Mistari 200 ya kwanza.
Il fait chaud. Ce sera plus facile avec le pont.
Ils doivent construire un pont sur l'Escaut.
Il va en couler de l'eau avant que ça arrive.
C’est ce qu'on m'a dit.
Si vous disiez la vérité, je vous jetterais a l‘eau.
Vos faiseurs de ponts auront affaire a moi.
Au doyen du Waterhoek.
Au doyen Broeke.
Mira, ou le déclin du Waterhoek
Ils sont la. Je les vois.
C’est vrai? -Deja7
Oui. Ils sont la-bas. Viens voir.
Ils sont en avance cette année.
Viens maman, papa est la.
Ils sont la.
Donne, c'est à papa.
Maman, Sieper est la.
Ils sont la.
Je les vois tous. Sieper marche en tête.
C’est vrai. Ça y est. Ils sont arrivés.
Notre Jules aussi?
Tu parles. Et en plus bourré. -ll s‘y connaît.
Jenny, viens.
Ça va?
Te voilà. -Oui, papa.
Bienvenue a la maison. -Je suis content d'être arrivé.
Ça fait neuf heures qu'on est partis. Le train s‘est arrêté à Lille.
Tu n'as pas faim? -Sieper, mon garçon.
Il a plutôt soif. -Tu peux le dire. Viens.
Je paie la première tournée. Vous entendez? Une tournée de Spikkerelle.
Vous allez le payer comment? -II a forcé un tronc.
Tu vas lui donner des idées. -II en serait capable.
C’est sûr.
Mais c‘est Spikkerelle. -Donne-moi une double.
Ratje, dépêche—tOi. -Santé.
Donne—mOi une double.
On peut avoir l'addition? -Bien sûr.
Faut pas me voler, hein?
Salaud, c‘est a moi.
J‘ai trimé pendant 4 mois. Ils vont le dépenser.
Nous, on ne travaille pas?
Jefke, comme tu as grandi. Tu sais déjà lire?
La soeur est a la porte de l‘école.
Les prés sont verts. -Bravo, tu vas devenir chef.
Comment tu vas payer mon frére? -A la maison.
C‘était comment? -Comme d‘habitude.
Faut trimer et Vite. Mais on n‘est pas morts.
Tu dois être content d'étre revenu. -Tu parles.
Pas d’ennuis?
Non.
Si, avec Franske. Il était trop feignant. Au début.
Mais je l‘ai vite dressé.
Sieper, tu es au courant pour le pont?
Ils en parlent encore? -lls Viennent de commencer.
Laisse—les causer. C’est pas encore fait.
Ça passe au conseil municipal. -lls veulent gagner de l'argent...
sur le dos du Waterhoek. Mais pas question.
Les arpenteurs sont déjà venus.
Où ça? -Au bord de l’Escaut.
Ils ont mesuré? -Pas longtemps. On les a chassés.
Je leur ai jeté des pierres jusqu‘à ce qu‘ils partent.
C’est vrai. Il les a chassés. Et on était comme des andouilles.
Ce Snoek.
Tu risques d’avoir des ennuis. -On est dans notre droit.
Ils Viennent nous enquiquiner.
On s'en est bien passé du pont. Qu'ils nous laissent tranquilles.
B ravo .
Ils veulent nous chasser, les fumiers. Le Waterhoek est a nous.
Si ceux de Bruxelles pensent qu‘ils peuvent faire ce qu‘ils veulent...
et qu‘ils peuvent défigurer notre Waterhoek avec un pont, ils se trompent.
Les coûts ont déjà été calculés. -ll n‘y aura pas un centime pour nous.
Rien. -Ça va se faire sur notre dos.
Moi Vivant, il n‘y aura pas de pont.
On va leur montrer qui vit dans Ie Waterhoek.
Un autre pour le garde-champêtre. Pour moi aussi.
Une tournée générale. -On va les balancer dans l’Escaut.
C’est que des tromperies et de la politique. Ils vont voir.
Viens.
Salut. -Tu vas réveiller les enfants.
Et voilà.
Treute, mon gars. Comment ça va?
Laisse-Ie tranquille.
Du café?
Vas-y.
Ça fait du bien.
Oui, on a eu des ennuis.
Tu ne peux pas imaginer.
Toutes les corvées dont les Français ne veulent pas, c’était pour nous.
Pour les Flaminces.
Et si tu n'es pas content, retourne chez toi.
Que faire?
Qu'est-ce qu'on peut faire?
Serrer les dents.
Oublie ça. Tu es a la maison.
Oui, oui.
Qui je vois arriver?
Bonsoir mon oncle.
Tu ne m’embrasses pas?
Mais si.
Tu es revenue.
Ne te cache pas. Montre-toi. Tu n'as pas honte devant moi tout de méme?
Arrête, Sieper. Laisse—la. -Va te coucher, traînée.
