Mistari 200 ya kwanza.
C'est ton tour !
Va te faire foutre !
Vous allez voir !
Défonce-le !
Défonce-les tous.
Ça va.
Je préviens quelqu'un ?
Non, merci.
Je vais pas rester très longtemps.
- Clover... - Je vais bien.
Ça va.
Tu me diras pour la cérémonie ?
Bien sûr.
Si je peux...
Mettre mon père dans le cercueil plutôt que mon frère, tu peux ?
Je veux juste t'aider, Clover.
Ça alors !
Tu es venue !
Tu tombes à pic !
Je te félicite.
C'est quoi, tout ça ?
- Il y a eu une fête ? - Oui.
Oui. Pour Harry.
Pourquoi ?
Il reprend la ferme.
Il m'en a pas parlé.
Tu voulais pas être conviée, j'espère ?
Tu viens jamais.
Aujourd'hui, tu es là. Tu restes pour l'enterrement.
Évidemment.
C'est quoi, ça ?
Chez nous.
Depuis quand ?
Depuis que la maison a pris l'eau, c'est notre camp de réfugiés.
Ça fait des mois.
L'assurance refuse de nous dédommager.
Tu me racontes ?
Helen m'a rien dit.
Il a...
Il était...
Le fusil dans les W.C.
- Mais... - On était bourrés.
- Il s'est suicidé ? - C'était un simple accident.
Aubrey, vous êtes là ?
James.
Je passais dire bonjour.
Je peux vous être utile ?
Il est pas génial, Clover ?
James est venu voir si on allait bien. Quel homme !
Vous avez écouté la météo ?
Ils prévoient sûrement de la pluie. Non, James ?
Si, Monsieur.
On devrait creuser des fossés, non ?
Je préviens les autres.
Tu es bien brave.
Aubrey parle d'accident.
Qu'en dit la police ?
Ils ont trouvé un mot ?
J'en sais pas plus que toi.
Le fusil était encore chargé ?
Faut croire, il s'est explosé la cervelle.
Tu peux t'arrêter ?
Arrête-toi !
Désolé.
C'est rien.
Oh, Harry...
Milo ?
T'es là, toi ?
Aubrey ?
Bon chien, Milo.
Je me demandais où il était, ce clébard.
Il était enfermé dans le hangar.
Il mourait de faim.
Il a chié partout.
- Tu m'expliques ? - Je trouve pas mon t-shirt.
Tu l'as enfermé ?
Bien sûr que non.
À la clinique, on signale ces cas-là à la police.
Quelqu'un a dû le mettre là-bas pendant la fête.
L'odeur des saucisses le rend fou.
On doit s'occuper de l'enterrement.
La morgue veut connaître la date et nos souhaits.
Plus tard. Il faut aller traire les vaches.
Enfile tes bottes.
J'ai pas pris de bottes.
Allez !
Allez.
Allez.
Allez.
Allez, les filles.
Non, pas comme ça. Attends.
Attends, fais voir.
Mets-le dans le bon sens. Voilà.
Écarte-les et mets ta main droite là.
Voilà.
Suis ton instinct.
Les animaux sont nos amis. On ne mange pas ses amis.
Milo ?
Je les ramène au champ ?
- Non, dans l'étable. - Pourquoi ?
Halfield vient les chercher.
Tu vends du bétail ? Combien ?
Juste la moitié du troupeau.
Je garde certaines lignées pour le reconstituer.
- Les vaches pleines ? - Non.
Ils les prend.
- Il te paie le double ? - Tout est déjà réglé.
Te casse pas la tête pour ça.
Elles t'attendent à l'étable.
Il me semble qu'on avait dit midi.
Rappelle-moi, Roger.
C'était l'idée de Harry ?
La vente.
Il nous faut cet argent.
Le bétail, c'est tout ce qu'on a.
On vend le bétail et avec l'argent, on sauve la ferme.
Harry reprend la ferme.
On fête ça et tout le monde est content.
Pas Harry, à mon avis.
C'était un simple accident, je te dis.
Catto, j'écoute ?
Oui, bien sûr.
Comment ça, annulée ?
C'est Harry qui décidait, mais il aurait dû m'en parler.
Bien sûr qu'on veut les vendre.
C'est ça, vérifie.
Rappelle-moi.
C'est annulé ?
Ils ont dû se planter quelque part. Harry n'aurait jamais fait ça.
T'en sais rien.
Sois pas idiote.
Je suis pas idiote.
- Quoi, encore ? - Me traite plus d'idiote.
Bac avec mention, deux licences et bientôt véto :
je suis pas idiote.
On laisse le bétail ici ou on l'amène au champ ?
C'est ta ferme.
Splendide !
Vous êtes tous là, c'est super !
- Besoin de bras pour creuser ? - Et comment !
Vous savez quoi faire ?
La pelleteuse est à plat.
- On a des pelles. - Parfait.
Suivez-moi.
Je te laisse gérer. J'emmène les garçons là-haut.
Bonjour.
Vous êtes madame Catto ?
Clover. C'est à quel sujet ?
Je vous rapporte vos armes.
Je les ai ici, avec les effets personnels de Harry.
- Quelles armes ? - Les fusils de chasse.
On a dû les saisir.
- On peut vous les rendre maintenant. - Bien sûr.
Mettons-les sous clé.
Il portait ça autour du cou.
Si jamais vous...
- Une date d'enterrement est prévue ? - Pas encore.
Vous ne nous attendiez pas ?
C'est-à-dire...
On va mener une enquête comme pour tout suicide,
mais les examens sont finis, soyez tranquille.
Donc, c'est un suicide ?
Pas un accident ?
Il n'y a encore rien d'officiel, mais...
Connard, arrête de rire.
Bordel !
Alors ?
Je sens des papillons sur mon poignet.
Bordel !
Pour qu'on oublie jamais.
Chasser 200 bêtes de nos terres dans un mètre d'eau à 2 h du matin.
Merci, mon pote !
À toi...
Connard, arrête de rire.
Bordel !
- T'étais à la soirée ? - Oui.
Le coquart, ça vient de là ?
Harry était content de reprendre la ferme ?
- C'était pas rien pour lui. - C'est sûr.
Aubrey lui faisait enfin confiance.
Il est exigeant, votre père.
Harry était ravi.
Aubrey semble penser
que Harry n'aurait pas su s'occuper de la ferme.
Il aurait annulé la vente pour ça ?
- C'est quoi ? - Je sais pas.
- On devrait le contourner. - Attends.
C'est un blaireau. Je rêve !
Il y en a plusieurs !
Il leur est arrivé quoi ?
Putain, ils se sont fait tirer.
Non, Milo ! Éloigne-le.
- Enferme-le. - Tu vas où ?
- Tu vas pas appeler la police ? - Putain d'Aubrey !
Tu vas où ?
Roger veut des papiers pour la vente.
- Ils suspectent un vice ? - Sois pas ridicule.
- J'ai trouvé les blaireaux. - Comment ça ?
Tués par balle.
En tuer, c'est s'assurer d'aller en taule.
No comments yet. Be the first to leave one.