Mistari 155 ya kwanza.
DE L'AUTRE CÔTÉ
BAL DE PROMO DE MERCER HILLS
Les champignons émettent du mycélium qui croît entre les cellules.
Les botanistes pensent que les arbres sont...
LAISSEZ LES ENFANTS TRANQUILLES
Pardon. Quoi ?
Ah, désolée.
Je disais que d'après Amy Volpintesta,
Paul avait dit à Tim Hargreaves qu'il m'aimait.
J'ai utilisé un autre portable
pour lui demander s'il m'aimait.
-Et avant qu'il puisse me répondre... -Robin, notre planète se meurt.
Ne te laisse pas distraire.
Je ne comprends pas, Veronica. Tu es intelligente.
Tu viens d'une bonne famille, mais tu as cette manie.
-Quelle manie ? -Tu étais ma petite fille modèle,
jusqu'en quatrième.
Et tu reviens des vacances d'été avec tous ces badges.
Toutes ces causes. Tu ne souris plus. Tes notes sont nulles.
-Tu causes des ennuis. Pourquoi ? -J'ai commencé à me réveiller.
C'est à ma génération de sauver la Terre.
C'est pour ça que tu t'es mise debout sur une table à midi pour te révolter
et inciter à la guerre contre le climat ?
Je ne veux pas qu'on se révolte. Je veux qu'on manifeste.
-Contre la journée du hamburger. -Oui.
Les écoles américaines servent plus de 500 tonnes de bœuf par an,
ce qui correspond à 100 millions de tonnes de CO2 et de méthane.
Je suis la proviseure du lycée.
Je peux faire quoi contre les émissions de méthane ?
Une personne peut faire toute la différence.
Peut-être.
Mais en tout cas, ça fait neuf infractions cette année.
-Neuf ? -Tu es suspendue, Veronica.
-Quoi ? -Les règles sont les règles.
Vous avez le droit à quatre retenues par semestre.
-Ça fait huit par an. -Il doit bien y avoir
une autre façon de me punir.
Je comprends. Tu as fait ce qui te semblait juste.
Tu t'y es mal prise, c'est tout.
On peut au moins en parler ?
Ne nous fais pas passer pour les méchants.
On a grandi dans les années 80.
Je portais fièrement un T-shirt "Sauvez les baleines".
Mais ça n'a pas affecté nos notes. Et nous n'avons causé aucun problème
-à l'école. -Moi non plus.
J'essayais d'informer les gens.
-Tes profs ne sont pas de cet avis. -J'essaie de sauver le monde.
Ça suffit !
Le monde sera toujours là quand tu reviendras.
Chez Miss Genevieve. Une école très recommandée.
Ils ont fait leurs preuves.
Ils sont spécialisés dans les filles comme toi.
Les filles comme moi ?
Tu sais, les filles avec certaines manies.
On veut revoir ton joli sourire.
La fille avec qui on mangeait une glace après le foot,
et qui se blottissait contre nous quand on regardait un film.
Cette fille vivait dans un monde imaginaire.
Elle nous manque.
CHEZ MISS GENEVIEVE ÉCOLE POUR FILLES DIFFICILES
On n'accepte pas souvent des filles si tard dans l'année.
Mais comment refuser après avoir lu votre lettre ?
Vous avez une sacrée agitatrice sur les bras.
Elle est formidable. Elle est juste difficile.
J'ai vu des centaines de filles difficiles,
envoyées par des parents aussi aimants que vous.
-Je n'ai jamais échoué. -Madame...
-Je peux vous appeler Evelyn ? -Non.
Miss Genevieve, je suis curieuse à propos de ces coiffures.
Nous voulons qu'elles se concentrent sur leurs études, pas sur leur style.
Nos cheveux ne sont qu'un prolongement de notre uniforme.
L'esprit d'un enfant marche comme une éponge, Mme Vanderhall.
Elles arrivent chez nous, pleines de mauvaises habitudes,
et il suffit de les presser un peu.
Mademoiselle Corbett, pile à l'heure.
Heather Corbett, sa future camarade de chambre.
Enchantée, M. et Mme Vanderhall.
Elle mâche un chewing-gum.
Le chewing-gum est interdit, ici.
Enlève ça tout de suite.
Je suis désolée.
Inutile de vous excuser. On voit ça tout le temps.
Ce n'est qu'une éponge sale.
Ne vous inquiétez pas. Quand vous la reverrez,
elle sera un modèle de bonnes manières.
UN TRÉSOR DU FOLKLORE IRLANDAIS
-Mademoiselle Corbett. -Oui, Mme la directrice ?
Conduisez Mlle Vanderhall à sa chambre.
Je vais appeler M. Welch pour son rendez-vous chez le coiffeur.
Oui, madame la directrice.
Je peux t'aider ?
Non.
Tu n'as personne d'autre à dénoncer ?
Je ne te suis pas.
Tu m'as dénoncée pour le chewing-gum.
Les règles sont les règles.
Arrête ton cinéma, on est entre nous.
Mon cinéma ?
Une vraie malade, cette Genevieve.
"Vous avez une sacrée agitatrice sur les bras."
Et c'est quoi, cette histoire de cheveux ?
C'est une permanente.
M. Welch en donne à tout le monde.
Ouais, d'accord.
Hé !
La musique est strictement interdite.
On va tellement bien s'amuser ensemble.
J'ai hâte !
Bonjour ! C'est encore une très belle journée qui s'annonce.
Bonjour !
Bonjour.
Bonjour ! Bacon ou saucisse ?
Vous avez des plats végans ?
Désolée, je ne comprends pas,
mais ce midi, il y aura des cheeseburgers.
Ces filles ne respectaient pas les règles.
Elles ont désobéi à leurs parents.
On les a même accusées de méfaits.
Les habitants de Salem s'occupaient de ces agitatrices
en les traduisant devant la justice.
Ils les traitaient de sorcières pour pouvoir s'en débarrasser.
-Heureusement, ils se fichaient... -Ce n'était pas des agitatrices.
Elles étaient victimes d'oppression. Les adultes ne s'en sortaient pas,
et ils ont fait porter le chapeau à quelques adolescentes.
Tout va bien, mesdames. C'est son premier jour.
Elle n'est même pas encore allée chez le coiffeur.
Mademoiselle Vanderhall,
présentez-vous immédiatement à mon bureau.
Je vous présente M. Welch.
Il doit prendre des mesures avant votre rendez-vous.
Il fait quoi ?
Votre âge ?
Quel rapport avec mes cheveux ?
Votre âge.
Quatorze ans.
Lâchez-moi !
-Vous pouvez la voir ce soir ? -Ce soir, non.
Impossible.
Je croule sous les retouches.
Au plus tôt la semaine prochaine.
Je dois pouvoir la caser demain soir.
Très bien.
Demain soir, alors.
Ne va pas par là.
Ils patrouillent sur les routes.
Passe plutôt par les bois
si tu arrives à passer les barbelés.
Claire.
Veronica.
Je sais.
Viens, c'est dangereux ici.
C'est qui, elle ?
Les deux dernières ont été arrêtées avant d'arriver en ville.
Une sur la route et l'autre près de la clôture.
J'ai essayé de les prévenir. Je connais très bien les patrouilles.
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