Tu es partie combien de temps? -Un an et deux mois.
Et tout ce temps a Paris.
Mais mon oncle...
Tu m'as entendu? -II faut que je me lève?
Elle ressemble de plus en plus a sa mère. -Ne parle pas d‘elle.
Elle est partie pour toujours. Et on va s‘occuper de cette traînée de Mira.
Je ne veux pas en entendre parler. -Ne te fâche pas.
Se fâcher? Pour cette garce? Qui fait honte a notre maison.
Elle passe des nuits dehors avec des hommes.
Qu'est-ce qu'on va faire?
Qu'est-ce que tu veux faire? C’est la nature. On n‘y peut rien.
Pourquoi elle est revenue?
Elle n‘a pas ramené un cadeau? Gomme sa mère.
Elle sait comme éviter ça.
Dieu sait ce qu'elle a appris en France.
Donne—mOi encore une goutte. -Non.
C’est bien trop tard. On va dormir. -T'as raison. Il vaut mieux.
Quoi encore? -Je n'ai pas encore mangé. J‘ai faim.
Quand vous étes faché contre moi, pourquoi vous le frappez?
C’est ennuyeux, hein?
Charlatans.
Viens par ici.
Faut pas que tu mesures aussi de notre côté?
Les gendarmes doivent avoir les chocottes.
Plus à droite.
1,43.
On va vous mesurer les oreilles. -Viens par ici. Si tu oses.
S’ils continuent, je vais tirer. -Calme-toi, Arthur.
J‘aimerais m’occuper d'eux.
Hé, Cies.
S’ils ne se tiennent pas tranquilles, ça va barder.
Cies, calme—nous. -C'est toi qui l'a voulu.
Je le pense vraiment.
Ça ne va pas te faire plaisir...
mais ce pont, c‘est peut-être pas une mauvaise idée.
Comment ça?
Je comprends que tu sois contre, mais faut voir les deux côtés.
Il n‘y pas deux façons de voir.
En plus du pont, ils vont construire un chemin en pierre.
Ils vont démolir nos maisons et c‘est des étrangers qui vont commander.
C’est ce que vous voulez?
Alors? Il est où l'autre côté?
Vas-y, Sieper. Alors?
On aurait du travail sur place, prés de chez nous.
On aurait plus besoin d‘aller en France, et de nous crever a l'étranger.
Avec le pont? -Tu rigoles?
Réfléchis.
A quoi bon? C’est évident.
Ils vont venir nous envahir avec des gendarmes.
Ils sont prêts avec leurs armes. Et tu veux réfléchir?
On ne peut rien faire contre les grands manitous. Il y a de l'argent.
C’est eux qui décident. Et personne d'autre.
Ça a toujours été comme ça. -Ecoute-moi.
Tu veux rester pendu aux jupes de ta femme?
C’est des étrangers qui vont le faire.
Ces messieurs vont envahir Ie Waterhoek avec leurs manières dela ville.
Tant que je suis le doyen, rien ne changera.
Le premier qui travaille au pont, je lui casse la figure.
Alors mes braves, comment va le Waterhoek?
Broeke, le notaire demande comment ça va.
Mal. Vous le savez bien.
A cause du pont? Ça va s’arranger tout seul.
Toujours la mauvaise téte. Ne le prenez pas comme ça.
Au revoir.
Vous êtes prévenu. -Broeke, ne fait pas l'ignorant.
Bonjour, oncle Lander.
Maman, oncle Lander est la.
Ha, Lander.
Bonjour, Manse. -Bonjour, mon frére.
C’est fou ce que tu as maigri.
Tu n‘avais pas a manger dans l‘armée?
Oui, mais les exercices ne vous laissent que la peau sur les os.
Je suis content que tu sois revenu. -Moi aussi.
Tu es au courant pour le pont? -Laisse-le souffler.
Tu ne vas pas le croire.
Laisse-Ie manger. Ne parle pas de Sieper.
Qu’est qui lui arrive? -Un drôle de lascar.
Il ose affirmer que le pont serait bon pour le Waterhoek.
Il dit ça? -Oui.
Ç’est un trouillard ce Sieper.
Comment...
Elle est revenue?
Elle? La mauvaise herbe pousse toujours. -Mira, oncle Lander est la.
Oncle Lander.
Mira.
Personne ne me l'avait dit. Ni écrit.
Tu le vois.
Deux fois, a la française.
Lander, j’ai ate causer. -Tout de suite, pére.
Et toi occupe—tOi du mouton. -Tout de suite, grand—père.
Ne ris pas, roulure. Tu n'es pas a Paris.
Pourquoi vous êtes aussi méchant?
Elle a le diable au corps. Trois soupirants en moins de deux mois.
D‘où lui vient cette furie... -De vous.
Je vais jouer aux cartes. -Ne rentre pas trop tard.
Combien de temps encore? -Plus très longtemps.
Viens.
Raconte.
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