Those Were the Days

Those Were the Days (Le plus bel âge)

Pakua Manukuu ya French

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Le plus bel âge fr
Maoni na FMS2025

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Yamechapishwa tarehe: 2026-08-12
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Hakikisho la manukuu ya French

Mistari 200 ya kwanza.

Berlin est, hier soir.

Le gouvernement est-allemand décide d'ouvrir

toutes les frontières d'un coup, mur de Berlin compris.

À la télévision, les Allemands de l'Est entendent

et lisent en même temps le texte officiel. Le voici.

Maman, c'est l'heure.

La permission d'effectuer des voyages privés dans des pays étrangers

peut être demandée sans remplir les conditions...

Allez, on se réveille, on se rendort pas.

...inquiets à Berlin-Ouest. Ce sont alors

des dizaines de policiers au milieu de la foule...

C'est fini, là ?

...un des points de passage entre les deux Berlin, devant le mur.

On essuie sa bouche.

Maman, je dois payer Moro.

Allez.

Dépêche-toi, va faire ton caca.

Maman, tu me donnes de l'argent pour payer Moro ?

...se précipitent. Ils courent.

Ils sont en groupe, entre amis, en famille.

Ils portent des bébés sur leurs épaules.

Il y en a qui rient, qui pleurent,

d'autres font sauter les bouchons des bouteilles

qu'ils ont apportées pour fêter l'événement, pour fêter l'unité.

Vous avez l'argent pour la cantine ?

Oui.

Vous restez là gentiment.

Ne vous inquiétez pas, je les surveille.

À la guerre est. À la crise qui se remue,

qui est plein d'entrain, allègre, vif, ardent, joyeux.

Racine el ou il. Degré normal.

Racine ol ou ul, degré fléchi.

300 000 manifestants ont défilé à Leipzig dans le calme.

Un cortège impressionnant de discipline et de détermination,

hier soir...

La nuit est tombée sur Leipzig.

La Karl-Marx-Platz,

éclairée par de puissants lampadaires,

est devenue le domaine des manifestants.

Ils sont des dizaines de milliers,

regroupés derrière des banderoles

sur lesquelles on peut lire "Liberté de voyager", "Liberté de la presse".

9 novembre 1989.

Vidéo Résistance. Qui fait le ménage de la femme de ménage ?

Qui fait le ménage de la femme de ménage ?

Un tiers de la vie à pondre des devoirs,

le second à la gagner, sa vie,

et le troisième à enrichir les agences de voyages.

Et encore, il faut s'entendre rappeler toutes les deux secondes

que c'est le premier le mieux.

La jeunesse.

Vous êtes 29,

accrochés à une falaise.

Je marche sur vos mains.

Si vous en lâchez une, vous lâcherez l'autre.

Au deuxième trimestre, vous ne serez plus que 22.

Certains d'entre vous ayant d'ailleurs renoncé d'eux-mêmes.

À peine 18 à passer en khâgne.

15 mois seulement vous séparent

du concours de l'École Normale supérieure de la rue d'Ulm.

Vous n'êtes pas des victimes

potentielles de je ne sais quelle logique du concours

qui serait, comme je l'entends dire parfois :

on garde les meilleurs,

on jette les autres ou ils se jettent.

Ce serait trop facile.

Vous êtes responsables.

Chacun de vous aura un jour à répondre à la question

de saint Augustin.

Qu'as-tu fait de ton talent ?

Claude, je t'aime.

Je t'aime.

Moi aussi j'ai un surnom, au dortoir ?

Bien entendu. Comme les autres.

Lequel ?

Tu fais bander tous les mecs avec qui tu danses.

Ça demande de les suivre, d'épouser leurs mouvements, leurs corps.

Je le fais même pour des types maladroits,

pas toujours beaux.

T'es grande pour jouer à la poupée,

alors tu joues à la pute au grand cœur.

Ton frère.

- Bon, je te laisse régler. - Et ton indépendance ?

C'est à toi qu'elle coûtera.

Les mecs ne désirent que les femmes pour lesquelles ils paient.

"Au détour d'un sentier, une charogne infâme

"sur un lit semé de cailloux.

"Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

"à cette horrible infection.

"Étoile de mes yeux, soleil de ma nature.

"Vous, mon ange et ma passion."

Merci.

