Mistari 200 ya kwanza.
Carol, je t'ai déjà dit pourquoi je l'ai épousée ?
Oui, Sam, tu me l'as dit maintes et maintes...
Son père était très, très riche et très, très malade.
Les médecins m'avaient assuré qu'il était mourant.
Il n'y avait pas une seconde à perdre.
Je suis ressorti en trombe et j'ai épousé la fille du patron.
Il était si malade ! La Grande Faucheuse
était déjà là, l'œil sur le chrono.
Ils l'ont débranché.
Il a râlé et tremblé pendant près d'une heure.
Et là...
...état stationnaire !
Le fumier a vieilli... toujours plus malade.
Vieillard grabataire !
Vieux croulant !
- Encore du café ? - Non.
Je pouvais plus attendre, alors j'ai bâti ma propre fortune.
Le vieil emmerdeur a encore tenu 15 ans !
Finalement, il est mort de sa belle mort.
Moi, je veux le reste du fric !
Son fric à lui. Son fric à elle. C'est mon fric !
Des années, je me suis tapé cette grosse dondon piaillante !
Je la hais, cette bonne femme !
Je hais sa façon de lécher les timbres !
Je hais ses meubles.
Et je hais ce petit gargouillis qu'elle fait quand elle dort.
Et son infâme sac à puces, son clébard. Muffy !
- Tu n'as pas peur ? - Peur ?
Ah non, alors ! Je bous d'impatience, oui !
Mon seul regret, Carol, c'est que ma technique ne soit pas plus violente.
Jeter quelqu'un du haut d'une falaise, en pleine nuit,
c'est pas violent ?
Non. Elle sera inconsciente, assommée par le chloroforme.
Moi, ce que j'aime, c'est le contact physique.
Le contact physique ?
J'y vais. Je trépigne.
Bonne chance.
Chloroforme
Barbara, mon ange, j'ai quelque chose pour toi.
Où es-tu, mon trésor ?
J'ai quelque chose pour toi.
Chérie ?
Mon canard ?
Pas un mot. Pas de messages.
Ça ne te ressemble pas, sale garce pinailleuse !
C'est bien d'elle, de me saloper ça. Merde !
Qu'est-ce que tu fais là ?
Tu truffes le tapis de crottes explosives ?
Renifle-moi ça !
Au pied !
Je vais te serrer le kiki !
Rat toiletté !
- Allô ? - M. Stone, écoutez-moi bien.
Nous avons enlevé votre femme.
À la moindre provocation, nous la tuerons.
- Comprenez-vous ? - C'est une blague ?
J'ai horreur des questions idiotes.
Et j'ai horreur de me répéter. Comprenez-vous ?
Très bien. Excusez-moi. Continuez.
Procurez-vous une mallette neuve, noire, American Tourister,
modèle 8104.
- Comprenez-vous ? - Oui.
Vous y placerez 500 000 dollars
en billets de 100 dollars usagés, de séries différentes.
- Comprenez-vous ? - Oui.
Lundi à 11 h, vous vous rendrez à Hope Street Plaza avec la mallette
et attendrez mon appel. Vous recevrez alors d'autres instructions.
- Comprenez-vous ? - Oui.
Vous serez constamment surveillé.
Toute aide extérieure ou non-respect des ordres qui vous sont donnés
sera considéré comme une infraction, et votre femme sera abattue.
- Comprenez-vous ? - Oui, je crois.
Si vous alertez la police ou les médias, elle sera tuée.
Si vous n'obéissez pas strictement à nos instructions, elle sera tuée.
Comprenez-vous ?
Parfaitement.
Il y a 45 minutes, M. Stone a reçu un appel
exigeant une rançon pour son épouse, Barbara.
Kenny !
Prends-lui les jambes.
Tu crois qu'elle est morte ?
Ça va chier pour vous !
Mon mari travaille pour la Mafia !
Quand ils vous retrouveront, vous et toute votre clique, vous aurez droit
à des lavements à la tronçonneuse ! Et c'est pas tout !
Oh, mon Dieu ! Je me suis fait enlever par les neveux de Donald !
Bon sang ! Ça schlingue chez vous !
- C'est l'ammoniaque. - On a tout briqué.
À la paille de fer.
Mon mari baise le sol que je foule !
Quand il saura ça, il va exploser !
Adieu, Barbara.
Un enlèvement a eu lieu aujourd'hui à Bel Air.
Barbara Stone, l'épouse du nabab du tissu, Sam Stone,
a été enlevée alors qu'elle se trouvait dans leur propriété.
Selon la police, M. Stone a été contacté cet après-midi
et une demande de rançon a été formulée.
...tuer Mme Stone si on rejetait sa demande.
Sur toutes les chaînes !
La richissime héritière Barbara Stone a été enlevée.
Il a engagé un publicitaire ou quoi ?
C'est affreux. Tu culpabilises autant que moi ?
Culpabiliser ?
