Mistari 200 ya kwanza.
LE GRAND PAYS
ceux qui continuent, vous avez une heure pour manger,
pendant que nous changeons de chevaux.
- Je vais vous aider, madame. - Merci.
- Au revoir. - Au revoir, M. McKay.
Eh, regardez ça !
- Fais-les tourner, Clint. - Hue, Robbie ! Hue !
M. McKay ?
Oui ?
Je suis Steve Leech, le contremaître de Ladder Ranch.
- Comment allez-vous ? - J’ai ici l’attelage de Pat.
Elle attend au coin avec une amie.
Merci. C’est très aimable.
Je commençais à croire que je m’étais trompé de ville.
Ce sont vos bagages ?
C’est exact.
Vous tenez à ce chapeau ?
Il est un peu haut, M. McKay.
Pourquoi ?
Un de nos cow-boys risque d’avoir envie
de tirer dedans.
Merci, M. Leech.
Comment allez-vous, M. Leech ?
On ne vous a pas appris à lever vos chapeaux
devant le contremaître de Ladder ?
Allez. On s’en va.
Chéri, enfin ! Je n’arrive pas y croire.
- Le temps m’a paru si long. - À moi aussi.
Si j’avais su comme tu me manquerais,
je t’aurais épousé à Baltimore.
- Tu n’as pas changé d’avis ? - J’en ai l’air ?
Tu as dû te poser la question en ne me voyant pas à l’hôtel.
Je ne suis pas partie plus d’une minute.
Nous allons faire scandale.
Je ne suis pas contente de ma coiffure.
Et mon nez est rouge car j’ai attendu au soleil,
sans chapeau.
Je suis si heureuse de te voir que j’en pleurerais.
Merci de me l’avoir amené, Steve.
Avec plaisir.
Je peux faire autre chose ?
Si vous n’avez plus rien à faire ici, vous pouvez rentrer.
Sans vous raccompagner ?
Oh non ! Nous ne sommes pas pressés. Nous vous retarderions.
Les frères Hannassey sont en ville.
Ils sont ivres.
Tout ira bien.
Comme vous voulez, Mlle Terrill.
Merci, M. Leech.
Qui habite ici ?
Mon amie, Julie Maragon.
C’est l’institutrice.
- Suis-je toujours ton amie ? - Qu’est-ce que tu crois ?
Tu peux sortir, Julie.
Je peux arrêter de l’embrasser pendant quelques minutes.
Elle est partie.
Tu sais, je crois qu’elle va me plaire.
Ne faites pas attention. Je ne fais que passer.
Julie, espèce d’idiote, reviens !
C’est Jim.
Je l’espère.
- Bonjour, Jim. - Bonjour, Julie.
Alors, que penses-tu de lui ?
Vous n’avez pas l’air d’un marin.
Ni vous d’une institutrice.
Je n’ai pas dit qu’il était marin,
mais capitaine de navire.
Il vient d’une famille d’armateurs.
Mais franchement,
ces vêtements paraissent bizarres ici.
C’est ce que M. Leech a dit quand il a vu mon chapeau.
Hé !
On aurait dû rester en ville, chercher des filles et de l’alcool.
Voilà peut-être mieux.
C’est Pat Terrill et son pied-tendre.
Si on lui souhaitait la bienvenue ?
Debout. On bouge.
Les Hannassey. De mauvais garçons. Ne t’arrête pas.
- Mais ils veulent nous parler. - Fais comme s’ils n’étaient pas là.
On les suit.
Doucement !
Doucement !
Doucement !
À l’aide !
Salut.
Vous n’avez pas été très aimable.
Ça alors !
Voilà un gentleman.
Vous ne vous sentez pas un peu sales,
à côté de ce beau gentleman
en habit raffiné ?
Vous n’allez pas me présenter à votre promis ?
Je ne vous présenterais pas même à un chien.
Je m’appelle McKay.
Et poli, avec ça.
Net, propre et poli.
Et quel chapeau !
Bon, ça suffit.
Rafe, arrête-la !
