Maelezo ya toleo

Le Rakugo Ou La Vie 2
Maoni na Chicoutimi

Lebo

other
Yamechapishwa tarehe: 2021-10-27
Upakuaji: 47
Wenye Ulemavu wa Kusikia: No

Hakikisho la manukuu ya French

Mistari 200 ya kwanza.

Bonjour ! Heureux de vous retrouver.

Ça fait une paie, n'est-ce pas ?

Enfin une ou même plusieurs, je ne suis pas sûr.

Comment ? Ça fait trois saisons entières,

printemps, été et automne ? Et on est déjà en hiver ?

Donc si je compte bien, ça fait 9 paies en tout.

Le temps passe tellement vite que j'en ai la tête qui tourne.

Ou même le sang qui monte à la tête.

Ah non, aux pieds !

Bref, il est temps de reprendre Rakugo ou la vie.

L'histoire de Yotarô, un ex-détenu

qui décide de devenir le disciple du grand maître Yakumo.

Votre héros, Yotarô, est un grand benêt.

Du genre à s'endormir pendant un spectacle de son maître

et à l'embarrasser publiquement.

Cet affront mit le maître hors de lui :

"Alors, tu trouves mes contes à ce point soporifiques ?

"Eh bien, tu es renvoyé !"

"Non, maître, tout mais pas ça ! Je suis vraiment désolé !"

Cédant enfin à mes interminables suppliques,

le maître me tint ce discours :

"J'accepte de te reprendre, mais en échange,

"tu vas devoir me faire trois promesses.

"Premièrement,

"tu apprendras toutes nos pièces de rakugo.

"Ensuite, Sukeroku et moi avions juré

"de trouver un moyen de faire perdurer notre art.

"Tu tiendras cette promesse à sa place.

"Et enfin,

"je t'interdis formellement de mourir avant moi."

Pourquoi me demanda-t-il une chose pareille ?

Eh bien, parce qu'il avait lui-même perdu

l'ami d'enfance avec qui il avait appris le rakugo.

Le fameux Sukeroku.

Le maître passa une nuit entière à me raconter son histoire.

Et après de longues années à apprendre les bases,

sans jamais oublier mes 3 promesses,

arriva enfin le jour où on me fit passer éteigneur !

C'est ce jour-là que Konatsu m'annonça une nouvelle stupéfiante :

"Yota, j'attends un mioche."

"Quoi, tu es enceinte ?

"Mais comment ça se fait ?

"Et le père ?"

"Y en a pas !

"J'ai décidé d'élever cet enfant toute seule

"et je le ferai !"

"Quelle histoire...

"Et si je devenais son père, qu'est-ce que t'en dis ?

"C'est une idée qui m'est venue sans réfléchir,

"mais elle est plutôt bonne, non ?

"J'ai pas envie de te voir te tuer à la tâche, après tout."

Je me devais ensuite d'aller voir le maître !

Il était évidemment débordé par ses fonctions de président,

mais j'avais une requête capitale avant de devenir éteigneur.

Le retrouvant dans un cimetière,

je me mis à genoux pour le supplier :

"Laissez-moi reprendre le nom de Sukeroku !"

Et voilà !

YOTARÔ

SUKEROKU

LE RAKUGO OU LA VIE

YÛRAKUTEI

Bravo, Yota !

ÉPISODE 1

T'es enfin éteigneur !

Félicitations, Yota !

Dis donc, j'ai changé de nom moi !

Quoi, on doit t'appeler "Sukeroku" ?

Tu seras toujours Yota !

C'est le nom qui te va le mieux !

La ferme, bande de rats !

Yota...

Tais-toi et avance.

Ces gens sont venus ici pour me voir, pas toi.

- M. Yakumo ! - Ce que vous êtes nombreux !

C'était votre idée, cette parade !

C'est l'avantage d'être le président !

Ben alors, pourquoi tu t'arrêtes, Yota ?

Allez, avance !

T'as la classe, Yotarô !

Félicitations !

Yotarô, t'es le meilleur !

Vive Yotarô !

Merci à vous tous !

Voilà le maître Yotarô !

On est avec toi !

C'est un grand jour !

CÉRÉMONIE DES ÉTEIGNEURS

- Merci beaucoup... - Yotarô !

Content de te revoir. C'est un grand jour pour toi !

Salut, Mangetsu !

J'ai fait des heures sup' pour pouvoir être là !

C'est très gentil.

Je ne pouvais pas rater ça.

Maître Yakumo est-il là ?

Il s'est un peu isolé pour revoir la pièce qu'il va jouer.

Bon, je le verrai tout à l'heure.

Tiens, ça c'est pour toi.

Ah non, je ne peux pas accepter !

