Mistari 200 ya kwanza.
Mon Dieu, on n'y voit rien du tout.
Par où je dois aller ?
Madame a raison, je devrais acheter des lunettes.
Mais ça ne me va pas. Ca me vieillit.
Je vais devoir demander de la lumière à madame.
Comme tu es joli.
Les papillons te mettent-ils en joie, Medoro ?
Donner de la joie est la plus belle chose au monde, non ?
Ce qui voit le jour sans rendre la vie plus agréable,
pourrait aussi bien ne pas naître du tout.
Combien de temps vit un papillon ? - Il ne connaît pas la douleur.
Il vit un jour heureux pour ensuite mourir à tout jamais.
Ce que je n'aime pas dans la mort, c'est qu'elle dure trop longtemps.
L'inverse serait préférable. - C'est-à-dire ?
Mourir une journée et être heureux à tout jamais.
Es-tu déjà mort, Medoro ?
Je n'ai pas encore fini de naître.
Et puis, le temps n'existe même pas, madame la Fée.
Tu as raison, Medoro. Le temps n'existe pas.
Nous devons y aller. Il est déjà tard.
En fait, je ne me souviens plus très bien du chemin.
Un trou de mémoire ou un problème oculaire ?
C'est la dernière fois que je vous le demande,
mais pourrions-nous avoir un trait de lumière ?
Juste un peu. - Très bien, Medoro.
Merci, madame la Fée.
Allez, hue, les petites souris !
Qui a fait ça ? - Attrapez-le ! Saisissez-le !
Qu'est-ce que... ?
Le revoilà ! Emparons-nous-en ! Je le tiens.
Poussez-vous !
Qui est-ce ? - Mes kakis !
Le voilà, je l'ai vu, c'était lui. Il arrive par ici.
Attrapez-le ! Prenez-le !
Emparez-vous-en ! - Attrapez-le !
Tu es vraiment un bel encadrement.
Maintenant, tu sais ce que je vais faire ?
Je te sculpte une jolie rose, là.
Tu n'aimes pas les roses ? Je m'en doutais.
Je ferai une marguerite, alors.
Mais enfin, qui est là ? En voilà des manières !
Qui que tu sois, tu es très mal élevé...
Qu'est-ce que c'est que ça ?
A qui est ceci ?
A qui est-ce ?
Enfin... En voilà un beau morceau de bois.
Oui, vraiment très beau.
J'en ferai un beau pantin.
Un pantin qui sache danser et faire des sauts périlleux...
...mais qui soit bien élevé et obéissant.
Je vais me mettre au travail. Ce sera le plus beau du monde.
Viens... Tu seras mon bâton de vieillesse.
C'est en train de devenir un bien beau pantin.
On dirait qu'il se fait tout seul.
Je ne te fais pas mal, hein ?
Je n'ai quasiment rien à faire.
Tu vois comme tu deviens beau ?
Je t'ai fait deux beaux yeux, de beaux cheveux noirs,
et une jolie bouche avec une petite langue.
Je peux essayer ta perruquejaune, papa ?
Je t'ai déjà dit de rester tranquille !
Oui...
Il vaut mieux que je te fasse la langue en dernier.
Et puis, qui t'a dit que c'était une perruque ?
Ca se voit ? - Tu l'as dit !
Elle est à mourirde rire, ta perruque. On dirait de la polenta.
Tais-toi, impertinent.
Non, mais... Tu n'es pas fini et tu manques déjà de respect à ton papa.
D'accord... - Tu commences mal, mon garçon.
Et puis, reste tranquille.
Je reste tranquille ! Je ne parle plus. Parce que mon...
Qu'est-ce qu'ily a ?
Par tous les saints...
Il parle. Oui, oui, il parle.
En tout cas, j'ai bien cru l'entendre parler.
Essayons un truc.
Comment ça va ? - Bien, Geppetto. Et vous ?
Très bien, merci.
Dieu merci, il ne parle pas.
C'est bien ce que je disais, c'est impossible.
Ferme la porte, papa. Je suis nu etily a un de ces courants d'air.
Un pantin qui sait aussi parler !
Arrête de me chatouiller, papa !
Arrête !
Mesdames et messieurs, devant vous...
C'est moi... - Mais quel nom te donner ?
Tu viens du pin. Je t'appellerai donc Pinocchio.
Ca me plaît. - Quel merveilleux pantin !
De jolies chaussures et un beau pantalon. Dernière touche :
un chapeau en mie de pain que j'ai peint moi-même.
Attends. - C'est ça que je préfère.
Papa ! C'est quoi ça ? Et ça ? - Qu'est-ce que tu fais ?
Oh ! un lit ! - Rends-moi mes cheveux !
Personne ne sait que je porte une perruque !
Tu vas te faire mal ! Mes cheveux...
Je grimpe là-dessus...
La chaise de mon papa, la table de mon papa. Ca c'est quoi, papa ?
Te voilà ! On voit quoi, à la fenêtre ?
Je peux y aller, hein ? - Où tu vas ? Descends de là !
Regarde, papa, le saut de mon papa ! Ciao, papa. Je sors.
J'aurais dû y penser avant. Viens ici.
C'est magnifique ! Viens voir ! - C'est dangereux ! Reviens !
Qui est-ce ? - Un pantin !