Regardez ce que j’ai !
J’ai attrapé une jeune !
Arrêtez ! Laissez-moi !
Ne posez pas le petit doigt sur lui, Buck Hannassey !
Donne-moi ce chapeau !
Ne le touche pas !
Laissez-moi partir !
Bon, lâchez-le.
C’est un homme, ça ?
Vous feriez mieux de le renvoyer d’où il vient.
Mon chéri, es-tu blessé ?
Je regrette tellement.
Je suis en un seul morceau.
J’ai honte
que cela soit arrivé ton premier jour ici.
Ce n’est pas grave.
Les bleus se font toujours bousculer.
Pourquoi m’as-tu pris le fusil ?
- J’ignorais que tu en avais un. - Pourquoi l’as-tu pris ?
Je ne pensais pas que tu voulais tirer.
Sur les Hannassey ?
Je préfère leur tirer dessus que les voir.
Tu ne parles pas sérieusement.
Ils faisaient juste les malins.
Je ne voulais pas que ça devienne sérieux.
Pour toi, ça ne l’était pas ?
Pas vraiment.
Tu n’es même pas en colère ?
Non.
- Tu aurais dû me laisser mon fusil. - C’est fini maintenant.
Nous allons bien tous les deux…
Ils n’ont pas très bien visé.
Ou ce chapeau est plus solide que je ne croyais.
Je suis content d’arriver.
Nous y serons avant la nuit.
- Où vas-tu ? - Faire ma cour.
À l’instit ?
Les cours se passent bien ? Tu auras de l’avancement ?
Surprise, on dirait.
Si vous vous étiez vue ! Vous avez sauté comme un lapin.
- Frappez avant d’entrer. - Vous n’avez pas entendu.
Alors n’entrez pas avant que je vous entende.
Que voulez-vous ?
Je suis passé voir comment vous alliez.
Vous devriez fermer votre porte à clef.
Pourquoi ?
Une jolie femme seule,
c’est un peu tentant dans un pays d’hommes.
C’est de la soupe ?
Elle est claire.
Ça ne tient pas au ventre comme le bœuf et les haricots,
mais c’est pas mauvais.
Vous cuisinez bien pour une instit.
Merci.
Je nous imagine tous les deux, à Big Muddy.
La lampe allumée, vous cuisinant et moi mangeant.
Heureux comme deux coqs en pâte.
L’évocation me ravit.
C’est encore un truc que j’aime chez vous,
tous ces mots que vous connaissez.
Et votre démarche quand vous descendez la rue,
me souriant quand je passe, me disant quelques mots.
Vous me faites du gringue.
Vous êtes fou. Je suis aimable, c’est tout.
On ne me la fait pas.
Entre nous, je viens de passer un moment
avec votre amie de la haute, Pat Terrill, et son promis.
C’est un vrai pied-tendre.
C’est votre genre ?
Avec une cravate, un joli chapeau, et pas assez de cran pour tenir un fusil.
Ça suffit, Buck. Allez-vous-en.
Je vais vous dire un truc.
Si nous réunissions Big Muddy et notre ranch,
les Terrill seraient sèches sur pied.
Allez-vous partir ?
J’en ai parlé avec mon père.
L’idée lui plaît. À moi aussi.
Lâchez-moi.
Vous avez peur ?
J’aime les femmes qui ont peur de moi.
Et les femmes aiment les hommes qui leur font peur.
Vous êtes ivre.
Bon, l’instit.
N’oubliez pas,
les Terrill ne sont pas nos amis.
Je choisis mes amis moi-même.
Pas d’accord.
Il faut prendre parti.
Il faut choisir.
L’école est finie pour aujourd’hui,
mais je reviendrai.
- Bonjour. - Salut.
- Bonjour. - Salut.
- Salut. - Bonjour à vous.
Buenos dias, señor.
Buenos dias.
Comment allez-vous ? Je suis McKay.
Buenos dias.
Buenos dias !
Dites-moi…
combien de têtes de bétail y a-t-il ?
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