Mistari 200 ya kwanza.
UN CRIME DANS LA TETE
Faites vos jeux. On t'attend, Jameson.
Tout le monde a joué ? Atkins ?
Allez, dépêche-toi un peu.
Ta sœur ne m'a pas encore payé ma pension.
Non, c'est comme ça qu'on joue au poker.
Tu viens juste de nous l'expliquer !
C'est comme ça qu'on joue.
Retourne une autre carte. C'est la quatrième...
- J'ai un carré. - Et toi, Melvin ?
Hé, Melvin. Tu fais quoi ?
Tu joues ou tu te couches ?
Je me couche pas, mais il faut que j'aille chercher du fric.
Il doit bien y avoir
un distributeur dans le coin.
Deux cartes.
Koweït, 1991
On peut y aller directement.
En passant par cette route, là.
Notre capitaine aime prendre les routes de campagne.
Non. Il n'aime pas prendre l'autoroute
où tous les tordus du coin peuvent le canarder.
Là, ça va mal.
Ici aussi. Et encore ici.
Il paraît que là, ça craint aussi.
- Ça craint partout, en fait. - Ouais.
Des mines ?
Des suédoises. Pas évident à gérer.
On ne m'a rien dit à propos de ça.
Sergent Shaw.
- Sergent. - Oui, monsieur.
On décolle dans deux minutes.
Bien, monsieur.
Ça va ?
Oui, monsieur.
Deux minutes.
Donne-moi deux cartes.
Le capitaine a dit qu'on partait.
Donc...
Ce mec a besoin d'amis. Et d'affection aussi.
C'était un peu avant Tempête du Désert.
Nous étions en territoire irakien, afin d'évaluer
les forces en présence
en vue de la grande guerre promise par Saddam.
J'étais avec le Sergent Shaw
et notre guide dans le véhicule de tête.
La nuit était claire, étoilée mais sans lune.
Embuscade !
Accrochez-vous.
On évacue le véhicule. Suivez-moi !
Tirez une fusée de détresse.
Neutralisation ! Suivez-les ! Restez à gauche !
Restez à couvert !
On prend à droite !
Allez, bougez-vous !
Capitaine Marco !
Monsieur ?
Vous avez eu peur?
Peur?
On a pas vraiment le temps d'avoir peur.
Sans songer un instant à sa propre sécurité,
le Sergent Raymond Shaw s'est attaqué seul
à toute une compagnie ennemie.
Washington, de nos jours
On lui a décerné la Médaille d'Honneur du Congrès.
J'ai signé moi-même la recommandation.
Je vous écoute.
Avez-vous été blessé ?
Oui, je l'ai été.
Commotion cérébrale. Le Sergent Shaw a pris le relais.
Commandant?
- Oui. - Avez-vous subi des pertes ?
Oui. Le deuxième classe Edward Ingram
et le deuxième classe Robert Baker III ont été tués.
La Médaille d'Honneur du Congrès
est la plus haute distinction qu'un soldat peut obtenir.
Ce qu'ont fait les hommes dont je vous ai parlé
ne doit jamais être oublié.
Depuis 1917, on a décerné 970 de ces médailles
sur un total de 30 millions de soldats américains.
Qui sait.
Peut-être que l'un d'entre vous
la méritera en défendant notre pays.
Oui.
Commandant Marco, au nom des Troupes 1094 et 1128,
merci d'être venu nous parler
de la Médaille du Congrès
et de votre expérience au sein des forces armées.
Merci de m'avoir écouté.
Merci.
Vous auriez voulu être à sa place ?
Je vous demande pardon ?
Celui à qui on a décerné la Médaille.
Le héros.
Je suis très fier d'y avoir pris part.
Merci.
Merci beaucoup.
- Commandant Marco ? - Oui.
Al Melvin, monsieur.
Caporal Melvin.
Votre unité. Tempête du Désert.
Caporal Melvin. Comment allez-vous ?
Je fais des rêves, monsieur.
- Des rêves ? - Oui, monsieur.
Au Koweït. Vous et moi,
Ingram et Baker et aussi...