Un pantin ? - Eh oui...
Oh, non !
Pinocchio !
Mon vin !
Qui c'est ?
Dégagez le passage !
A qui est ce pantin ? - Tu vas me payer mon vin !
Je te tiens !
Te voilà enfin !
A qui est ce pantin ?
On va voir tous les dégâts que tu as faits.
A qui est ce pantin ? J'ai posé une question !
Elle est à moi. Merci.
Papa, si tu savais. Une oie... - Silence, pantin !
Pinocchio, fiston...
Vous en faites un beau père ! Ce pantin est une peste !
J'ai tellement sué pour en faire un pantin bien.
Bien ? Il a mis la ville sens dessus dessous !
C'est de votre faute !
Il s'est échappé de la maison. - C'est mal.
Soyez plus attentif. Qui laisserait s'échapper un pantin ?
Bon maintenant, nous le conduisons en prison.
Qui êtes-vous ? - Pinocchio, où vas-tu ? Attends !
Vous cherchez à vous échapper, vous aussi ?
Vous venez avec nous. Il faut rembourser les dégâts.
Allons-y. - Enfant de malheur...
Un petit oiseau ! Je t'ai vu ! Viens ici !
Combien y en a-t-il ? Un nid ! Un nid !
Il est vide. Oh ! un écureuil !
Comme c'est beau d'être au monde. C'est ça, la vie !
Je vais me réchauffer. Il fait froid.
Quelle belle journée j'ai passée.
Maintenant, j'ai une faim de loup.
Il doit y avoir un endroit où... - Pinocchio...
Qui est là ? - C'est moi, le grillon parlant.
C'est pas vrai ! Grillon, tu ne sais pas où mon papa met les gâteaux ?
Gare aux enfants qui se rebellent et s'échappent de la maison.
Ils n'apporteront rien de bon au monde.
C'est à moi que tu parles ? - Oui, à toi. Gare !
Ecoute bien. Moi, je m'en vais d'ici.
Si je reste ici, je devrai faire comme les autres enfants.
C'est-à-dire aller à l'école. Et moi, j'aime pas l'école !
Mon pauvre imbécile.
Sache qu'en faisant cela, tu deviendras un âne.
Et tout le monde se moquera de toi.
Tais-toi, Grillon. En plus tu as une voix désagréable.
Je ne la supporte pas. Elle est désagréable, quoi.
Si tu ne vas pas à l'école, va au moins travailler.
Travailler ? Moi ?
Il doit bien y avoir un métier qui te plaît.
Oui, il y en a un qui me plaît vraiment beaucoup.
Bravo, Pinocchio. Tu vois ? Et quel est ce métier ?
Celui de manger, boire, m'amuser du matin au soir. C'est ce métier-là !
T'es vraiment un pantin et tu resteras un pantin.
Et toi, t'es un grillon de mauvais augure et tu le resteras.
Pour ta gouverne, mon cher, ceux qui agissent comme toi,
finissent en prison ou à l'hôpital.
T'es vraiment un sale grillon de mauvais augure, hein ?
Les gens comme moi finissent en prison ou à l'hôpital, c'est ça ?
Et les gens comme toi,
tu sais où ils finissent ? - Non, où ça ?
Au cimetière !
Je t'ai eu !
Mais qu'est-ce que tu fais ?
Je t'ai eu ! - Pinocchio !
Où t'es, Grillon ? Je rigolais, je ne voulais pas te faire de mal.
Où t'es, Grillon ? - Très bien. J'ai confiance.
Je peux avoir confiance ? - Je n'entends rien.
Ca résonne, où tu es. Tu pourrais te rapprocher ?
Où ça ? - Par exemple... ici, précisément.
Là où je te le dis. Comme ça, on parlera.
Je viens, Pinocchio, parce que je dois te dire une grande vérité.
Ceux comme toi... - Je t'ai eu !
Tu t'es fait avoir. J'aime pas ta voix, et je ne te supporte pas.
Grillon, où tu es ?
Grillon, je n'ai plus envie de jouer. J'ai faim,
je suis fatigué, j'ai sommeil, j'ai froid, j'ai faim, Grillon.
Qu'il est moche ce village...
Qu'il est moche...
Mon Dieu !
Quoi ? Papa ! Mon petit papa ! - Mon petit Pinocchio.
Tu étais en train de brûler.
Si tu savais tout ce qui m'est arrivé...
Que t'est-il arrivé ?
Il pleuvait, il neigeait et tu n'étais pas là. Et j'avais faim.
Le grillon a dit que je le méritais, que j'étais méchant.
Et moi, je lui ai donné un coup de marteau pour lui apprendre.
Et puis j'avais faim, j'avais sommeil et tu n'étais pas là, papa.
Mon papa n'était pas là. Je me suis mis sur le feu pour me réchauffer.
Le feu m'a brûlé. Mais j'ai toujours faim.
Mais mon habit, je ne l'ai plus. Je n'ai plus mon habit.
Tu me feras un vêtement tout neuf, papa ?
Et pourquoi je t'en referais un ?
Pour que tu t'échappes encore et que je finisse en prison ?
Papa, je te promets
que je serai sage, j'irai à l'école etje me ferai honneur.
Tu me le promets ? - Je te le promets beaucoup.
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