Mistari 200 ya kwanza.
Bruno, c'est important.
Je dois aller voir la famille de Luigi.
Iolanda, n'y va pas seule.
Rosy devrait t'accompagner.
C'est ma cousine, pas mon garde du corps.
Ce n’est pas un problème.
Elle te tiendra compagnie.
Je dois voir la famille de Luigi. Je rentre demain.
Tu veux y aller seule ? - Oui.
Tu es sûre ? - Oui.
Bon. Comme tu voudras.
Fais attention à toi. Sois forte.
Bon voyage.
Merci.
Luigi, mon amour, tu peux m'attendre ?
Je t'attends là.
Raconte-moi quelque chose.
Quelque chose ?
Je ne sais pas. Parle-moi de Heidegger.
Comment il disait, déjà ?
L'être-vers-la-mort.
Quelle bonne élève vous faites, Gigliotti !
Vous méritez un bon point.
Viens là.
Etre humain, c'est être vivant,
alors qu'on va vers la mort.
Etre comme un funambule.
En équilibre entre la vie et la mort, pour ne pas tomber.
Je ne suis pas d'accord avec Heidegger.
Ah bon ? - Non.
L'important, c'est l'être-vers-l'amour.
Non, laisse la lumière.
Pourquoi ?
J'ai peur du noir.
Je te protège, mon ange.
Je n'aurais jamais dû la laisser seule.
C'est moi son grand frère. J'aurais dû la protéger.
Ne t’inquiète pas, ce n’est pas ta faute.
Bruno, voilà le docteur.
Binoclarde !
T'es vilaine !
T'es moche !
Quat' Zyeux ! Quat' Zyeux !
T'es horrible ! Affreuse !
Arrêtez !
Voyons, bande de polissonnes !
Allez-vous-en ! Vous serez toutes punies.
Viens, Iolanda.
Allez, viens.
Ne pleure pas.
Le Seigneur est toujours du côté des humiliés.
P. Gigliotti Premier violon
Regarde la belle robe que ta maman t'a faite.
Ça ne me sert à rien puisque je suis laide.
Ne parle pas comme ça.
Je t'interdis de dire ça, ni même de le penser.
Toi, la fille la plus belle.
Mon amour, tu es magnifique.
Va ouvrir. Ton frère a dû oublier ses clés.
Pietro Gigliotti ?
Oui, c'est moi.
Je vous arrête. - Pourquoi ? Je n'ai rien fait.
Tu collabores avec les nazis, comme tous les ritals.
Comment ça ?
Je ne comprends pas. Je n’ai rien à voir là-dedans, moi.
Ferme-la !
Je suis musicien. Je n'ai rien fait.
Je suis musicien !
Il n'a rien fait !
Où l'emmenez-vous ?
Lâchez-moi ! Je n'ai rien fait !
Papa !
Iolanda !
Qu'est-ce que tu as ? Tu es triste ?
J'aurais aimé que maman soit là.
Même ta robe est triste.
Non, la robe va très bien.
Tu en es sûre ?
Si la robe va bien, tout va bien.
Dis-moi. C'est quoi, le problème ?
Je n’ai même pas de mots. - Pourquoi ? Explique.
Orlando ? Tu as pris le nom de notre frère !
Je ne vois pas le problème.
C'est ridicule. C'est comme si tu voulais prendre sa place.
Arrête de tout psychanalyser.
Tu chantes comme ta soeur et tu t'appelles comme ton frère.
Tu te crois le centre du monde.
C'est moi qui chante, d'accord ?
Arrêtez un peu.
Dis que j'ai raison.
Il ne peut pas imposer ses choix, comme toi.
On ne m’a jamais rien imposé.
C'est toi qui as choisi Dalida ? - Oui.
Que dira Orlando ?
Orlando est d'accord. Il a dit oui.
L'eau coule mal. Il faudra le dire à François.
Besoin de quelque chose ?
Peux-tu me débarrasser de ça ?
C'est une couronne ?
Qui est le fou qui a mis ça là ?
Je ne suis pas d'accord avec Heidegger.
Ah bon ? - Non.
L'important, c'est l'être-vers-l'amour.
J'aime votre sens de la philosophie, Gigliotti.
Tout le mérite vous revient, Mr. le professeur.
C'est vrai. Tout le mérite me revient.
Je t'aime.
Pardon. Un peu de calme, s'il vous plaît.
Pourquoi une star telle que vous, accepte-t-elle de venir à San Remo ?
Pour les chansons de Luigi Tenco.
Vous pensez que Luigi Tenco peut gagner ?
Bien sûr qu'il peut gagner.
Merci à tous. Allons-y.
Tu ne vois pas qu'ils nous utilisent ?
Ce n'est plus de l'art, c'est du commerce.
Et celui-là, qui te suit partout.
Qui ça ? - Tu le sais bien.
Faisons les photos. Après, elle doit se changer.
Je vous la présente.
Ne bois pas trop, chéri.
Tu sais pourquoi je reste ici ?
Pour toi.
Dali, je te présente le directeur du festival.
Très honoré de vous avoir à notre festival.
Bonsoir.
Ils voudraient prendre des photos.
Faisons-les maintenant.
Avec Luigi. - Non.
D'abord...
Vas-y.
Oui, séparés, c'est mieux. On y va.
Caméra 1, sur le présentateur.
C'est avec plaisir que je vous présente la 17ème édition.
Luigi, ça va aller.
Mais oui. - Tu seras très bien.
Ecoutons maintenant
Ciao Amore Ciao, écrit et interprété par Luigi Tenco.
Contente ? Et vous aussi ? Quelle belle mascarade !
Laisse-moi. - Iolanda, je t'en prie.
Vous n’êtes pas censés être ensemble. C'est ton tour.
Je n’y arriverai pas.
Et maintenant, la marraine de Luigi Tenco...
Chante !
Ta chanson est magnifique.
C'est juste une défaite. La prochaine fois...
Pour toi, oui.
J'en ai fait des concours...
Je m'en fous du concours !
Ces gens ne sont pas là pour la musique. Ils ne comprennent rien.
Pour eux, c'est un jeu. Tu comprends ? Un jeu !
Pas pour moi.
Luigi, ralentis.
Je t'en prie, ralentis.
Ce n’est pas un jeu, Dali.
Je t'en prie, Luigi.
Je ne viens pas. Je suis fatigué.
Ne leur donne pas cette satisfaction.
Viens.
Luigi !
Luigi ?
Mon amour...
Réveille-toi !
Luigi !
Ce n'est pas parce que j'en ai assez de vivre.
Mais comme protestation envers un public ignorant.
Assassins !
Non ! Ça suffit comme ça !
Laissez-moi tranquille.
Ça suffit !
J'en peux plus ! Assez !
Que faites-vous ici ?
Je veux te présenter...
Non, attends.
Surprise !
Comme je n’ai pas pu te le présenter avant.
Quelle merveille !
Tu ne le prends pas ?
C'est ton neveu.
Il te ressemble.
Va voir ta tante.
C'est ton filleul, si tu veux être sa marraine.
Si j'accepte ? Bien sûr que j'accepte.
Dans les bras de sa tante.
Quel ange.
Il est superbe.
Pas vrai ?
C'est toi, ça ?
Tu es contente ?
Petit ange.
C'est ta tante.
Comment il s'appelle ?
Il s'appelle Luigi.
Mais si ça te gêne, il a un autre prénom.
Luigi.
Luigi !
Qu'en penses-tu ?
Ce que j'en pense ?
Que la vie continue.
Première fois en Italie depuis le drame de San Remo. Emue ?
Beaucoup.
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