Bien sûr que si !

Par contre, il va falloir que tu m'expliques...

Qu'est-ce qui t'a pris de ressusciter "Sukeroku" ?

Déjà, "Yotarô" c'est pas un nom d'éteigneur, et en plus,

je n'ai pas de lien avec d'autres maîtres.

Et maître Yakumo a accepté ?

Il m'a dit "Fais comme tu veux", sans même sourciller.

Ce n'est ni un nom historique ni celui d'un grand maître

donc le reprendre n'a rien de problématique.

C'est pas faux.

Il était incroyablement populaire, mais c'était à une autre époque.

Il n'en reste qu'une poignée de disques

et quelques photos...

Les morts ne peuvent pas conter...

Et d'ailleurs, Yotarô...

Ah, pardon, "Sukeroku" !

Tu peux m'appeler comme tu veux !

En tout cas, les affaires ont l'air de marcher.

Il est bien épais, ton cadeau !

Un peu que ça marche, je suis au top !

J'ai commencé à bosser pour la télévision.

Je ne sais plus où donner de la tête, je suis débordé.

Mais alors t'as plus le temps de réviser tes pièces ?

Pour tout te dire, j'ai laissé tomber le rakugo.

Quoi ?

Depuis la mort de mon père, j'ai perdu toute ma motivation.

Conter n'a jamais été mon fort.

Non mais, justement !

De toute façon le rakugo est fini chez nous.

Dans le Kansai, tout le monde n'a d'yeux que pour le manzai,

personne ne veut écouter nos longues histoires.

Même le vaudeville n'intéresse plus les gens.

Il ne reste plus qu'une salle à Tokyo, pas vrai ?

Les salles disparaissent et c'est l'art qui suit.

C'est le sort qui nous attend tous.

Le rakugo doit éveiller la compassion.

Pas seulement amuser les gens.

Et la compassion, c'est immuable !

Donc tout ira bien !

Dixit mon maître.

Tu ne fais que répéter ?

Tu es carrément devenu son perroquet.

Ça prouve au moins que tu es un bon disciple.

Ou plutôt que le maître a été vraiment opiniâtre avec toi.

Mais moi je n'ai vraiment rien à espérer.

Il ne m'a même pas vu jouer une seule fois.

T'as de la chance.

Tu peux te remettre au rakugo quand tu veux !

Surtout si ça foire à la télé.

Ça risque pas !

Maître Yakumo, c'est à vous.

Bonjour, maître !

Yota...

Oui !

Bon courage.

- Enfin le voilà ! - Maître Yakumo !

Bonjour à tous.

Je vois que vous êtes venus nombreux pour cette grande cérémonie.

Je vous en remercie.

Cela me rappelle l'époque où je suis moi-même devenu éteigneur.

Une grande foule s'était amassée

pour venir fêter ma promotion.

L'atmosphère du public a totalement changé.

Ils sont pendus à ses lèvres,

captivés par chacun de ses gestes.

Il est à l'apogée de son art.

On ne peut tous que rêver d'atteindre un jour son niveau.

Un conteur vieillit comme un bon vin.

Maître Yakumo en est la preuve vivante.

Quelle chance de pouvoir en profiter.

Plus que ça, c'est un honneur.

Si on m'avait dit qu'un jour,

Yotarô, mon bon à rien de disciple, deviendrait éteigneur

je n'y aurais jamais cru !

Et il a donc choisi d'hériter du nom de Sukeroku.

Moi aussi, j'ai hérité du nom de mon maître

donc je comprends ce choix,

mais perpétuer une tradition peut être un frein à l'originalité.

Au final, tout ne fait que se répéter.

C'est la malédiction des conteurs.

Et je sais qu'il l'a bien compris.

Tiens, je crois qu'il parle de moi !

Quelle que soit la profession, on fait face à des difficultés.

Mais parmi les métiers les plus difficiles,

il y a celui de taikomochi.

"Ah, Ume, content de te revoir enfin !

"Comme tu es bien coiffée !

"Et la voilà qui s'éclipse déjà dans une autre pièce...

"Mais qu'est-ce qu'elle est belle...

"Ça fait déjà 4 ans que je suis fou d'elle.

"Bien le bonjour, Ume !

"Est-ce que tu serais sur le point

de te maquiller ?"

"Veux-tu bien déguerpir d'ici ?

"Cet endroit est interdit aux hommes."

"Laisse-moi voir un peu !"

"Ippachi, si je ne m'abuse,

"tu passes de longues nuits à veiller sur moi.

"Ta gentillesse me touche au plus haut point.

"Tu sais, Ippachi,

"je ne peux pas tomber amoureuse d'un homme comme toi,

Maoni

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