Raymond Shaw.
D'accord.
Je m'en souviens. Ça s'est passé comme vous avez dit.
Et puis...
Je ne suis pas sûr.
Eh bien...
Ça a été dur pour vous là-bas.
Les souvenirs s'estompent avec le temps.
Vous rêvez, vous aussi ?
Tout le monde rêve.
Pas comme ça.
Dans ce cas-là, non.
J'écris tout. Toutes les nuits,
dès que je me réveille, j'essaie de tout noter.
Ça ne vient pas toujours.
Je ne me souviens pas de tout.
Vous devriez peut-être aller à l'hôpital des vétérans
voir un médecin.
- Je les ai déjà vus. - Bien.
C'est juste que...
Je suis un peu perdu, monsieur.
Je me souviens bien de Shaw.
Shaw qui nous sauve tous.
Mais ça n'a aucun sens
parce que ça aurait dû être vous.
Si Shaw est dans le tout-terrain,
la Toyota est là...
Allez, levez-vous.
Ecoutez-moi.
C'est terminé, tout ça. Il faut aller de l'avant.
J'espérais juste que vous...
Vous avez besoin d'argent?
- Non. - Attendez un peu.
J'ai pas besoin d'argent.
J'étais content de vous revoir.
Sac en papier ou sac en plastique ?
Avec les craintes du public ravivées depuis ce terrible vendredi
et la guerre contre le terrorisme ne semblant pas prête de s'arrêter,
l'inquiétude ne cesse de croître.
Selon les sondages, de plus en plus de gens
s'inquiètent pour leurs familles,
pour leur sécurité financière,
et craignent que les emplois partent à l'étranger
ou soient donnés à des immigrants illégaux.
Ils s'inquiètent de la qualité de l'air et de l'eau,
des dégâts causés par la diminution des lois pour l'environnement,
ainsi que des dérives religieuses et raciales.
Tout cela rythmé par ces corps arrivant des quatre coins du monde.
Le peuple américain est prêt pour le changement.
Comme ce parti est divisé sur nombre des sujets,
l'élection d'un candidat à la vice-présidence
pourrait fort bien unir les délégués présents à cette convention.
Si ce respect me vaut d'être choisi
comme votre candidat, j'en serais grandement honoré.
Il nous faut nous occuper de ce qui se passe chez nous.
Le danger ne vient pas seulement de ces terroristes,
terroristes que nous avons nous-même engendrés
après 20 ans de mauvaise politique extérieure.
Le vrai danger vient de la perte de nos libertés
et nos droits civiques, laissant ainsi la peur
détruire notre idéal démocratique.
Une fois que ces protections constitutionnelles ne seront plus,
nos ennemis auront gagné.
Raymond?
- Le voilà. - Mon chéri.
Tu voulais me faire attendre comme une vulgaire bonne ?
Je me suis renseignée en bas et ton assistante, Mlle Freeman,
m'a dit que tu étais ici à répéter ton discours.
Je me demande bien pourquoi
tu persistes à vouloir t'isoler ainsi.
Les gens t'adorent et veulent te voir.
Pourtant, tu restes ici,
terré comme si tu étais un individu
émotionnellement inapte, tout comme ton père.
La ferme, Tom. Tu es Raymond Prentiss Shaw,
un homme charmant et intelligent,
le héros qui peut tant apporter à son parti.
- Non. - Et à son pays.
Non.
- Comment ça, non ? - Non.
Je ne t'ai rien demandé.
Non à ce que tu vas demander.
Non à tout ce que tu vas pouvoir demander.
Tes cheveux sont trop plats.
Je ne veux pas de tes manigances...
Cette cravate...
... pour me faire briguer la présidence.
Change-la. Elle est trop chargée.
Ça ne t'intéresse pas, alors.
Bien sûr que si. Sinon pourquoi serais-je ici ?
Mais je refuse d'attaquer la réputation
d'un homme tel que Tom Jordan.
Ce que tu as sûrement prévu de faire.
Quand exactement ai-je attaqué le sénateur Jordan, si ce n'est...
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