébé...
J'en veux un.
Que tu es têtue !
Je veux pouvoir changer ses couches, les laver,
et l'allaiter abondamment...
Avoir un enfant avec qui ?
tre enceinte de l'enfant de qui ?
Du premier venu ? Un enfant de n'importe qui ?
Je te l'interdis, tu m'entends ?
Peu importe...
en fin de compte.
J'accepte tant que le bébé grandit dans ton ventre
car à l'intérieur on est heureux.
Dans le ventre de la mère, il est au chaud.
Pour lui, c'est un vrai paradis, un véritable éden.
Mais si l'histoire s'arrêtait là, ça serait merveilleux.
Quand il va naître, il sort du ventre pour atteindre ce monde
en traversant une mer de sang infernale,
et en quittant un univers de totale félicité.
Il traverse ensuite un chemin sombre et étroit.
Il sera blessé, couvert de sang.
Ce sera un véritable enfer pour lui.
Tu crois vraiment qu'il pourra endurer ça ?
Ma femme aussi était une chienne qui ne savait que compter.
Je ne peux pas vous pardonner.
Comme la chienne qui ne sait compter que jusqu'à trois,
vous n'acceptez pas ce que vous ne comprenez pas
comme la nature divine mais terrifiante de l'accouchement.
Vous n'arrivez pas à y croire.
Toi, tu me comprends puisque tu es intelligente.
Je ne te tuerai donc pas.
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