முதல் 200 வரிகள்.
Allons, mes doux agneaux. Il faut vous lever. C'est l'heure.
Allez. Debout, la-dedans !
Qu'est-ce que c'est, ca ?
Allons !
Oh ! Vous n'allez pas raler des le matin !
Ta gueule, le faineant !
Quoi, "faineant" ? Pas plus faineant que toi !
Qu'est-ce qu'ils ont, encore ? Bon sang de bon sang.
Allons !
Allez !
Tiens. Il ne rale pas, ce matin, lui.
Oh !
Alerte ! Alerte !
Je ne me fais pas a tes methodes.
Desole, mais je suis venu par ou je pouvais.
Les flics, ca ne regarde jamais en l'air.
- Dis donc, t'as vu le fil de nylon ? - C'est formidable.
Un petit fil facile a planquer et qui supporte le poids d'un homme.
- D'un "gorille". - Non. Je leur ai laisse 5 kg.
Alors, comme ca, le Vieux se sent pas bien ?
C'est pire.
Alors ? T'as un cadeau pour moi ?
- Qu'est-ce qui se passe, Mauricet ? - C'est tres mauvais.
- Baudrel a disparu. - Ah ?
- Tu es retourne la-bas ? - Non.
Pas depuis huit jours.
- Il faut y aller. - A la planque ? T'es malade ?
J'aime pas les discussions inutiles.
J'esperais qu'ils t'auraient dresse,
mais je vois que tu es toujours emmerdant.
- Tu sens ? - Oui, je sens. Et alors ?
- Mais dis donc, Geo... - Allez. Allez.
Ils nous l'ont envoye, le cadeau.
Maintenant, il faut trouver le reste.
Viens. C'est surement par la.
C'est la.
Regarde. Il y a encore le cadenas.
- Je te l'avais bien dit ! - Et derriere ?
Impossible. Le placard est scelle dans le mur.
Ah oui ?
Depuis combien de temps il avait disparu ?
Ben, je l'ai vu la derniere fois il y a quinze jours.
Il etait sur l'Orient-Express.
Tu sais, le passage des dollars en Yougoslavie.
Ce que je voudrais savoir, moi, c'est comment ils l'ont repere.
Ils l'ont pas repere. C'est quelqu'un qui l'a donne.
Et voila.
Ces fleurs, on vous les offre pour annoncer de la visite.
Les poulets ?
- Deja ? Tu crois ? - Ben, va voir.
Ecoute...
Je vais pas les recevoir dans cette tenue, non ? Hein ?
- Messieurs...? - Vous etes le locataire ?
Oui, messieurs.
- Vous etes un locataire irregulier ? - Je ne vois pas...
Vous n'habitez pas tout le temps ici ?
Car l'air de la maison manque de salubrite.
- Il y a eu des plaintes. - A qui ai-je l'honneur ?
Antoine Legrand, inspecteur de l'hygiene.
Ah ! L'hygiene. Oui. Je comprends.
- C'est mon chien. - Comment ca ?
Je suis rentre de voyage ce matin. Il etait mort, dans la cave.
Est-ce qu'on pourrait le constater ?
Moi, je veux bien, mais il faut que je le deterre.
Quand vous etes arrives, j'envoyais la derniere pelletee.
Bon.
Il faudra faire venir le service de desinfection au plus vite.
- Oui. - Je compte sur vous.
Entendu, monsieur.
- Dis donc. Il faut faire vite. - Oui. J'ai entendu.
Seulement il faut faire tres vite, parce que Baudrel, ils l'ont torture.
Et ils l'ont torture pour le faire parler.
Tu telephoneras au Vieux. Il fera enlever le corps.
Reste a savoir s'il a parle. Et s'il a parle, ce qu'il a dit.
- Et a qui il l'a dit. - J'ai une idee depuis le debut.
- Je te vois venir. - C'est Casa et sa bande.
"Casa..." Il est grand comme ca et travaille comme une couturiere.
Mais pour quelqu'un d'important qui nous en veut
parce qu'on le gene. - Tu raisonnes bien !
- Et Casa... - Je sais. Je sais.
Casa connaissait Baudrel par nous et il l'a donne a M. Important.
- Eh ben, alors ? - Ne va pas voir Casa au Grand Daim.
T'entends ? Quand on a un crane en toc comme le tien,
on ne joue pas les Duguesclin.
D'ailleurs, le Grand Daim, c'est ferme, l'hiver.
C'est ferme.
C'est ferme l'hiver, mais je veux parler a Casa.
Je sais que Casa est la.
Casa ! T'es la ?
Je peux laisser une commission ? C'est comment, votre nom ?
C'est...
"Mauricet" !
Je suis la ! Laisse-le entrer !
Tiens !
Voila Crane en toc.
Alors, ce diabete, ca ne s'arrange pas ?
Je te demande des nouvelles de ta rustine ?
Mon pauvre vieux, tu as la tete d'un type a avoir des insomnies.
Actuellement, tu fais des cauchemars ?