Tu plaisantes ? Il nous fauche notre fric, te pique ton idée,
se fait un million de dollars, et toi, tu culpabilises ?
J'en reviens pas.
Dieu sait qu'on en a parlé !
- On va pas recommencer ! - Remettons les pendules à l'heure.
Toi, Reine de la Minijupe Élastissu. Pas lui.
Lui, Voleur de l'Élastissu !
Lui, devrait culpabiliser.
Regarde ça. Tu t'en souviens ?
Tu en as pleuré pendant une semaine. Regarde le sourire de ce con.
Je sais qu'il m'a volée, mais elle n'y est pour rien.
C'est son associée !
Bon sang, Sandy. Tu aimes te faire avoir ? Franchement ?
Parce que moi, non. Et je ne m'en veux pas.
Je retire ce que je viens de dire.
Je m'en veux d'avoir cru un faisan comme Sam Stone,
de lui avoir confié toutes nos économies,
et de m'être laissé dépouiller les bras croisés.
C'est fini. Ça nous sert de leçon.
Désormais, méfiance. Et merde pour les autres.
On sera impitoyables.
- Sans pitié. - Et si je peux pas ?
Il le faut. Ça te rendra plus forte.
À quoi bon être correct quand personne d'autre ne l'est ?
Soyons fumiers, et riches !
Je suis folle de toi, mon grand dadais !
Toi, aujourd'hui, quel pied !
Ouais, rien ne vaut ce truc-là.
Je vais me doucher. Tu seras d'attaque quand je reviendrai ?
- D'attaque ? - D'attaque pour Sam.
La cassette, tu te rappelles ? C'est cette nuit qu'il opère.
Oui, oui, je savais.
Tu te rappelles où je t'ai dit d'aller ?
Le pont désert près de la pancarte "Hollywood".
Tu l'attends. Il aura une voiture de location,
de peur que le sang tache sa décapotable.
Filme le plus près possible.
Il faut qu'on voie bien son visage.
Non identifiable, on peut pas le faire chanter.
Tu fais cette cassette de Sam liquidant sa femme,
et il nous donnera tout ce qu'on veut, à vie !
Ouais, et là, on filera à Haïti.
Pas Haïti. Tahiti.
Je le savais.
Nos passeports sont arrivés.
Cool.
- Frank. Tu tombes bien. - Alors ?
Un mouchoir imbibé de chloroforme dans les poubelles,
et une trace de pneu sur la pelouse. Le labo l'examine.
Et du sang dans la cuisine.
- Où est M. Stone ? - En haut.
Il a l'air très bouleversé.
Oui ?
Les inspecteurs Bender et Walters sont là.
- Ils sont assez pressés. - J'arrive.
Moi, ça m'excite quand la femme gueule.
Je crierai à tue-tête, chéri. T'as payé pour ça.
Ma femme, c'est la vraie planche à pain.
Oh, mon Dieu ! Elle est pas encore morte.
Il va la tuer sous mon nez !
Je n'ai pas d'ennemis. Enfin, pas à ma connaissance.
Je suis dans les affaires. Le vêtement de sport pour dames.
Mais je vous connais !
C'est pas vous, "le Roi de l'Élastissu" ?
De la "Minijupe Élastissu". Vous avez lu un des articles.
C'est lui qui a créé ça ! Les minijupes en Élastissu.
Y avait-il quelqu'un chez vous ? Des domestiques ? La bonne ?
C'était son jour de congé.
Vous n'avez rien remarqué d'anormal ?
- Pas que je me souvienne. - Quand êtes-vous rentré ?
C'est la chienne. Elle fait ses besoins partout.
- Non, c'est sucré. - Elle est un peu diabétique.
Je crois que c'est du vin ou...
Je vois ce que ça peut être.
J'ai signé un gros contrat ce matin.
Et à mon retour, j'ai débouché le champagne.
Et tout en déambulant chez moi, coupe à la main,
j'ai appelé Barbara pour l'associer à ma joie.
Elle n'est jamais venue.
Les monstres !
Earl.
C'était horrible. Elle n'était ni droguée, ni rien.
- Que s'est-il passé ? - Elle a hurlé, hurlé !
Une éternité. Au moins deux bonnes minutes.
Elle était à l'agonie, il s'arrêtait, la laissait respirer et remettait ça.
Alors elle hurlait de plus belle.
Quand enfin elle est morte, il a eu l'air si satisfait
que j'ai cru qu'il allait griller une cigarette.
Le fumier y a pris son pied.
Sam est passé à la télé, disant qu'elle a été kidnappée.
Il l'a tuée. Je l'ai vu.
Chéri, je sais. C'est juste un alibi.
Il a dit ça pour que la police ne le soupçonne pas.
- Tu vas la regarder maintenant ? - Ce serait mieux.
Non. Ça va te rendre malade.
- Je peux tenir le coup. - Oh, non.
Non, je ne peux pas regarder.
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