Vos fiches de début d'année disent tout de vous.

Pas les renseignements,

mais de votre tempérament.

C'est-à-dire, ceux qui ont lu La Bruyère le savent,

de votre caractère.

C'est-à-dire de ce que vous avez fait

de votre tempérament.

En général, pas grand-chose.

Vos réponses se limitent à un mot.

Ni sujet, ni verbe, ni compléments.

Les fautes d'orthographe pullulent.

Votre vocabulaire est en dessous

de ce qu'on est en droit d'attendre d'un smicard.

Il est consternant de constater que vous ne savez pas écrire.

Des perroquets. Vous recopiez des pages !

Vous êtes en hypokhâgne !

Tu manges pas ?

Putain, non,

j'ai un concours à préparer !

Je veux le réussir, je dois bosser !

Merde !

T'as pas fermé les yeux ?

Je peux pas toujours les fermer.

J'aimerais un homme qui ferme les yeux,

ça veut dire qu'on se lâche, qu'on fait confiance.

Vous êtes avares.

Les hommes sont avares.

Tu en demandes trop.

Je m'ennuie pas avec toi.

Mais cette sentimentalité étalée, c'est du plus mauvais goût.

Je t'avais prévenue.

Je hais les lettres d'amour.

J'aime pas qu'on me force la main.

Fasciste !

Espèce de salop.

Je m'en fous que t'aies pas lu les lettres.

Tu les mérites même pas.

Axel, pauvre dandy de province.

Si jamais aucune femme a osé te dire la vérité en face,

je vais revenir pour te la dire.

J'aime beaucoup la scène du pauvre. Pas vous ?

Je...

Acte III, scène deux.

Don Juan rencontre un ermite qui lui demande la charité.

Il sort une pièce et lui fait miroiter.

Il la lui donnera à la condition que le mendiant jure.

Pourvu que tu jures, allez, jure un peu, jure donc.

Jure donc.

Et alors... ?

Lisez-la. Ne tardez pas.

Autrefois, jusqu'en quatrième,

j'imaginais que Racine avait vécu au Moyen Âge

car il parlait d'amour.

Molière, à la fin du XIXe, car il parlait d'argent,

et Corneille au XVIIe.

En ces lieux, ne pas savoir est un suicide.

Ici, il faut savoir avant d'apprendre.

C'est impossible.

N'hésitez pas à contracter des alliances.

Utilisez vos anciens profs.

- Comment vous appelez-vous ? - Delphine Le Guévec.

Delphine.

Delphine, delfinos, dauphin.

Non, attendez. Plutôt...

Delphinè, Delphinès,

dragon gardien de l'oracle de Delphes.

Vous y arriverez.

- Êtes-vous de ce village ? - Oui, monsieur.

- Et vous y demeurez ? - Oui, monsieur.

Vous vous appelez ?

Charlotte, pour vous servir.

Oh, la belle personne.

Monsieur, vous me rendez toute honteuse.

Il ne se peut donc pas que tu ne sois bien à ton aise.

Hélas, monsieur,

je suis dans la plus grande nécessité du monde.

Claude !

Vous me faites chier ! Vous faites chier !

Vous me faites chier !

Le Guévec Delphine, HK2.

Bonjour.

Mademoiselle Le Guévec,

messieurs Larziz et Lagarde,

vous viendrez me voir à la fin de l'heure.

L'émulation doit régner ici,

mais en aucun cas son avatar abâtardi.

La concurrence, réservez cette dernière à votre rival,

le lycée Louis-le-Grand.

Encore dix pompes.

Mets-y la claque, cette fois.

Allez, les gars.

Qu'est-ce que vous foutez là ?

Les filles n'ont rien à faire ici.

Je cherchais quelqu'un. Un garçon.

- Il est peut-être interne. - Et Paris est en bouteille.

Peut-être qu'il loge ici.

Première année ? Seconde année ?

C'est un cyrard, un chartiste, un cagneux ?

Je connais son prénom.

Il s'appelle comment ?

Axel.

Il y a personne de ce nom ici.

Vous le cherchez pourquoi, ce garçon ?

- Vous êtes amoureuse ? - Non.

- Vous êtes d'Henri IV ? - Oui.

Quelle classe ?

HK2.

Il y a d'autres dortoirs.

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Maoni

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