Ca va, Popaul. T'es un champion, pour la piquouse.
A ce soir.
Tu as tue Baudrel.
- Baudrel est mort ? - C'est ca. Fais l'etonne.
Baudrel est mort assassine et un peu torture.
Le seul a savoir que cet employe des wagons-lits bossait pour Geo,
c'etait toi.
Tu t'es jamais remis du coup de ta rustine.
Enfin, Mauricet ! J'ai travaille avec toi !
On a bosse ensemble pour le Gorille. Tu me vois le balancer ?
Tres joli, le coup des camarades de guerre.
- Pourquoi j'aurais donne Baudrel ? - T'as bien lache Geo pour le fric.
Il n'y a que ca qui t'interesse. T'es deglingue.
C'est ca qui t'a deglingue ?
- Quoi ? C'est de mon age ! - L'age t'a donne du bouquet.
Avant, on doutait, maintenant, on est surs. T'es un fumier, toi.
Je n'y pouvais rien. Baudrel a fait des imprudences.
Chaque fois qu'on passait, il etait dans le wagon.
Ca n'a pas plu.
Casa, tu veux que je te dise ce que t'es ?
Un pigeon.
Et un pigeon voyageur.
Quand tu voyages, tu transportes des dollars.
Eh ben...?
- Avec, il y a peut-etre autre chose. - Qu'est-ce qu'il y aurait ?
Je vais te le dire.
T'as jamais entendu parler de microfilms ?
Des "microfilms" ? T'es dingue ?
- C'est a vous, la DS dans la cour ? - Oui.
Elle gene. Il faut l'enlever.
- Ben... tout de suite ? - Oui, tout de suite.
Il faut qu'on parte. La maison est fermee, l'hiver.
Oui, ben, on le saura.
- A bientot, Casa. - A bientot, Mauricet.
Par ici.
- Oui ? - Je voudrais des nouvelles.
Il n'y a pas de nouvelles. Ca avance.
- Qu'est-ce qui avance ? - Le cirque.
- Il manque un clown. - Vous voulez le faire ?
Et l'autre, toujours rien ?
Allo ? Geo ?
Allo ? Que faites-vous ?
Allo ? Geo ?
Eh ben, qu'est-ce que vous faites ?
Mais qu'est-ce que vous faites ?
J'ai des nouvelles.
Mauricet est... Il a eu des ennuis.
Il avait une de ces conversations !
Et comment ca s'est termine ?
Les enfants...
A la tienne, Leon.
- Et vive la Saint-Leon ! - A Leon !
C'est pas sa fete, c'est son anniversaire.
Casa, toujours au regime ? Tu ne bois pas avec nous ?
Non, merci.
Fais-lui une piqure. Ca va le remettre d'aplomb.
Tu ne peux pas refuser de boire le jour de mon anniversaire.
Il a peur d'avoir une crise.
J'ai des cigares. Je vais les chercher. Ca te fera plaisir.
Va en chercher une autre.
Quelqu'un va frapper. Va repondre.
Tu diras que c'est prive. Ne te laisse pas baratiner.
Ah. Desole, mais c'est ferme, l'hiver.
- Ben, pas pour tout le monde. - C'est prive.
Bon...
Ce whisky, ca vient ?
Alors, Popaul, ca dort ? Tu as trop force sur la dose.
Ca va !
Les amis...
Vous entrez toujours comme ca chez les gens ?
Par effraction ?
On m'avait dit qu'ici, c'etait dangereux,
mais a ce point-la...
- Vous n'etes pas d'ici ? - Si, mais je reviens de voyage.
De la foret vierge, peut-etre.
Les gorilles, ca vit dans les forets vierges, non ?
Dites donc. Vous en savez, des choses.
- Vous savez tout, quoi. - J'aimerais en savoir davantage.
Curieuse ?
C'est fou ce qu'on m'a parle de vous.
Et moi, cette histoire de gorille, ca m'excite beaucoup.
On aime l'exotisme ?
Les hommes, j'en ai fait le tour.
- Alors un gorille... - Vous n'etes pas prudente.
Les gorilles, ce n'est pas de tout repos.
Justement.
Temeraire ?
Non. Risque-tout.
- Et si Casa nous surprenait ? - Vous savez des choses, vous aussi.
C'est que j'aimerais encore en savoir davantage.
Il ne tient qu'a vous.
- Et si Casa rentrait brusquement ? - Aucun risque, il n'est pas la.
- "Il n'est pas la" ? - Non.
Ben, je ne suis pas si sur que ca, qu'il n'est pas la.
Je peux vous montrer les autres pieces d'en haut.
- Il y a quoi, en haut ? - Des chambres.
- Je veux voir la salle a manger. - N'y allez pas.
"C'est prive", je sais, on me l'a deja dit.
- Casa est avec ses amis. - Tiens ! Il est revenu ?
Ses amis donnent une fete. Votre presence peut deplaire.
Navre, mais je suis venu voir Casa, et je le verrai. Je suis tres entete.
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